Assemblée Régionale de Rodrigues : Les spéculations s’accentuent au sujet de la passation de pouvoir

À plus ou moins brève échéance, encore quelques mois tout au plus, aura lieu la passation de pouvoir entre le chef commissaire actuel, Johnson Roussety, et son adjoint, Franceau Grandcourt. C’est-à-dire que Franceau Grandcourt sera le nouveau chef commissaire et que Johnson Roussety sera son adjoint. C’est ce qui est stipulé dans l’accord électoral de l’Alliance Libération.

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Plusieurs partis politiques sont en alliance pour former ce présent gouvernement régional, soit le Front Patriotique Rodriguais Écologique de Johnson Roussety, l’Union du Peuple de Rodrigues de Franceau Grandcourt, le PMSD Rodrigues de Vincent Perrine, le Mouvement Indépendantiste Rodriguais de Jocelin Louis et le Mouvement Militant Rodriguais de Christian Léopold. Ce schéma quelque peu inhabituel donne lieu à toutes sortes de spéculations. Certains pensent que ce sera pour le meilleur, alors que d’autres pensent justement le contraire. Les réseaux sociaux s’enflamment à coup de menaces, d’intimidations et de mises en garde à l’intention des « petits copains » et des partisans d’un parti ou de l’autre. Alors que le petit peuple assiste, passif, silencieux et soumis, à ce qui aura probablement lieu dans pas longtemps.

Le 29 octobre, lors de l’inauguration d’un centre agricole à Terre-Rouge, Johnson Roussety avait déclaré que son mandat en tant que chef commissaire tirait bientôt à sa fin. « Mo pre pou rann patant », avait-il dit. Il faut également faire ressortir que l’Organisation du Peuple de Rodrigues (OPR) de Francisco François ne cesse de clamer haut et fort « que les choses ne vont pas s’améliorer avec le présent gouvernement, passation de pouvoir ou pas, et que le pire reste à venir. Attendons voir. Comme le dit souvent le Premier ministre,  anou atan nou gete ».

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Ce même scénario a déjà été vécu à Maurice il y a quelques années, quand Anerood Jugnauth avait passé le flambeau à Paul Bérenger, faisant de celui-ci le Premier ministre de la République de Maurice. Dans le jargon, cela s’appelait un partage de pouvoir à l’israélienne. Ce qui avait déplu à bon nombre de citoyens au moment des faits. Ici, cela va s’appeler un passage de pouvoir à la rodriguaise. Une première dans l’histoire politique locale.

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