Le 29 juillet : 10 ans de Reggae Donn Sa avec les meilleurs artistes de l’OI

Blakkayo, Ras Natty Baby, The Prophecy, Abdou Day, Pix’L, Ras Ninin, Oeson, Antonio Perrine, Mersener et Jonas & The Roots Level Band sont fins prêts à « met lafaya ». Maurice, Rodrigues, les Seychelles, La Réunion et Madagascar répondent présents ce 29 juillet au stade Germain Comarmond pour une édition spéciale océan Indien du festival ! De 16h à minuit, ces dix artistes promettent de se donner à fond, « parski reggae, se sel lamizik ki reyni tou dimounn ».

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La 10e édition du festival Reggae Donn Sa promet « des heures entières d’excellente musique », résume Bruno Raya, fondateur et organisateur de l’événement, lors d’un point de presse à la boutique Go Sport de Bagatelle mercredi. Une fois n’est pas coutume, c’est une tête d’affiche qui démarre le concert ! Blakkayo, artisteOK incontournable de la scène locale, connu de tous, ouvrira le bal samedi après-midi.

Quant à Ras Nininn, Oeson, Antonio Perrine et Jonas & The Roots Level Band, ils représentent la relève. « Nous sommes les aînés qui ont ouvert la voie. Ras Natty Baby est, pour autant de Mauriciens, de Rodriguais, pays d’où il vient, mais aussi pour des fans de la région Afrique/océan Indien, et même à l’étranger, en Europe et ailleurs, une référence. Sa vye lion-la, so bann morso rezone partou ! » indique Bruno Raya.

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Quant à The Prophecy, « c’est une des valeurs les plus sûres de notre scène locale urbaine », dit-il. « Leur réputation a déjà dépassé les frontières d’ici. D’ailleurs, le groupe se trouve actuellement en tournée en Europe, où ils rencontrent un succès bien mérité. Il était de notre devoir de les avoir sur la scène du festival Reggae Donn Sa, qui est un gage de qualité. »

Le leader des Otentikk Street Brothers (OSB) n’a pas manqué de faire ressortir que « tous ces jeunes artistes qui réussissent et qui vont en tournée à l’étranger, il convient de souligner que c’est par leurs propres efforts, grâce à leur détermination et leur persévérance qu’ils récoltent les fruits de leurs efforts ». Il rappelle : « Ils ne reçoivent aucune aide ni soutien. C’est triste de constater ça, mais c’est ainsi que nous avons tous tracé nos routes. »

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Ainsi, Oeson, Jonas & The Roots Level Band, Antonio Perrine et Ras Nininn sont « à nos yeux, ceux qui transmettent le mieux les valeurs et principes » de la musique reggae. « Ce sont de valeureux artistes qui fabriquent non seulement une musique très mélodieuse, mais dont les textes sont très justes et appropriés. Ils traduisent la réalité mauricienne et posent leurs questions. »

Bruno Raya avoue : « Dans le cas d’Oeson, j’ai eu un petit coup de cœur. Il a déjà été annoncé lors d’une précédente édition du festival. Il assurait le Sound System pendant que j’officiais au micro. Et ce petit gars-là est bourré de talent ! C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de l’inviter comme un artiste à part entière cette année. »

« Donner son maximum ! »

L’organisateur n’a pas tari d’éloges quant aux invités régionaux. Abdou Day et Pix’L, déjà présents au pays, « sont ce qu’il y a de meilleur dans notre registre et selon nos critères ». Il poursuit : « Le Malgache Abdou Day a déjà une solide carrière derrière lui ! Ses frottements avec de grosses pointures internationales, et le fait d’avoir baigné lui-même dans les eaux jamaïcaines, où il s’est rendu pour sa propre expérience, font de lui un des artistes actuels les plus prometteurs. » Bruno Raya signale que Abdou Day a eu comme beau-frère nul autre que Tyrone Downie. « L’homme, qui n’est plus de ce monde, était le pianiste de Bob Marley. »

Pix’L est, pour Bruno Raya, « l’artiste le plus cool, mais qui évolue à une vitesse ultra ». Mauricien par son père et Réunionnais par sa mère, Pix’L « assurait la première partie de mon concert quand je me produisais au Théâtre de Saint Gilles », dit Bruno Raya ! « Déjà, il m’avait fait une superbe impression. Nous avons suivi sa carrière et je dis fièrement qu’avec lui, le reggae a de très beaux jours devant lui. »

Ces deux artistes de la région ont promis de se donner à fond samedi soir. Abdou Day résume : « Si je comprends bien, Reggae Donn Sa veut dire donner son maximum et le meilleur de soi. Donc, moi je suis prêt, et samedi, j’y vais à fond la caisse ! »
Attention, cette année, le festival Reggae Donn Sa ne se déroulera pas comme selon la tradition initiée, « ziska matingra », comprenez jusqu’à l’aube. « Afin de nous plier à de nouveaux règlements, nous avons été contraints de revoir nos horaires, et incidemment, le nombre d’artistes à se succéder sur la scène », indiquent Bruno et Kœny Raya, de Live N Direk Entertainment, qui organise le festival Reggae Donn Sa.

Depuis quelques années maintenant, l’équipe bénéficie du soutien de Ichos Production. « Nous passions par des moments très difficiles, je l’avoue. Au point où l’avenir du festival était mis en question… Puis Ichos Productions est arrivé à la rescousse et nous pouvons désormais reprendre nos activités », ajoutent-ils.

