Le chef de file du PTr, Arvin Boolell, a dans une déclaration à Le Mauricien, souhaité que le Premier ministre, Pravind Jugnauth; « revienne à de meilleurs sentiments et présente une motion afin de revoir la suspension de Paul Bérenger pour cinq séances parlementaires ».
Arvin Boolell a souligné qu’une prise de bec entre le Speaker et le leader du MMM est intervenue au Parlement dans le sillage de sa suspension pour trois séances Paul Bérenger était en colère, considérant qu’il y avait eu une mauvaise interprétation des Standing Orders et que sa suspension était injuste, a souligné Arvin Boolell.
« Cette mauvaise interprétation a été reconnue par les avocats du Speaker et du Premier ministre devant le juge en chambre. Le leader du MMM est un parlementaire expérimenté et est le doyen de l’Assemblée nationale. Il maîtrise les Standing Orders et les rouages parlementaires. Le Speaker a tort de pratiquer le Bullying et l’intimidation. À la lumière de l’injonction interlocutoire de la Cour suprême pour que l’affaire soit prise sur le fond le mois prochain, j’ai retrouvé mon siège parlementaire. Je souhaite que le bon sens prévale et que le Premier ministre revienne à de meilleurs sentiments et présente une motion pour demander la levée de la suspension de Paul Bérenger », a dit le député travailliste.
Toujours concernant l’injonction de la Cour suprême, Arvin Boolell a confirmé que le Main Case sera entendu le 18 mai. Il note que « le public était rempli d’éloges pour madame la juge après son Ruling ». L’injonction pour rétablir ses droits a été accueillie avec soulagement. « Le Parlement doit rester le temple de la démocratie. Nous disons non à la connivence pour entraver la bonne marche de la démocratie parlementaire. Les débats sur le Main Case fera jurisprudence. Le respect du droit constitutionnel est important », soutient-il.
Commentant les discussions entre le PTr, le MMM et le PMSD, Arvin Boolell estime qu’il faut dépasser la politique koz koze. Il reconnaît que la priorité reste le document sur l’organisation des élections à la Commission électorale. « Le document est actuellement peaufiné par des hommes de loi. Il faut que les élections soient Free and Fair. Je suis confiant qu’avec le soutien des forces de l’opposition parlementaire et extraparlementaire, il sera possible de dégager un consensus avec le commissaire électoral. Nous lui laissons le soin de faire son travail et nous nous attendons que les membres de l’Electoral Supervisory Commission ne soient pas pris au piège du MSM », a-t-il dit.
Sur un plan plus général, Arvin Boolell a rappelé que les enjeux sont politiques et économiques. « La roupie a enregistré une dépréciation de 25% entre 2019 et 2023 et continue de glisser. L’industrie du thon dans l’océan Indien est menacée. Nous espérons que lors de la réunion à Maurice le mois prochain, on soit en mesure de dire No to FAD qui est la principale cause de la surpêche de thon dans l’océan Indien. »
Il considère aussi que « le secteur financier est à risque malgré la sortie de la liste grise du FATF et de la liste noire de l’Union européenne ».
Pour lui, il faut réinventer une République avec des institutions indépendantes. « En ce qui nous concerne, Navin Ramgoolam et le PTr sont confiants de leurs responsabilités envers la nation », a-t-il fait ressortir.
Par rapport à la Black Label Stag Party, Arvin Boolell estime que le dénommé Ramnarain devrait pouvoir agir avec ou sans immunité afin que la vérité éclate. « Aucun Premier ministre n’a le droit d’inventer la vérité lorsque les preuves tombent à pic », affirme-t-il avant de se demander pourquoi le ministre de la Justice et de l’Agro-industrie, Maneesh Gobin, n’a pas été interrogé par la police Under Warning. Il estime finalement que la réponse du Premier ministre au sujet de la demande de Patrick Assirvaden d’instituer une commission d’enquête « laisse la population perplexe ».
Suspension de Bérenger – Boolell : « J’espère que le PM reviendra à de meilleurs sentiments »
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