Francisco François, PPS : « Rodrigues est en danger »

Francisco François, Parliamentary Private Secretary et nouveau leader de l’Organisation du Peuple de Rodrigues (OPR), a fait le procès de l’actuelle administration régionale dans l’île. Il a consacré une bonne partie de son discours à dénoncer la mauvaise gestion pratiquée par le gouvernement régional, l’amenant à dire que « Rodrigues est en danger ».
Il estime que l’argent public est gaspillé.

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« C’est la valse avec l’argent public », a-t-il fait ressortir, en déplorant les voyages inutiles, les gaspillages engagés lors de la célébration de l’autonomie, les dépenses irresponsables et sans contrôle. « Avec le peu qu’on a, il faut toujours œuvrer pour créer de la confiance vis-à-vis du gouvernement central et des contribuables, surtout du ministère des Finances », ajoute-t-il.

Or, c’est le contraire qui se produit à Rodrigues, selon lui. « Rodrigues est actuellement dans un trou financier et le peuple souffre. Elle est dans une situation de crise financière sur tous les plans. »

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Francisco François a cité une liste de secteurs affectés et parlé de la crise de l’eau, de l’éducation avec le manque d’enseignants, la moralité politique et la manipulation de l’opinion. Il a aussi parlé de crise sociale avec les problèmes de drogue, d’alcoolisme et de délinquance sur Internet, de crise dans les services de santé avec une pénurie de médicaments et de manque de place à l’hôpital de Crève-Cœur, de crise dans le sport, de crise dans le secteur de la construction, de crise économique et étatique .

Francisco François a dénoncé également la violence politique et de tentative de démantèlement des ONG, piliers du développement communautaire et social de Rodrigues. Et il a aussi fait état de la crise politique avec l’instabilité au sein de l’alliance gouvernementale régionale fragilisée.

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Francisco François laisse entendre que le gouvernement local n’arrive plus à honorer ses dettes face à une crise financière interne sans précédent. « Ainsi, Air Mauritius n’accorde plus de billets pour les déplacements officiels », dénonce-t-il. Il dit constater aussi qu’il n’y a pas de paiement des heures supplémentaires et d’autres allocations pour les fonctionnaires, dont des infirmiers.

« Les stations-service refusent de faire le plein des véhicules de certains services gouvernementaux. De plus, plusieurs services n’arrivent pas à recevoir leurs dus. Rodrigues est en danger », rajoute-t-il en souhaitant que l’OPR puisse reprendre le pouvoir en réitérant que « l’OPR reprendra le pouvoir à Rodrigues ».

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