Qui plus est, 2023 verra deux éditions du festival Reggae Donn Sa. Celle qui marque les dix ans de l’existence de cette manifestation, qui a une réverbération régionale et internationale, ce samedi 29. Et rendez-vous est déjà pris pour le samedi 11 novembre pour… la 11e édition, avertit Bruno Raya, « avec une grosse pointure internationale, qui a déjà confirmé sa participation », dit-il ! « Mais je ne dirais pas un mot de plus. Rendez-vous le samedi 29 à Bambous, où le clip envoyé par cet artiste qui sera des nôtres sera diffusé. »

Enter Blakkayo…

Ce samedi 29, Kœny Raya, de Live N Direk Entertainment, et Kris Appadoo, de Ichos Productions préviennent : « Les portes du stade s’ouvriront dès 16h. Et à 18h tapantes, Blakkayo entrera en scène. Comme nous sommes contraints de nous arrêter à minuit, par respect des consignes des autorités, nous demandons à tous les fans du festival d’arriver de bonne heure. Ce qui permettra d’assurer une circulation fluide des arrivées des autres spectateurs du festival. »

Bruno Raya, lui-même artiste, soutient de plus : « Nous n’exerçons aucune contrainte sur les artistes qui vont se succéder sur scène. Nous comprenons tout à fait qu’il s’agit là du feeling du moment et nous sommes très compréhensifs sur la question. Mais je demande aux artistes également de la rigueur, car s’ils tardent à monter sur scène quand vient leur tour, nous ferons passer les autres avant. Et tant pis pour celui qui aura raté sa chance. »

Dominique Filleul, directeur général des boutiques Go Sport et Citizen Sport de l’île, a renouvelé son adhésion aux manifestations artistiques des organisateurs de Reggae Donn Sa. « La musique, comme le sport, est fédératrice. Le festival Reggae Donn Sa, avec sa myriade d’invités des îles, donne d’ailleurs le la aux festivités de la région. Les JIOI sont en effet derrière la porte, et, pour moi, ce festival océan Indien vient à point nommé relancer la ferveur et la passion dans les cœurs des habitants des îles de cette région du globe. »
Trois DJ, à savoir Master Krazy, Ejilen Faya et Adellio, assureront le Sound System du concert. Les organisateurs rappellent que « des coins alimentation sont déjà prévus dans l’enceinte du stade ».

Billetterie
Les personnes qui sont détenteurs de tickets pour le concert initialement avec Ky-Mani Marley comme tête d’affiche, mais qui ne se sont pas fait rembourser, entreront dans le festival avec ce même ticket. « Et ils recevront en cadeau un ticket pour le concert du 11 novembre », a assuré Bruno Raya. Sinon, les billets sont toujours en prévente à Rs 500 (normal) et Rs 1 000 (VIP). Et seront à Rs 800 (normal) et Rs 1300 (VIP) à la porte du stade le jour du concert.
Les points de vente sont : Raja Music (Flacq), DJ Beat (Rose-Hill), Dhanny Music (Port-Louis), King Kong Bites (FLacq), Ti Lakaz (Tranquebar Port-Louis), Meli Melo (Curepipe), Master Sound (Bambous), Prêt à manger (Curepipe), Metro Music (Grand-Baie), Tony Phone (Cascavelle, Super U Tamarin et London Way Rivière Noire), dans tous les magasins City Sport ainsi que dans le Rezo Otayo et sur TicketBox.

Abdou Day et son ReGasy
Il a le sourire contagieux et la musique au bord des lèvres. Abdou Day, originaire de la Grande Ile, en est à sa toute première scène Live à Maurice. Il défend son «ReGasy », un son où le reggae et les sonorités malgaches se rejoignent. « J’ai découvert la musique, plus précisément le reggae, grâce à mon père. Il s’était rendu à une Coupe du Monde en Europe et avait ramené des vinyls des grands de la musique de cette époque… J’en suis tombé directement amoureux ! » témoigne-t-il.

Abdou Day est né en 1966 à Diégo-Suarez, au nord de Madagascar. Il commence le chant dès l’âge de quatre ans et gagne un peu d’argent avec des chansons traditionnelles malgaches dans les rues. Il découvre le reggae avec des 33 tours de son père à la fin des années 1970 à travers des personnalités comme Jimmy Cliff, Johnny Nash, Peter Tosh ou Bob Marley.

Il arrive en France en 1989 et s’installe à Metz. Il intègre plusieurs groupes de reggae avant de démarrer une carrière solo. Il enregistre en 1995 son premier album de quatre titres, Mais pourquoi ?, qu’il produit et distribue lui-même.
Mister Babylon, réalisé par Tyrone Downie en 1998, et vendu à plus de 5 500 exemplaires, est suivi par un second opus, intitulé Libre, en 2002, sélectionné par la Fnac dans la catégorie « nouvelle scène française ». Il vend un peu plus de 8 000 exemplaires.

Avec plus de 800 concerts à son actif, Abdou Day a joué aux côtés des plus grands noms du reggae : Jimmy Cliff, Culture, The Wailers, Buju Banton. Un album est sorti début 2010, avec des chansons en malgache, en anglais et en français. Des invités sont aux rendez-vous : Jaojoby Eusèbe, Dean Fraser (arrangement des cuivres), l’ex-membre des Wailers Tyrone Downie (arrangement des claviers) ou encore le guitariste Earl Chinna Smith (The Wailers, The Soul Syndicate, Sizzla).

Juin 2010, Abdou Day est sélectionné à l’European Reggae Contest pour représenter la France aux finales européennees du Rototom Sunsplash, qui se déroule fin août à Benicàssim. « Je chante ce que je vois, ce que je ressens et ce que je veux partager avec le monde. Les injustices comme le bonheur… Le ReGasy est mon médium pour ma contribution sur terre », conclut-il, toujours souriant.

 

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