35 % des adultes dans le monde sont atteints d’obésité ou de surpoids.
Les habitudes à adopter sont : une alimentation équilibrée, une activité physique régulière et une surveillance de l’indice de masse corporelle (IMC) dès le plus jeune âge.
Chaque année, la Journée européenne de l’obésité est l’occasion de faire un point sur cette maladie en France. C’est une véritable lutte contre un fléau de santé publique qui se met en place sur le territoire avec des campagnes d’information mais aussi des centres spécialisés pour accompagner les patients sévèrement atteints.
L’obésité en chiffres
Les problèmes de poids ont nettement augmenté depuis 1997 (selon les enquêtes nationales ObEpi sur l’obésité et le surpoids). Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 35 % des adultes dans le monde sont atteints d’obésité ou de surpoids. Cette épidémie d’obésité touche les adultes mais aussi les plus jeunes : 1 enfant sur 5 est en surcharge pondérale soit 1,7 millions des moins de 15 ans. Une épidémie qui n’épargne pas les ménages les plus fragiles. Ils sont ceux qui ont le plus de difficultés à modifier des habitudes alimentaires déséquilibrées mais très énergétiques.
Les problèmes de poids sont un enjeu de santé publique. Le plan PNNS vise à améliorer l’état de santé de l’ensemble la population en agissant sur l’un de ses déterminants majeurs : la nutrition.
Pour lutter contre le surpoids et éviter les troubles de santé liés à l’obésité (diabète de type 2, hypertension artérielle, maladies respiratoires ou articulaires…), certaines habitudes sont à adopter. Une alimentation équilibrée et une activité physique régulière tout d’abord, mais aussi une surveillance de l’indice de masse corporelle (IMC) dès le plus jeune âge.
Le diagnostic de l’obésité passe notamment par le calcul de l’indice de masse corporelle (IMC), méthode qui reste à ce jour le seul moyen simple pour estimer la masse grasse d’un individu. L’IMC correspond au poids (en kg) divisé par le carré de la taille (en mètres).
Selon la classification de l’OMS, on parle de surpoids lorsque l’IMC chez l’adulte est supérieur à 25 et d’obésité lorsqu’il dépasse 30. Chez l’enfant, il faut se référer aux courbes de croissance présentes dans les carnets de santé. En effet, dès la naissance, la croissance de l’enfant doit être surveillée (courbes de valeurs IMC en fonction de l’âge) pour établir un dépistage précoce. Ce suivi continue chez les adultes notamment pour les populations les plus défavorisées.
Un examen de prévention en santé est possible pour tous les assurés du régime général de la Sécurité sociale. Il permet de faire le point sur de nombreux aspects de la santé et notamment de repérer des problèmes de surpoids ou d’obésité.
L’obésité et le surpoids surviennent à cause d’une malnutrition accompagnée d’une dépense énergétique réduite. La consommation d’aliments sains (riche en fruits, en légumes, en poisson et en céréales complètes) doit donc être associée à une activité physique régulière : au moins 30 minutes chaque jour pour les adultes et 60 minutes pour les enfants. Il est recommandé de préférer par exemple la marche aux transports en commun ou encore l’escalier à l’ascenseur.
Dépistage et prise en charge de l’ obésité
La prise en charge des patients a été établie en trois niveaux : le dépistage et l’orientation (1er niveau recours) puis le recours aux professionnels de la santé spécialisés dans la nutrition (2e niveau recours) pour finir par le traitement dans un centre spécialisé (3e niveau recours).
Les patients atteints de cette maladie doivent être suivis par leur médecin traitant ou un pédiatre pour les enfants. Les médecins du travail, les médecins scolaires et de protection maternelle et infantile (PMI) interviennent également au niveau de la prise en charge.
Les conséquences médicales sont importantes mais il convient d’enrayer la progression de la maladie, et de réduire l’exclusion sociale et la stigmatisation professionnelle dont les personnes obèses sont victimes. Ensuite, si c’est nécessaire d’autres professionnels de la santé comme les spécialistes de la nutrition, les endocrinologues ou les chirurgiens prennent le relais
—
Le saviez-vous ?
Anorexie et boulimie : détecter les troubles de l’alimentation
S’alimenter peut s’avérer être une tâche difficile pour certaines personnes. Dès que des troubles de l’alimentation surviennent il ne faut pas attendre pour consulter son médecin traitant.
L’accompagnement médical est indispensable.
—
Novo Nordisk
Le traitement anti-obésité réduit
le risque de maladie cardiaque
L’action de la société pharmaceutique danoise Novo Nordisk a grimpé mardi à un niveau record après les résultats d’une étude montrant que son traitement contre l’obésité réduisait de 20% les risques d’accident cardiovasculaire.
Les résultats préliminaires de l’étude montrent que les patients prenant le médicament Wegovy (semaglutide) – prescrit pour perdre du poids – ont 20% de risques en moins de souffrir d’un accident cardiovasculaire, tel qu’une crise cardiaque ou un AVC, a indiqué le laboratoire dans un communiqué publié sur son site.
L’étude a été menée sur 17.604 adultes de 45 ans qui étaient soit en surpoids soit obèse. Ils ont reçu le médicament ou un placebo sur une période de cinq ans.
« Nous sommes très satisfaits des résultats », a salué Martin Holst Lange, PDG en charge du développement chez Novo Nordisk – numéro un mondial de l’insuline.
A la Bourse de Copenhague, le titre a terminé en hausse de 17%.
« Bien que les résultats de l’étude (…) doivent encore être confirmés par un examen minutieux des pairs, ils démontrent qu’il est urgent de proposer aux patients souffrant d’obésité ce médicament efficace et sûr afin de prévenir de futures maladies », a souligné Simon Cork, médecin et maître de conférence en physiologie à l’université Anglia Ruskin au Royaume-Uni, qui relève que l’obésité et ses conséquences sur la santé coûtent au système de santé publique britannique « plus de 6 milliards de livres par an ».
« Cela permettra non seulement aux organismes de santé de réaliser d’importantes économies financières, mais aussi aux personnes concernées de bénéficier d’une meilleure qualité de vie », a-t-il dit.
L’entreprise danoise Novo Nordisk, qui produit à la fois le Wegovy et l’Ozempic – un autre traitement antidiabétique -, a fait état en mai d’une hausse de 39% de son bénéfice net au premier trimestre par rapport à la même période en 2022, engendrée par la vente des traitements de l’obésité.
Mi-juillet, l’Agence européenne des médicaments, dont le siège se trouve à Amsterdam, a annoncé qu’elle examinait « les données sur les risques de pensées suicidaires et d’automutilation avec les médicaments (…), dont l’Ozempic (semaglutide), le Saxenda (liraglutide) et le Wegovy (semaglutide) ».
Novo Nordisk compte déposer cette année une demande d’autorisation pour étendre l’indication Wegovy aux États-Unis et dans l’Union européenne, selon le communiqué.
Les résultats détaillés de l’essai seront présentés lors d’une conférence scientifique plus tard en 2023.
La concurrence pour les traitements contre l’obésité est féroce dans l’industrie pharmaceutique: plus d’un milliard de personnes dans le monde sont obèses, selon l’OMS.

