Michel Soneea (Caritas Bambous) et le Père Gérard Mongelard : « Trouvons une solution avec les autorités pour sécuriser les effets importants »

Avec l’annonce des services météorologiques de la venue du très craint cyclone Freddy, le président de Caritas (Bambous), Michel Soneea, et le père Gérard Mongelard, membre de l’ONG Drwa A enn Lakaz (DAL), montent au créneau.

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Dans le sillage des grosses pluies diluviennes de janvier dernier, expliquent ces deux hommes, « les terrains où vivent des centaines d’habitants de Folles-Herbes, La-Ferme, à Bambous, et d’autres quartiers de cette région de l’Ouest qui sont souvent impactés par le mauvais temps, nous souhaiterions faire quelques propositions aux autorités. »

Michel Soneea élabore : « les terrains que nous évoquons sont déjà encore trempés et saturés, avec les pluies. Récemment, les habitants sinistrés qui ont perdu énormément de leurs effets personnels – produits alimentaires, matériel scolaire, matelas, draps, vêtements… – dans les grosses pluies de janvier, ont reçu des dons de la part de nombreuses associations et mécènes qui nous soutiennent en ces temps difficiles. Et ces familles parviennent à garder la tête hors de l’eau. »

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Or, craint, à juste titre, ce travailleur social, « si de nouvelles pluies importantes frappent à nouveau ces régions, ces familles vont une nouvelle fois perdre beaucoup de leurs effets personnels. Et ce ne sera pas aussi simple pour les donateurs de faire à nouveau des dons. Nous sommes tous conscients que le coût de la vie affecte tout le monde, actuellement. »

« Aussi dans un souci de prévenir des pertes conséquentes, nous lançons un humble appel aux autorités. Trouvons des avenues d’entraide, comme par exemple, mettre à l’abri les effets personnels importants de ces familles qui sont les plus vulnérables. Le ministère de la Sécurité sociale pourrait nous aider sur ce plan. Ces familles sont déjà connues des services sociaux; leurs noms et coordonnées y sont déjà recensés. Peut-on par exemple leur proposer de mettre à l’abri dans certains centres leurs effets personnels les plus importants, comme ces matelas neufs, le matériel scolaire, des produits alimentaires, qu’ils ont récemment obtenus de ces donateurs ? Ces familles pourraient au moins sauver cela plutôt que de tout perdre… », font comprendre le Père Mongelard et Michel Sooneea.

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Ce dernier souligne que « nous sommes conscients qu’il n’existe pas, à ce stade, des protocoles qui vont dans ce sens. Cependant, tout comme les autorités ont déjà élaboré de nouveaux systèmes d’alerte pour mieux protéger les habitants, peut-être qu’on peut aussi envisager de nouvelles formules d’aides afin de ne pas, à chaque fois, revivre, tant du côté des familles victimes que les autorités, le même scénario qui se répète ? »

Il ajoute : « pourquoi attendre que le mal soit fait et que ces familles se retrouvent contraintes à chercher refuge dans les centres ? Et pendant ce temps-là, leurs effets personnels qui sont restés dans leurs abris de fortune auront pris de la pluie et de la boue. »

Le Père Mongelard abonde dans le même sens : « les autorités ont très à coeur le bien-être de ces familles, nous en sommes conscients. Nombre d’entre elles seront logées, selon ce que nos interlocuteurs des agences étatiques nous laissent comprendre, des terrains ayant déjà été identifiés et dans certaines régions, les premiers coups de pelle ayant déjà été donnés pour le début des travaux. »

Néanmoins, « pourquoi attendre que le mauvais temps, sur lequel ni nous travailleurs sociaux, ni l’Etat n’ont la possibilité de contrôle, fasse des dégâts importants ? Cherchons, plutôt, des solutions en amont, afin de diminuer le stress et la pression à tous les niveaux ! Tout le monde en sortira gagnant », suggère M. Soneea.

Le père Mongelard rappelle que « construire une maison, mettre un toit décent au-dessus des têtes des familles qui ont déjà des terrains et leurs papiers en règle, ne relève pas d’un travail impossible à réaliser. »

Il soutient qu’au niveau de DAL, « nous avons, récemment permis à une des familles sinistrées, enregistrée auprès de notre ONG, d’aller vivre dans sa nouvelle maison. L’entreprise a coûté un peu plus de Rs 600 000. Avec beaucoup de bonne volonté et d’entraide, cette famille peut désormais profiter d’une maison qui se respecte, et ce dans un environnement adéquat et sain. »

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