Bambous – Construction illégale : Des habitants se mobilisent

Une quinzaine d’habitants de la cité La-Ferme se sont réunis mardi après-midi pour exprimer leur colère concernant la construction d’un bâtiment, à moitié complétée, sur une portion des terres de l’État.

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Antonio Fidèle, habitant dans cette localité depuis plus de 50 ans, se rappelle que dans le passé des habitants de La-Ferme avaient approché les autorités pour obtenir le feu vert en vue d’aménager un jardin d’enfants et une grotte. « Nou ti bien presi le tan nou ti fer sa deman la. Lotorite ti refize. Zordi ene fami pe konstrir enn batiman. Selon nos informations, une invitation a été lancée aux membres du public pour assister le vendredi 25, le samedi 26 et le dimanche 27 à l’inauguration d’un nouveau bâtiment qui a été construit sur cette portion de terrain. Lorsque nous avons appris la nouvelle, nous nous sommes mobilisés pour décider de la marche à suivre. Nous avons donc décidé de déposer une plainte au poste de Bambous. Nous avons appris que des officiers du conseil de district de Rivière-Noire sont venus sur place pour faire un constat. Et que rien n’a été fait depuis. Nou nek tan transpor ti pe fer vaevien en zourne devan batiman. Nanye pa pe bouze », soutient Antonio, un riverain.

Nadine Cupidon, mère de famille, est très remontée. « Pourquoi les autorités ne nous ont pas autorisés à aménager un jardin ou une grotte alors qu’elles ont donné le feu vert pour construire un bâtiment sur une portion des terres de l’Etat ?  Pourquoi cette politique de deux poids, deux mesures ?» se demande-t-elle d’autant plus que dans le passé les autorités ont contraint les squatters à libérer cet espace et leur ont accordé un terrain pour construire sur une autre portion de terrain à Bambous.

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Dany Appadoo n’a pas manqué de rappeler le nombre de personnes à Maurice qui occupent illégalement des terrains. « Pa kapav ena de pwa de mezir », renchérit Bianka Poorun, un autre habitant qui ajoute : « Bizin kone ki sanela deryer sa proze la. »
Wendy Narainen se fait des soucis pour les enfants d’autant plus que le nouveau bâtiment se situe dans un tournant dangereux, sans compter la pollution sonore que cela pourrait occasionner, surtout les matins et les soirs.

John Anseline, conseiller du village de Bambous et représentant de ce village au sein du conseil du conseil de district de Rivière-Noire, fera ressortir : « j’ai été le premier à soulever la question au conseil de district lors d’une réunion en présence de tous les représentants de villages. J’ai demandé de référer le cas aux instances concernées. J’ai bien fait comprendre que je me suis toujours opposé aux constructions. Et si jamais le conseil apprend qu’il y aurait des constructions illégales, peu importe le lieu, les autorités concernées doivent réagir. Je demande aux autorités de prendre leurs responsabilités. »

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