La Horse Racing Division (HRD) a entamé une série d’entretiens dans le but de renforcer son équipe pour la saison prochaine et tenter de redorer son blason. Après l’épisode Wayne Wood, qui a rapidement compris que cette instance était un outil dépendant visant à passer le contrôle des courses d’une entité indépendante aux mains biaisées des instances étatiques pour servir les desseins du nouvel organisateur des courses, Deanthan Moodley, le plus compétent de tous les membres de la HRD, a été une véritable montagne russe.Ainsi, après avoir été vivement critiquée au cours de la saison 2023, tantôt pour sa grande mansuétude envers la PTP, tantôt pour l’avoir mise au pas, la HRD de Moodley a perdu sa crédibilité et sa raison d’être et aspire maintenant à rebondir. L’épisode suivant celui de Ryaz Mohamed Khan, jeté en pâture aux loups de la PTP, n’a été qu’un commode pansement. D’où la vague de changements et d’arrivées prévus par cet organisme.
Cependant, la tâche de la HRD s’annonce ardue, non pas en raison d’un manque de qualité ou d’une insuffisance de son personnel, mais en raison de sa dépendance et de sa capacité à travailler en toute liberté. Elle entend renforcer ses équipes, ce qui est une bonne chose en soi, mais tant qu’elle ne sera pas libérée de la tutelle de la GRA, totalement inféodée au système hippique actuel, elle demeurera une marionnette entre deux marionnettistes. Sous la pression constante de la Gambling Regulatory Authority et du PTP de Jean Michel Lee Shim, la HRD se trouve constamment entre le marteau et l’enclume, limitant son espace pour travailler en toute indépendance au bénéfice de l’industrie des courses et des turfistes.
Marie Claire Domaingue à la HRD ?
Divers postes clés sont à pourvoir au sein de la HRD qui aspire en premier lieu à avoir son propre vétérinaire en chef. De sources généralement bien informées, nous avons appris que Marie Claire Domaingue est la seule et unique vétérinaire interviewée pour ce poste crucial. Jusqu’à présent, elle travaillait pour le compte de la People’s Turf PLC. Si elle est acceptée, elle exercera ses fonctions sous la tutelle de la HRD.
Par ailleurs, la HRD est à la recherche d’un juge du départ. Face aux nombreuses bévues du starter Ravi Rawa, actuellement sous le coup d’un “final and last warning”, la HRD met tout en œuvre pour trouver un remplaçant qualifié. Il est à rappeler qu’il y a quelque temps, la HRD avait exprimé, par l’entremise de son ancien patron Wayne Wood, la chasse à un vrai juge du départ. Cependant, elle est restée dans les stalles et a dû se résoudre à faire confiance à Ravi Rawa, dont la prestation cette saison a été encore loin d’être convaincante, mais aussi imprévisible, et qui trouve toujours des explications farfelues pour justifier l’injustifiable.
En matière de sécurité, la HRD envisage d’embaucher Coowar Damadarsing, qui a finalement quitté la People’s Turf PLC, en raison des ingérences répétées de son Chief Executive Officer, K. K. Ubheeram. Le courant n’est jamais passé entre ces deux hommes, car ce dernier a toujours ignoré ses recommandations. Il est vrai que ce dernier possède une bien meilleure maîtrise que le CEO de la PTP dans de nombreux domaines, notamment l’entretien de la piste et de la sécurité. Coowar Damadarsing sera peut-être accompagné par d’autres anciens employés du Mauritius Turf Club, parmi lesquels le nom le plus
chuchoté est celui de Vivekanand Seeburnah.
La HRD travaille également sur la nouvelle composition de son équipe des commissaires des courses pour la saison 2023. Les entretiens ont déjà commencé, et parmi ceux déjà interviewés, citons Ally Mohedeen et Avissen Lingen. Comme on le sait, le premier nommé est un journaliste hippique de longue date devenu rédacteur en chef à l’Express Turf, tandis qu’Avissen Lingen est actuellement “trainee judge” à la HRD, après avoir été un employé de la GRA.
Un journaliste candidat au poste de stipe
À noter que les collègues d’Ally Mohedeen, le reporter Jonathan Chatigan et le collaborateur Nitin Leckraj exercent les jours de courses comme animateur et consultant de la People’s Turf PLC respectivement. Si Nitin Leckraj est une figure hippique confirmée qui a aussi collaboré dans le passé avec le MTC, cependant Jonathan Chatigan vient tout juste de se lancer dans l’arène des animateurs audiovisuels en remplacement de Thierry Ng, qui a émigré au Canada.
La grande question est de savoir qui sera le Chief Stipe de la HRD l’année prochaine. Il se pourrait que ce soit toujours Riyaz Mohamad Khan, mais les menaces, à peine voilées, lors de la violente altercation avec du CEO de la PTP, K.K. Ubheeram, dimanche dernier au Champ de Mars, ont ruiné ses chances de rester en poste, mais sait-on jamais, car les candidats de calibre à ce poste actuellement sont rares. Pour rappel le fantasque CEO de PTP l’a accusé d’avoir tenté d’influencer les apprentis et les jockeys mauriciens, qui avaient refusé de poursuivre la journée, estimant que les conditions étaient dangereuses.
Qui succédera à Riyaz Mohamad Khan ?
Si tel est le cas, qui succédera à Riyaz Mohamad Khan ?Un nom revient de temps à autre, c’est celui de Jameel Subratty, qui n’est pas inconnu dans le monde du turf mauricien et qui aurait agi comme stipe au Sri Lanka. Chacun sait que Jameel Subratty entretient de très bonnes relations avec Jean Michel Lee Shim à qui il avait introduit Wayne Wood. Jameel Subratty a aussi été propriétaire de chevaux sous l’ère du Mauritius Turf Club, avec qui il a eu maille à partir il y a plusieurs années. Il n’est pas exclu qu’au final ce soit un Australo-Mauricien d’expérience et efficace, mais qui a parfois été dans la controverse, Ian Paterson, qui soit appelé à la rescousse.
Entre-temps, deux des trois commissaires des courses en poste, à savoir le Chief stipe Riyaz Mohamad Khan et S.Takhan, quitteront Maurice le 22 décembre prochain pour des “vacances” en Inde, soit après le “soft launching” du Centre Équestre de Petit Gamin, prévu pour le 20 décembre. Seul T.S. Mahendher restera au pays pour assurer la gestion des affaires courantes de la HRD en attendant que la nouvelle saison hippique ne démarre. D’ici là, il y aura encore beaucoup d’eau qui coulera sous les ponts !

