LPM – Propos du PM à Surinam : Demande au CCID pour enquêter sur un délit présumé de sédition

Deux membres de Linion Pep Morisien (LPM), nommément Raouf Khodabaccus et Jean-Claude Barbier, se sont rendus au QG du Central CID hier pour consigner une déposition sur les propos attribués au Premier ministre, Pravind Jugnauth, lors d’une réunion privée à Surinam le 14 mars . Ils affirment en effet que Pravind Jugnauth n’a pas contesté le fait qu’il aurait traité de « jugement bancal » la décision de la magistrate Jade Chai King, du tribunal de Moka, de libérer sous caution Bruneau Laurette le mois dernier.

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Sans compter ses déclarations à l’encontre du Directeur des Poursuites Publiques, Me Rashid Ahmine. Le LPM estime qu’il y a matière à enquêter sur un délit de sédition contre le chef du gouvernement.

Les deux membres, accompagnés de Mes Rama Valayden et José Moirt, ont évoqué la section 283 du Criminal Code, stipulant que « any person who, by any means, specified in section 206 (a) holds or brings into hatred or contempt, or excites dissafection towards, the Government or the administration of justice ». Ils demandent à l’équipe de l’ACP Armoogum d’initier une enquête sur les propos du Premier ministre et de transmettre ses conclusions au bureau du DPP.

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« Il n’y a aucun respect de l’État de droit après cette déclaration du PM. L’équipe légale du LPM s’est rencontrée et nous avons décidé d’aller de l’avant avec une déposition pour sédition », explique Me Valayden. Ce dernier dit avoir choisi deux membres au lieu d’un plaignant, car « au cas où l’un d’eux décède, la police pourrait dire qu’elle ne peut plus aller de l’avant avec l’affaire ». Profitant de l’occasion, il a expliqué que LPM a envoyé une correspondance au DPP hier par Registered Post pour expliquer la démarche au CCID. « Nous allons rendre public le contenu de cette lettre la semaine prochaine, aussitôt que le DPP l’aura reçue », dit-il.

Par ailleurs, Rama Valayden explique qu’il s’est rendu au CCID jeudi pour solliciter un rendez-vous hier, et ne s’est pas présenté à l’improviste pour loger cette déposition. Toutefois, ces quatre personnes ont dû passer par la grande porte des Casernes centrales et signaler le but de leur présence. Tandis que l’accès au CCID était refusé aux journalistes avec, comme raison officielle, que « pena regroupman divan CCID ».

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