Consommation – Riz ration : Jayen Chellum : « Le riz pakistanais moins cher que celui de l’Inde »

La décision du gouvernement indien d’interdire l’exportation de riz long grain ne devrait pas causer de pénurie à Maurice. Tel est l’avis de Jayen Chellum, président de l’Association des consommateurs de l’île Maurice, qui indique qu’en 2021, la majorité de notre exportation de riz ration venait du Pakistan. D’ailleurs, le prix sur ce marché est inférieur à celui de l’Inde.

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De janvier à septembre 2021, plusieurs cargaisons de riz ration sont arrivées du Pakistan. « Il n’y a qu’au mois d’octobre qu’il y a eu une cargaison de l’Inde. De plus, le prix sur le marché pakistanais est nettement inférieur à celui de l’Inde », précise Jayen Chellum. Compte tenu de cette situation, l’interdiction d’exportation de l’Inde ne devrait pas affoler outre mesure. « La STC a indiqué qu’il y a un stock pour un mois et entre-temps, il y a également des négociations avec le gouvernement indien. L’approvisionnement du Pakistan est toujours possible, comme on l’a fait du reste l’année dernière. »

Jayen Chellum lance ainsi un appel aux Mauriciens pour qu’ils achètent de manière responsable et pensent à ceux qui sont dans le besoin. « Il y a des gens qui ont les moyens, qui achètent le riz en grande quantité pour leurs animaux. Il faut penser aux autres. À ces familles en difficultés qui se nourrissent de ce riz. » Il tient également à faire ressortir qu’il n’y a pas de risque d’augmentation du prix du riz ration, étant donné que le gouvernement prélève déjà Rs 7,20 sur le litre de carburant pour le subventionner.

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Par ailleurs, Jayen Chellum met en garde contre toute tentative des importateurs d’augmenter le prix du riz basmati, contre tenu de la situation. « J’invite le gouvernement à suivre cela de près afin qu’il n’y ait pas d’abus de la part des importateurs. »
Par la même occasion, Jayen Chellum dénonce la décision du gouvernement d’appliquer la TVA sur les produits pharmaceutiques. Cette situation, explique-t-il, ne sera pas seulement au détriment des consommateurs, mais pourrait amener les petites pharmacies à fermer. « À moins que le but soit de favoriser le grand capital, qui a un business dans tous les secteurs. » Il fait un parallèle entre cette situation et les petites boutiques de quartier, qui ont dû fermer au profit des supermarchés. « Rien que dans les Plaines-Wilhems, cinq pharmacies ont fermé. »

Parlant des produits pétroliers, le secrétaire général de l’ACIM explique que la baisse de Rs 5 sur le litre l’essence depuis le dernier budget est insignifiante. « Le prix sur le marché a baissé, le taux de change n’est plus la même et on continue de pratiquer le prix haut. De plus, comme nous l’avons toujours dit, le prix élevé des produits pétroliers pousse l’inflation. » Il regrette par ailleurs que la State Trading Corporation ne communique pas les détails sur les différentes cargaisons de produits pétroliers.

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