Litige avec la sécurité sociale : de jeunes médecins de la Medical Unit remontés

… face à l’inaction de la ministre Fazila Jeewa-Daureeawoo

Beaucoup de ces 200 médecins faisant partie de la Medical Unit de la Sécurité sociale se disent « très remontés car les jours passent sans aucun retour de la part du ministère de la Sécurité sociale. Nous avons entamé plusieurs démarches à différents niveaux, mais la ministre Fazila Jeewa-Daureeawoo ne réagit toujours pas ! Nous laissant dans le flou total et sans aucune idée de comment seront les prochains mois pour nous. Aurons-nous un salaire ? Serons-nous virés du jour au lendemain et sans justification ? Ou est-ce que nous allons continuer à travailler et sur quelles bases ? Aucune idée ! D’autant qu’il y a un exercice de recrutement à l’horizon, cette année ».

- Publicité -

Ces médecins font aussi ressortir : « Nous aussi, nous avons des familles à nourrir, des dettes à payer… Nous ne pouvons faire des dépenses et surtout prendre des engagements auprès des institutions bancaires, puisque nous n’avons aucun document pour confirmer acceptables des procédures financières nous concernant. C’est enrageant un tel manque d’égard et de considération pour des citoyens, des professionnels de la médecine, que nous sommes. »

Ils poursuivent : « Notre groupe de jeunes médecins est directement concerné dans ce litige qui oppose la Medical Unit au ministère de la Sécurité sociale, notre employeur, en l’occurrence. Pour ceux qui ont été recrutés avant 2016, les règlements étaient différents. En revanche, depuis 2016, les nouveaux médecins ont été employés avec des critères différents. Par exemple, nous devons nous soumettre à une interview devant un panel chaque deux ans. Et répondre à des questions d’une banalité affligeante. Cela équivaut à dire que nos qualifications et compétences sont remises en question régulièrement ! C’est très désagréable et irrespectueux. Me ki pou fer ? Nou oblize res tranklil, manz nou kou… »
S’ils ont appris que « des collègues qui composent la Social Security Medical Practitioners Union ont eu des interactions avec des représentants du ministère concerné, en revanche, rien de concret n’a abouti. Un semestre s’est déjà écoulé. Pour la plupart d’entre nous, nos contrats ont expiré fin mai. Depuis, nous avons le sentiment de travailler dans l’illégalité. Et ça, c’est très frustrant sur plusieurs plans ».

- Publicité -

Ces jeunes médecins font remarquer que « dans notre métier, nous ne pouvons pas nous permettre de prendre des risques. Toute erreur peut s’avérer fatale, et s’il y a perte de vie ou de facultés physique et autre, pourquoi nous demander d’endosser une telle responsabilité quand les procédures ne sont pas respectées et qu’il n’y a pas la transparence que nous réclamons à juste titre ? »

Ces jeunes médecins souhaitent également que « dans la foulée, les autorités concernées revoient plusieurs des dispositions prises au sein de cette unité, où règnent l’anarchie et la discrimination ». Ils font référence au fait que « nous sommes très injustement considérés comme des juniors parce que nous avons rejoint le groupe il y a moins de dix ans. De fait, nous sommes exclus de certains exercices comme la tenue des Boards avec des patients. C’est blessant et Unprofessional. Si on ne nous donne pas la possibilité de faire nos preuves, comment allons-nous acquérir l’expérience ? »

- Advertisement -

Ces médecins disent multiplier leurs efforts à plusieurs niveaux pour faire entendre leurs doléances, afin que la ministre Jeewa-Daureeawoo prenne conscience des difficultés rencontrées.

- Publicité -
EN CONTINU
éditions numériques