Le secteur des services financiers étant le deuxième contributeur du PIB, Renganaden Padayachy souhaite le consolider « comme moteur de croissance et d’emploi ». Pour continuer à rester à égalité avec les plus hauts niveaux de normes et bonnes pratiques internationales, il prévoit ainsi d’abord d’entreprendre « une évaluation nationale des risques liés à l’argent, des risques de blanchiment et de financement du terrorisme avec l’aide de la Banque mondiale » ; ensuite, d’introduire une nouvelle série d’amendements législatifs « afin de renforcer le cadre juridique LBC/FT existant ».
Également au menu, une loi sur la dénonciation pour soutenir la lutte contre la corruption. Le gouvernement souhaite aussi réclamer « une évaluation indépendante de l’efficacité du dispositif national LBC/FT en prévision de l’évaluation mutuelle ESAAMLG de 2025 ». Dans le cadre de cette ouverture mondiale grandissante, la Banque de Maurice accueillera l’assemblée générale annuelle de l’OCDE – FinCoNet en novembre prochain.
Par ailleurs, en vue de consolider la position de Maurice comme un centre financier international, ce budget compte, d’une part, étendre le périmètre des sociétés à capital variable afin de permettre leur utilisation et la gestion de fortune par les “family offices”. Il est aussi question d’introduire un nouveau cadre pour soutenir l’octroi de licences et l’exploitation des établissements de monnaie électronique. Dans la même veine, il prévoit l’introduction d’une licence de gestionnaire de patrimoine et de Family Officer sous banque privée. À noter que le budget de promotion et de marketing de l’EDB passe à Rs 100 M.
En vue de renforcer la position de Maurice à l’international, la Banque de Maurice (BoM) créera son propre centre de coopération internationale pour héberger des projets internationaux ad hoc. À cet effet, l’ouverture d’un bureau de la Banque mondiale à Maurice « sera la première initiative en ce sens ». Le knowledge hub de l’institution internationale sera lancé dans le même souffle.
Dans le but de mieux protéger ses déposants, la BoM mettra en opération le Mauritius Deposit Insurance Scheme et la Mauritius Deposit Insurance Company. À noter que, sur une base pilote, la roupie numérique sera déployée en novembre de cette année.
Conformément au programme de développement durable national, et dans un but de promouvoir le verdissement de l’économie, des mesures sont prévues, telles l’exonération des revenus d’intérêt provenant d’obligations pour financer des projets d’énergies renouvelables. Et il est également entendu que la BoM développera un système d’échange de carbone cadre pour les crédits bleu et vert.

