Le Chairman et le General Manager de l’OIDC en mission d’éclaireurs dans l’archipel avec l’inauguration de la piste d’atterrissage et de la jetée en vue
En ce troisième et dernier trimestre scolaire de l’année, qui a débuté le 8, des élèves de Grades 7 et 8,et de l’Extended Stream, fréquentant le MEDCO Agalega, se rendent à l’école seulement trois fois par semaine en raison d’un manque d’enseignants. Depuis le premier trimestre, les classes du secondaire dans l’archipel sont grandement perturbées avec le retour de certains enseignants à Maurice. Le-Mauricien a d’ailleurs fait état plus d’une fois des doléances des habitants sur ce problème de mank profeser et de leur cri d’appel en direction des autorités de l’Éducation. « Pena ase profeser kot nou e nou zanfan pe penalize… Bizin anvway nou bann profeser. » Who cares ?
Pour rappel, depuis le second trimestre au MEDCO Agalega, du fait du manque d’effectif, les quatre enseignants en poste, malgré leur dévouement et leur bonne volonté, ont été contraints dans le Time-Table de la semaine d’accorder priorité aux élèves de Grades 9, 10 et 11 afin d’être en mesure de terminer le programme d’études. Ainsi, ces derniers sont à l’école tous les jours de la semaine, tandis que ceux des Grades 7 et 8 et de l’Extended Stream ne s’y rendent que trois jours, et parfois même seulement deux. Notons que deux élèves de Grade 11 feront le déplaceent à Maurice le mois prochain pour participer aux examens de School Certificate (SC).
Le sort de ces jeunes Agaléens, privés de certains jours d’école en ce troisième trimestre scolaire, contraste fortement avec les élèves dans les écoles à Maurice, qui ont cours toute la semaine et mettent les bouchées doubles dans leurs études afin d’être prêts pour prendre part aux examens de fin d’année. La situation à MEDCO Agalega est d’autant plus révoltante que la direction de MEDCO à Maurice et le ministère de l’Éducation sont au courant de ce manque d’enseignants depuis le début du deuxième trimestre.
« Lekol finn repran e pa finn ena okenn devlopman dan sa problem mank proferser-la. Pena okenn konsiderasion pou nou bann zanfan isi », disent sur un ton attristé des habitants. Mais de quelle « égalité des chances pour tous les enfants de la République » osent parler ceux qui ont la responsabilité de l’Éducation nationale. Les habitants déplorent aussi le manque d’intérêt de leurs représentants au Parlement sur cette question et font remarquer qu’ils ont peu entendu la voix des défenseurs des intérêts des Agaléens sur ce problème.
D’autre part, il y a 15 jours, deux hauts cadres de l’Outer Islands Development Corporation (OIDC), en l’occurrence Ravi Jugoo (le nouveau Chairman) et Seewanand Norungee (General Manager), étaient en mission officielle dans l’archipel. Depuis trois ans, il n’y a pas eu de visite de responsables de cet organisme à Agalega et ces deux cadres y ont effectué une visite deux jours, soit du 27 août au 29 août. L’OIDC est désormais sous la responsabilité du Prime Ministers Office (PMO), et selon des témoins dans l’archipel, ces deux cadres seraient venus en éclaireurs en marge de l’inauguration prochaine de la nouvelle piste d’atterrissage et de la nouvelle jetée.
Toutefois, durant leur bref passage, le Chairman et le General Manager de l’OIDC ont eu l’occasion de discuter de plusieurs questions touchant directement la vie des habitants. Et selon des recoupements d’information effectués par Le-Mauricien, le dossier de l’éducation secondaire dans l’archipel a été largement discuté lors d’une rencontre avec les parents.
Ces derniers espèrent que leurs doléances – particulièrement le manque d’enseignants, mais aussi pour une éducation correspondant aux besoins des jeunes – ne sont pas tombées dans l’oreille de sourds et qu’elles seront transmises aux autorités concernées à Maurice.
Affaire à suivre

