À l’unanimité, le Public Accounts Committee présidé par Reza Uteem, souhaite que le rapport soit pris au sérieux par l’exécutif et les conclusions et recommandations soient débattues au Parlement. Reza Uteem était entouré hier de Naveena Ramyad, Patrice Armance, Rajanah Dhaliah, Rameshwar Doolub, Mahend Gungapersad et Deven Nagalingum.
Ismael Rawoo était pris par la pose de la première pierre d’un projet de la NHDC à Souillac, alors que Francisco François de l’OPR est absent du pays. Ils ont tous souligné la synergie qui prévaut au sein de cette équipe composée de parlementaires du gouvernement et de l’opposition.
Parmi les questions abordées dans le rapport, rendu public, mercredi, qui traite des observations faites dans les rapports de l’audit qui couvrent la période entre 2018 et 2021, figure le manque de suivi de la mise à exécution des projets à Rodrigues, le manque de personnels appropriés au ministère de l’Education et le problème de la gestion des marchés publics à la Santé.
Reza Uteem et Naveena Ramyad ainsi que les autres membres font part de leur satisfaction concernant la façon dont les fonctionnaires ont répondu aux interrogations des membres du PAC. « Ils maîtrisent mieux leurs dossiers contrairement à l’année dernière. Nous avons eu en face des officiers responsables des dossiers concernés qui ont déposé devant la commission », font-ils ressortir au sujet des 36 séances de travail.
« Le but du comité et du rapport est d’essayer d’améliorer la gestion des affaires du pays et d’éviter le gaspillage des fonds publics et de s’assurer que le gouvernement et les fonctionnaires prennent en considération les recommandations. Nous voulons que ce rapport soit pris au sérieux », s’est appesanti Reza Uteem.
Abordant la situation à Rodrigues qui occupe une dizaine de pages du rapport, Reza Uteem, qui a dirigé une délégation dans l’ile, se dit surpris du constat des procédures. « Alors que le ministère de Rodrigues à Maurice suit toutes les procédures avant de débloquer les fonds, une fois le décaissement, il n’y a aucun suivi pour s’assurer que cet argent soit utilisé pour les besoins identifiés initialement. Nous recommandons l’institution d’un comité comprenant les représentants du ministère de Rodrigues et de la Rodrigues Regional Assembly pour une meilleure coordination concernant la mise en œuvre des projets et leur financement », propose-t-il en citant le fait qu’il n’y a qu’un seul consultant dans l’île avec des risques de conflits d’intérêts.
Au chapitre de la distribution de l’eau à Rodrigues, le PAC dénonce l’état déplorable des stations de dessalement.
Au ministère de l’Education, le PAC s’est attardé sur des problèmes relevant Procurement, mis en exergue dans le rapport de l’audit. « Les gens ne réalisent pas que ce ministère ne s’occupe pas uniquement de l’éducation des enfants mais a aussi la responsabilité d’entretenir et d’agrandir les collèges, écoles primaires et institutions éducatifs lorsque le besoin serait sentir. Or, le ministère ne dispose pas de services compétents pour s’occuper de ce dossier. Il n’y a pas de services dédiés aux travaux et aux infrastructures », ajoute le président du PAC.
L’absence de sanctions à l’encontre des contracteurs est dénoncée de manière véhémente. Dans le cas des tablettes où les procédures n’ont pas été suivies, aucune sanction n’a été prise. Le PAC souligne que dans les cas des G to G Contracts, la tendance est que la partie étrangère qui finance le projet fait le choix des contracteurs sans que la partie mauricienne ait son mot à dire, constituant un problème.
Sur les 52 400 tablettes achetées au cours de la période allant de 2017 à 2020, 267 ont été volées et 92 ont été recouvrées par les policiers. Par contre, pendant le Covid alors que les tablettes, qui avaient été données aux enfants comprenant leurs programmes d’études, ont été tout simplement conservées à l’école.
Au niveau des collectivités locales, des problèmes ont été notés au niveau de deux municipalités, soit Port Louis et Curepipe, avec des dépôts respectifs de Rs 45 millions et Rs 91 millions à l’ex-Banyan Tree Bank. Devant les procédures arrêtées pour le placement subséquent de ces fonds sous forme de Bons du Trésor, le PAC a lancé un appel pour qu’il n’y ait pas d’ingérence ministérielle dans le finances des corps para étatiques.
La situation régnant dans le secteur de l’allocation des contrats à la Santé retient l’attendu PAC avec des risques de connivence entre des responsables et des fournisseurs , notamment avec l’achat des médicaments.
Le rapport cite le cas où les prix payés pour l’achat des « listed drugs by hospitals were up to 17 times higher than those paid by the ministry following its annual tender exercise”.
Le PAC relève également que « offers from a bidder in the annual tender exercises were rejected on the ground of non-compliance with the instructions to Bidders while the same listed drugs were purchased from the same supplier by the hospital ».

