Maurice fait un pas en avant dans sa lutte contre le cancer en étendant le programme de vaccination contre le virus du papillome humain (VPH) aux enfants âgés de 9 à 15 ans.
Quelque 75 officiers du ministère de la Santé ont ainsi été formés à ce nouveau programme de vaccination.
« Les professionnels de la santé impliqués dans le programme de vaccination contre le VPH doivent être en mesure de fournir les bonnes informations et doivent avoir une connaissance approfondie de la vaccination contre le VPH afin de pouvoir répondre à toutes les questions que les parents pourraient se poser concernant la vaccination des garçons », a déclaré le ministre de la Santé.
Ce dernier a aussi lancé un appel aux parents pour qu’ils fassent vacciner leurs enfants afin de les protéger contre le cancer à un stade ultérieur de leur vie.
À noter que Maurice a donné le coup d’envoi de son programme national de vaccination contre le VPH en 2016 dans les écoles publiques et privées pour les filles de neuf ans. Le pays a vacciné plus de 88 000 filles avec le vaccin Cervarix pour les protéger contre le cancer du col de l’utérus, conformément aux recommandations de l’OMS.
Kailesh Jagutpal a déclaré que le vaccin Nonavalent fournira une protection supplémentaire contre le VPH et les maladies sexuellement transmissibles pour les garçons et les filles. Le ministère de la santé travaillera en étroite collaboration avec le ministère de l’éducation pour vacciner plus de 108 000 écoliers.
La représentante de l’OMS à Maurice, le Dr Anne Marie Ancia, a déclaré que la vaccination des jeunes garçons et filles contre le VPH contribuera non seulement à la diminution de l’incidence et de la prévalence d’une autre maladie transmissible, mais aussi à l’élimination du cancer du col de l’utérus. »
« En tant que représentante de l’OMS et aussi en tant que simple mère de deux adolescents, j’appelle chacun à adhérer à cette initiative louable du ministère de la Santé pour prévenir nos enfants contre le cancer plus tard dans la vie », a soutenu le Dr Ancia.
Elle a également ajouté que le cancer du col de l’utérus peut être éliminé, car 99 % des cas sont le résultat d’une infection par des agents pathogènes sexuellement transmissibles, les HPV, contre lesquels il existe un vaccin.
À savoir que le cancer du col de l’utérus, quatrième cancer le plus fréquent chez les femmes, a coûté la vie à plus de 310 000 femmes dans le monde en 2018. Il devrait être la cause du décès d’un demi-million de femmes en 2030 seulement si des actions comme celle que nous lançons aujourd’hui ne sont pas suffisamment poursuivies dans le monde. Le cancer du col de l’utérus touche particulièrement (85%) les jeunes femmes et les mères de jeunes enfants dont la survie est ensuite compromise par le décès prématuré de leur mère.
La campagne nationale de communication sur le VPH a été lancée le 13 janvier par le ministre de la Santé, kailesh Jagutpal et le Dr Anne Ancia, représentante de l’OMS à Maurice, au siège du ministère de la Santé et du Bien-être.

