La Journée internationale des femmes et des filles de sciences a été célébrée hier. Dans ce contexte, le Rajiv Gandhi Science Centre, en partenariat avec le haut-commissariat de l’Australie, a organisé un séminaire sur le thème Forensic Science for the 21st Century. Intervenant à cette occasion, la vice-Première ministre et ministre de l’Éducation, Leela Devi Dookun-Luchoomun, a encouragé les jeunes filles à s’engager dans la filière scientifique.
Ce séminaire, qui s’est tenu au Rajiv Gandhi Science Centre, à Bell-Village, a été l’occasion d’échanger avec des femmes scientifiques mauriciennes. La principale intervenante était Gowmatee Madhubala Madhub-Dassyne, première femme scientifique forensique à Maurice.
Son parcours au Forensic Science Laboratory (FSL) a été marqué par l’élaboration de nouvelles méthodes d’analyses de substances psychoactives, pour Maurice et la SADC, la création d’une base de données pour l’ADN des délinquants, ainsi que sur les lieux de crime, de même que l’accréditation ISO du FSL.
S’adressant aux participants à cette occasion, la ministre de l’Éducation a encouragé les jeunes filles à entreprendre des études dans la filière Science, Technology, Engineering and Mathematics (STEM). « Le gouvernement a mis en place les moyens nécessaires afin d’exposer les jeunes aux sciences dès le Grade 1. Les opportunités pour les filles d’entreprendre des études dans la filière scientifique existent à Maurice », a-t-elle précisé, tout en invitant ces dernières à exploiter pleinement leur potentiel.
Leela Devi Dookun-Luchoomun a déploré le fait que même si les filles font généralement mieux que les garçons aux examens du Higher School Certificate, elles sont cependant moins engagées dans la filière scientifique. « Il y a une baisse du nombre d’étudiants, de manière générale, qui choisit cette voie », a-t-elle regretté.
Aussi la démarche du Rajiv Gandhi Science Centre et de la haute-commission de l’Australie de valoriser le travail des femmes scientifiques est une bonne initiative et permettra d’encourager les filles à en faire de même.
La chargée d’affaires du Haut-commissariat australien, Keara Shaw, a abondé dans le même sens. Elle s’est appesantie sur le rôle important des femmes dans le monde scientifique, tout en les qualifiant de Role Models pour les jeunes filles. Le Haut-commissariat de l’Australie, en partenariat avec le Rajiv Gandhi Science Centre, a mis en place plusieurs programmes d’échanges et de formations, a-t-elle souligné. Elle a cité en exemples Young Mauritians Plans for the Planet et Science Circus.
Madhubala Madhub-Dassyne a aussi parlé du rôle important du FSL dans la quête de la justice.
« Ce secteur est en pleine expansion », dit-elle. D’où son appel aux jeunes filles pour que celles-ci s’y intéressent.

