« On n’en peut plus, on ne sait plus quoi faire ». Réaction de la vice-présidente de la SME Chambers, Maya Sewnath, suite à la nouvelle compensation salariale annoncée par le ministre des Finances, ce jeudi 7 décembre.
Pour cette dernière, c’est l’effet d’une douche froide, la menace de licenciement et de fermeture guettant les PME.
Elle est catégorique : les petits opérateurs ne pourront pas s’aligner une nouvelle fois à une hausse salariale imposée par le gouvernement, car nombreux n’ont pas de marges de manoeuvres.
« Nous ne sommes pas contre, mais le contexte économique n’est pas pris en compte, beaucoup se retrouveront dans l’incapacité de faire face. On nous mène vers une mort lente », déplore-t-elle.
Pour rappel, la compensation salariale variera entre un minimum de Rs 1 500 et un maximum de Rs 2 000. Cette compensation sera applicable dès janvier 2024. Ainsi, un employé percevra au minimum Rs 18 500 comme revenus.
« Les PME sont délaissées alors que nous contribuons à l’économique. D’ailleurs nous ne sommes jamais invités lors des consultations, afin d’évoquer les problèmes que rencontrent notre secteur », dénonce-t-elle.
Face à cette tension, la SME Chambers a lancé un ultimatum jusqu’au 15 décembre au ministre des Finances, Renganaden Padayachy, pour une rencontre afin d’avoir des éclaircissements.

