Le ministre Avinash Teeluck : «L’UNESCO exige un meilleur taitement pour les artistes »

Le ministre des Arts et de la Culture, Avinash Teeluck, a présenté au Parlement le Status of Artist Bill, prévoyant la création d’un Arts Council, dont la responsabilité est de catégoriser les personnes en tant qu’artistes professionnels spécialisés et occasionnels dans le domaine des arts. Ces derniers seront ainsi enregistrés auprès du conseil.

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Le but est de promouvoir le statut des artistes et d’améliorer leur statut social et économique. L’Arts Council, a expliqué le ministre, aura la responsabilité de mettre en place un State Recognition Allowance Scheme, un Pension Scheme et une formation des artistes.

Le ministre a rappelé que l’industrie culturelle est un moteur important de développement socio-économique. « Le secteur créatif contribue grandement à l’économie mondiale », dit-il. Le développement et le maintien créatif nécessitent des politiques, des cadres réglementaires qui assurent des conditions de travail décentes, une rémunération satisfaisante ainsi qu’un accès a la formation pour les artistes et les professionnels de la culture.

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Il explique par ailleurs que l’UNESCO exige que ses États membres adoptent des mesures pour améliorer les conditions professionnelles, sociales et économiques de leurs artistes, et ce, en mettant en œuvre des politiques et des mesures ayant trait à la formation, à la sécurité sociale, à l’emploi, aux revenus, à la fiscalité, à la mobilité et à la liberté d’expression. « Les États membres de l’UNESCO ont toujours été invités à prendre des mesures, qu’elles soient législatives ou autres, pour mettre en œuvre les principes de la recommandation de 1980, conformément à la pratique constitutionnelle de chaque État. Cette recommandation devra influencer le développement et les pratiques nationales concernant les artistes, à la fois directement et indirectement », reprend-il.

Ce secteur à Maurice est un des rares à ne pas avoir été régularisé, même s’il a ses empreintes dans l’économie du pays. « La majorité des artistes à Maurice ne sont pas employés et opèrent sur une base contractuelle ou en freelance. Ce qui fait qu’ils sont privés de nombreux bénéfices », dit-il. D’où ce projet de loi, dit-il, éliminant cette discrimination à l’égard des artistes.

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« A la lumière des données de la MASA, il y aurait à ce jour environ 6 000 artistes enregistrés en tant qu’auteurs, compositeurs, interprètes, arrangeurs, producteurs, éditeurs et créateurs, entre autres. Ce projet de loi s’adresse principalement à ces 6 000 artistes », a déclaré le ministre.

« Les pays ayant donné un statut aux artistes à ce jour sont le Canada, le Burkina Faso, la France, l’Allemagne, le Portugal, l’Espagne, la Finlande et la Suède. Beaucoup d’autres disposent aussi de règlements à l’intention des artistes, comme la Croatie, le Togo et la Slovénie », affirme-t-il.

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