Lashawna Dig-Dig, issu d’une famille, dont le père Alexandre est soudeur et la mère Priscille baby-sitter, a fait la fierté de la SSS Belle-Rose. Elle est lauréate du Higher School Certificate Professional, une filière qui existe depuis 2015, avec pour but d’être un lien entre le collège et le lieu du travail.
« Je m’attendais pas trop à cette bonne nouvelle parce que c’est par défaut que j’ai choisi la filière professionnelle car je n’avais pas le choix. Je suis extrêmement satisfaite de mon résultat. Je remercie Dieu et mes parents pour ce qu’ils ont fait pour moi. Des résultats qui rendent heureux toute la famille », confie cette habitante de Cascavelle âgée de 19.
Lashawna, qui a connu des hauts et des bas, surtout pendant la période du Covid-19, n’a jamais baissé les bras. Elle est très appliquée et très disciplinée dans ses études. Cette jeune fille, dont le frêle Orélien est en Grade 9 à la SSS Régis Chaperon à Belle-Rose, caresse l’ambition de devenir avocate. « J’ai une grande passion pour cette profession. Je vais militer pour faire avancer la cause de la jeunesse », dit-elle avec conviction.
La jeunesse mauricienne a un gros potentiel . Il faut nous faire confiance et nous donner la possibilité de nous épanouir », s’appesantit-elle.
La jeune lauréat, qui n’a jamais pris de leçons particulières depuis qu`elle a complété son Grade 6, indique que l’informatique et internet jouent un rôle de plus en plus important dans la vie des élèves. « C’est faux de dire que les jeunes consacrent trop de leur temps aux réseaux sociaux. Tout dépend de la manière dont les élèves utilisent les ordinateurs, car il s`agit d’outils aux multiples facettes qui offrent de nombreuses possibilités. Il faut toujours garder à l`esprit l’objectif à atteindre », ajoute-t-elle.
Lashawna Dig-Dig a une passion pour la lecture. Roselyne Dig-Dig, la grand-mère de Lashawna, qui a appris la nouvelle d’une proche, n’oubliera pas de sitôt ce moment de bonheur qui l’a envahi. « Larme de zwa koule lor mo lazou. Pa kapav explke. Mo ankor viv sa moman-la », répète-t-elle.

