L’Assemblée nationale entrera en vacances ce vendredi après l’adoption du Finance Bill qui permettra de donner force légale à une série de mesures annoncées dans le budget 2023-2024. Résumant les débats mardi soir, le ministre des Finances, Renganaden Padayachy, a soutenu que « le gouvernement porte un projet économique, social et environnemental empreint de pragmatisme et de solidarité ».
Pour le ministre des Finances, les mesures budgétaires répondent aux aspirations de tous les Mauriciens, en particulier ceux qui ont le plus souffert des multiples crises qui ont frappé le monde durant ces trois dernières années. « De plus, l’économie mauricienne a montré sa capacité d’adaptation et de rebond. Le budget 2023-2024 est celui de l’engagement, de la construction et de la réalisation et les mesures annoncées donneront le ton à la poursuite d’un développement robuste durable et inclusif », déclare le ministre, qui s’est dit confiant que « la reprise post-Covid est là et prend de l’ampleur ».
Renganaden Padayachy a considéré que les données publiées par les Statistiques, la Banque de Maurice et d’autres institutions confirment « l’efficacité de la politique publique et de la stratégie gouvernementale centrée sur l’humain ». Il a noté que le PIB a augmenté de 8,8% et que la valeur ajoutée brute a augmenté 9,8% en 2022, ce qu’il a considéré « comme une performance notable pour une année marquée par les effets post-Covid et de la guerre en Ukraine sur le niveau des prix ».
Il a souligné que « la lutte contre la cherté de la vie et de l’inflation demeure la priorité du gouvernement grâce son soutien et des mesures pour alléger le fardeau des prix de l’énergie et du fret ». Il a dit constater « une lente décélération de l’inflation qu’il faut soutenir tout en maintenant les objectifs de la croissance et de l’emploi ».
Renganaden Padayachy s’est dit confiant que l’économie poursuivra sa trajectoire de croissance. « L’industrie touristique et celle de la construction seront porteuses de la croissance économique de Maurice. » Il estime que « la politique mise en place par ce gouvernement ces dernières années a renforcé la confiance des investisseurs avec un niveau des investissements plus fort qu’avant la pandémie ».
La dynamique positive enregistrée en 2022 devrait se maintenir en 2023 avec des investissements de l’ordre de Rs 129,6 milliards qui représentent 20% du PIB. Les investissements directs ayant atteint un niveau record en 2022, il a souligné que « le gouvernement veut créer les conditions pour un marché de l’emploi dynamique et équitable face aux régimes ciblés ».
Il ajoute que le taux de chômage est tombé à 7,7% l’année dernière et 40 000 nouveaux emplois seront créés cette année grâce aux mesures annoncées dans le budget. Il est d’avis que l’inflation devrait atteindre 6,8% cette année. Il a confirmé que « la consolidation budgétaire a bon train grâce à la stratégie du gouvernement et à la reprise des activités économiques ». Ainsi la dette du secteur public est passée de 92% du PIB en 2019 à 79% en 2023. « L’objectif du gouvernement et de ramener le taux de la dette à 71,5% du PIB d’ici 2024 avec pour objectif de la porter à 60% du PIB », s’évertue-t-il de rassurer.
Renganaden Padayachy est revenu que les mesures contenues dans le budget, estimant que la réforme totale de l’impôt sur les revenus constitue une des pierres angulaires du dernier budget. Ainsi, 23% des personnes touchant moins de Rs 30 000 sortiront du filet fiscal. Il s’est appesanti sur la nécessité de protéger des personnes vulnérables avec des mesures de soutien accordées depuis l’enfance et a parlé de mesures historiques en faveur des enfants. Il a cité, entre autres, l’aide accordée en enfants touchés par le cancer.
S’agissant de la pension de vieillesse, le ministre a promis qu’elle sera portée à Rs 13 500 avant la fin du mandat de l’actuel gouvernement. Il a aussi eu un mot pour les agriculteurs et a souligné « que la DBM sera appelée à annuler la dette datant de plus de 20 ans ».
Il a conclu en disant que le reprise de l’après-Covid bel et bien là.
« Nous entrons maintenant dans une nouvelle phase de transformation et prévoyons une croissance de 8% pour l’année fiscale 2023-2024. Avec le projet de loi, les amendements nécessaires sont apportés pour rendre l’économie plus résiliente, plu inclusive et plus durable », dit-il.

