Les règlementations élaborées sous la Maritime Act pour définir les zones maritimes de Maurice seront amendées. C’est ce qu’a indiqué le Premier ministre, Pravind Jugnauth, lors de la Prime Minister’s Question Time (PMQT). Cela fait suite au jugement du Tribunal international du droit de la mer, dans le litige opposant Maurice aux Maldives. L’établissement d’un Marine Protected Area est également prévu.
Pravind Jugnauth répondait à une interpellation de Subashnee Luchmun-Roy, sur les actions à venir, suite au jugement de la Chambre spéciale du Tribunal international du droit de la mer (TIDM) concernant la délimitation des territoires maritimes de Maurice et des Maldives, dans la région Nord de l’archipel des Chagos. Après un récapitulatif détaillé de cette affaire, le Premier ministre a indiqué que plusieurs réglementions sous la Maritime Act seront amendées, dont Maritime Zones (Baselines and Delineating Lines) Regulations 2005; Maritime Zones (EEZ Outer Limit Lines) Regulations 2008; et Maritime Zones (Territorial Sea Outer Limit Lines) Regulations 2021.
Les nouvelles réglementations incluront les nouvelles délimitations définies dans le jugement du TIDM. La Zone économique exclusive de Maurice sera ainsi étendue. Une firme de consultants en cartographie, basée aux États-Unis, a déjà été retenue pour cela. Elle assistera le département du Continental Shelf, Maritime Zones Administration and Exploration du PMO, dans cette tâche.
Une fois les règlementations amendées, les nouvelles coordonnées géographiques seront communiquées aux Nations unies.
Par ailleurs, Maurice détenant exclusivement la souveraineté sur les Chagos, le gouvernement décrètera une aire marine protégée autour de l’archipel. Une réglementation à cet effet, sous la Fisheries Protection Act sera promulguée. Maurice sollicitera également la collaboration des Maldives à ce sujet. Il est prévu, notamment d’accéder aux Chagos, en passant par les Maldives, au lieu des Seychelles ou Rodrigues, qui coûte plus cher.
Le Premier ministre a également rappelé qu’une prochaine visite aux Chagos est prévue et permettra d’évaluer, notamment, les conditions nécessaires pour le repeuplement.

