(Pre-Budget) Business Mauritius : l’ouverture du pays aux talents et investisseurs étrangers fondamentale

Les consultations budgétaires ont permis au ministre des Finances, Renganaden Padayachy, de prendre connaissance des attentes et des préoccupations de plusieurs institutions du secteur privé, notamment Business Mauritius, le Syndicat des Sucres, la Chambre d’Agriculture et l’OTAM entre autres. Le président de Business Mauritius, Jean Pierre Dalais, met l’accent sur l’ouverture du pays aux talents et aux investisseurs étrangers comme un facteur fondamental pour le développement du pays. Il souligne la nécessité d’un régime fiscal qui soit plus compétitif.

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« Nous constatons une belle reprise économique après quelques années difficiles non seulement à Maurice mais au niveau mondial. Nous notons que la reprise est poussée par le secteur touristique qui génère des devises. Nous sommes conscients qu’avec les bonnes priorités, des actions concrètes, l’économie peut retrouver relativement rapidement la position d’avant Covid-19 », affirme Jean Pierre Dalais.

« Nous avons proposé un travail commun entre le public et le privé pour définir la stratégie pour le développement économique du pays. C’est un aspect très important d’avoir une vision forte  par rapport à l’avenir économique », ajoute-t-il.

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Jean Pierre Dalais fait comprendre que plusieurs axes de priorités ont été identifiés pour un changement durable. « Nous avons soumis plusieurs points concernant les services financiers, l’énergie, les talents, la santé et les pharmaceutiques, entre autres », dit-il en soulignant que l’ouverture du pays et de l’économie aux talents et aux investisseurs est fondamentale pour continuer à développer le pays.

Le président de Business Mauritius souhaite une réforme du marché du travail avec l’accent  sur la rétention des talents locaux et attirer ceux de l’étranger vers le pays. Il fait état de la nécessité visant à favoriser la compétitivité du pays vis-à-vis des investisseurs étrangers.

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Au niveau de l’énergie, Jean Pierre Dalais considère qu’il faut adresser les différents défis pour une énergie orientée vers le renouvelable et avoir plus d’autonomie par rapport à la production énergétique. Il s’appesantit sur le fait que le Biomass Framework soit être mis en œuvre au plus vite.  Il a réitéré que le prix de l’électricité a un impact considérable sur la compétitivité des entreprises, tout en se prononçant sur une roupie stable.

Pour Devesh Dhukira, directeur des Syndicats des Sucres, le gros problème demeure  la baisse continue de la production au niveau de la surface. « Aujourd’hui nous avons 40 000 hectares de cannes alors que nous étions à 75000 hectares il y a une quinzaine d’années. Avec une baisse continue, nous perdons la compétitivité et la flexibilité.  Une production réduite affecte notre marge de manœuvre. La bagasse et les produits de la canne constituent une source énergétique importante. La sécurité énergétique doit prendre cela  en considération »,  fait-il ressortir.

Pour sa part, Jacqueline Sauzier, secrétaire générale de la Chambre d’Agriculture, estime que  «  nous avons beaucoup de difficultés au niveau du coût de la production. La main-d’œuvre a augmenté, la fertilisation aussi, le coût de l’irrigation avec la hausse des barèmes du CEB a aussi augmenté. Ce qui fait que les Rs 21 500 que le Syndicat des Sucres nous annonce est tout juste limite pour pouvoir s’en sortir. Il faut qu’il y ait des moyens pour réduire le coût de production pour qu’on puisse devenir compétitif .» En ce qui concerne la disponibilité de l’eau, Jacqueline Sauzier déplore que depuis le début de décembre avec une nouvelle législation, les planteurs ne peuvent  plus avoir recours à l’irrigation. « Cette loi est toujours en vigueur malgré la pluie. Nous avons demandé qu’au moins une fois sur deux nous puissions arroser. Un plan a été mis en place pour replanter mais nous ne pouvons pas irriguer nos champs, ce qui est compliqué », souligne -t-elle

Au chapitre de la sécurité alimentaire, Jacqueline Sauzier  estime que les importations  entraînent un certain découragement au sein de la communauté des planeurs. Il s’agit donc de développer un mécanisme pour pouvoir régler ce problème et aider les producteurs locaux.

Au niveau des TIC-BPO, Jenny Chan présidente de l’OTAM ,  affirme que ce secteur est important pour l’économie et l’emploi. « Malgré les bouleversements économiques mondiaux, nous voyons que le secteur de BPO est très résilient et très important. Nous  devons travailler ensemble pour un écosystème visant à permettre au secteur d’avancer »‘, déclare-t-elle en soulignant le problème de pénurie de main-d’oeuvre.

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