Black Label & Stag Party — Writ of Mandamus : Dip plaide le secret de l’instruction

Le commissaire de police, Anil Kumar Dip, plaide le secret de l’instruction pour contester le Writ of Mandamus réclamé par l’officiant religieux et travailleur social Vivek Pursun dans l’enquête sur la Black Label & Stag Party. De par cette démarche, ce dernier demande à la cour d’assigner le commissaire de police et l’Independent Commission against Corruption (ICAC) pour des explications au sujet de l’implication présumée de l’Attorney General et ministre des Affaires étrangères, Maneesh Gobin, et l’ex-Parliamentary Private Secretary Rajanah Dhaliah, dans le scandale de Bribe Monies de l’ordre de Rs 3 millions en vue d’allouer le bail sur le terrain de chasse d’une superficie de 276 hectares à Grand-Bassin.

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La demande du pandit Vivay Kanum (Vivek) Pursun porte sur un Writ of Mandamus à l’encontre du commissaire de police et de l’ICAC pour que ces derniers se décident de diligenter l’enquête Maneesh Gobin, et le cas échéant, de procéder à son interrogatoire, arrestation et inculpation. L’affaire a été appelée Pro Forma hier devant la cheffe-juge, Rehanna Mungly-Gulbul.

Toutefois, dans un affidavit, rédigé par les soins de Me R. Camiah, Deputy Chief State Attorney, le commissaire de police affirme que « Vivek Pursun has misconstrued the concepts of Secret d’Instruction and the purport of section 81 of the Prevention of Corruption Act and this prayer amounts to an abuse of process of this Court ». Plus loin, Anil Kumar Dip avance que cette démarche, qui constitue « a potential breach of the separation of powers, does not disclose an arguable case inasmuch as Vivek Pursun has failed to substantiate the alleged grounds for judicial review and establish their relevance and applicability ».

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Cette nouvelle demande du pandit Pursun intervient après l’échec de la Private Prosecution intentée à Maneesh Gobin et Raj Dhaliah, le Directeur des poursuites publiques (DPP) ayant signifié son intention que ces procédures soient Discontinued. Le DPP avait estimé qu’il y avait insuffisance de preuves dans le dossier qui lui avait été fourni par les hommes de loi du pandit Pursun pour les besoins de la Private Prosecution et qu’il préférait attendre les conclusions de l’enquête de l’ICAC, qui a démarré au moins depuis mars dernier.

À ce jour, l’ICAC a procédé à l’arrestation de l’un des protagonistes dans cette affaire, notamment l’ancien Parliamentary Private Secretary (PPS), le 31 août dernier, sous une accusation provisoire de trafic d’influence en contravention de la section 10 de la Prevention of Corruption Act (PoCA). Toutefois, l’ICAC s’est bien gardée d’ouvrir le chapitre consacré à Maneesh Gobin. Une décision que le pandit Pursun juge « aberrante ».

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Dans cette nouvelle affaire, l’ICAC et le commissaire de police ont été assignés en tant que défendeurs, tandis que l’Attorney General, Rajanah Dhaliah, le Premier ministre, Pravind Jugnauth, et Harryduth Ramnarain ont été assignés comme co-défendeurs. De son côté, la représentante du DPP a indiqué que ce dernier se conformerait à la décision de la cour. L’affaire sera appelée de nouveau le 9 octobre.

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