Le ministre de la Santé, Kailesh Jagutpal, a indiqué au Parlement que le cas du décès de Marie-Claire Henriette, habitante de Camp-Benoit, survenu le 19 avril dernier, a été référé au Medical Negligence Standing Committee pour une enquête approfondie.
Le ministre, répondant ainsi à une interpellation de la députée du MMM Arianne Navarre-Marie, a expliqué que la patiente souffrait d’un cancer au stade avancé. Cette dernière, a-t-il soutenu, avait aussi plusieurs lésions pulmonaires liées à la maladie, qui avait entraîné le besoin intermittent d’oxygénothérapie à domicile depuis plusieurs semaines. Son époux, a-t-il ajouté, avait été informé de la situation de santé critique de sa femme.
S’attardant sur le cours des événements du 17 avril, il a affirmé qu’une demande d’un médecin du nouveau centre de cancérologie pour le transport de la patiente avait été reçue le 17 avril, mais qu’il n’y avait aucune mention d’un besoin continu d’oxygénation.
Selon lui, cette demande de transport ne précisait ni l’oxygénation continue de la patiente au New Cancer Center, ni la présence d’un infirmier. La première ambulance expédiée était toutefois équipée d’un cylindre de gaz oxygéné, a fait comprendre le ministre.
Le facilitateur de service de transport aurait demandé aux ambulanciers accompagnateurs de vérifier la disponibilité de l’oxygène, ajoutant qu’on lui avait indiqué que tout était en ordre.
Cependant, arrivé à destination, poursuit le ministre Jagutpal dans sa réponse liminaire à Arianne Navarre-Marie, il a été trouvé qu’il n’y avait pas assez d’oxygène pour le transfert de la patiente. Aussi, une deuxième ambulance a été envoyée. Mais à l’arrivée au domicile de la patiente, l’époux de cette dernière n’était pas satisfait de la quantité d’oxygène disponible, évoquant une fuite dans le cylindre. Une troisième ambulance allait ainsi être déployée.
Kailesh Jagutpal fait ressortir qu’il y a actuellement cinq ambulances postées à l’hôpital Jeetoo pour le transport des malades. Chacune est tenue par un ambulancier et un préposé aux soins ambulanciers sur un système de quarts, et ce, sur une base de 24 heures, a-t-il soutenu.
Navarre-Marie : Monsieur le président, ce qui s’est passé est vraiment révoltant. Le ministre a clairement fait comprendre que les personnes concernées sont au courant de la condition médicale de la patiente. Le rendez-vous était fixé à 9h30 le matin à MedPoint. Cette personne habite à Camp Benoît. La première ambulance est arrivée sans oxygène alors que tout le monde sait que la patiente a besoin de trois litres par minute.
Speaker : I am on my feet. Don’t make an abuse of your right to put questions. You put your question one by one.
ANM : Je sais que j’ai droit à deux questions et que je dois les poser one by one. Mais il me faut situer le contexte pour que tout le monde comprenne. Il y a clairement eu négligence de la part d’une personne qui est supposée envoyer une ambulance. C’est un Clear Cut cas de négligence. Le ministre ne pense-t-il pas souhaitable que cette affaire soit référée à la police ?
Speaker : Very good question !
Jagutpal : Je suis d’accord.
ANM : Quand le ministre dit que l’affaire a été au comité, peut-il nous dire si les travaux ont déjà débuté ? Est-ce que le rapport sera déposé à l’Assemblée nationale ou aux parents ?
KJ : Ces enquêtes ne sont pas des sujets d’ordre public. C’est une information confidentielle. Les parents et les proches seront informés.

