Opération Koup Zanana saison II : la problématique de l’Est dans la stratégie du No 4 au No 14

Les fonctions du président du District Council de Flacq non seulement boycottées mais le principal concerné lui-même sous pression avec la MRA à ses trousses

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Navin Ramgoolam tente une percée au No 10 en multipliant les contacts et aussi sa présence sur le terrain

La stratégie de la reconquête du pouvoir du MSM autour du No 4 au No 14 est mise à rude épreuve avec la situation prévalant à l’Est, notamment à Flacq/Bon-Accueil (No 9) et à Montagne-Blanche/Grande-Rivière-Sud-Est (No 10). En toile de fond non seulement la démission soudaine de Vikram Hurdoyal de l’Assemblée nationale après sa révocation comme ministre de l’Agro-industrie du gouvernement de Pravind Jugnauth mais aussi en raison de la cohabitation difficile, pour ne pas dire impossible, entre des élus du parti au pouvoir et le District Council de Flacq depuis la fin de l’année dernière – ayant vu l’élection de Chandra Dev Bundhoo aussi connu comme Vicky à la présidence.

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Dans l’intervalle, avec les prochaines élections générales étant pratiquement derrière la porte, les ministres Deepak Balgobin et Sudheer Maudhoo, aussi bien que le Parliamentary Private Secretary (PPS) Vikash Nuckcheddy, du No 9 (Flacq/Bon Accueil), de même que le ministre Sunil Bholah du No 10 (Montagne-Blanche/Grande-Rivière-Sud-Est) tentent le tout pour tout en vue de faire le forcing sur le terrain. De son côté, le Parti travailliste tente de reprendre d’assaut le No 10, le leader du parti et ancien Premier ministre Navin Ramgoolam pouvant y poser ses valises une deuxième fois pour les prochaines législatives.

Depuis décembre 2023, les élus du MSM de l’Est se sont retrouvés en situation conflictuelle avec le conseil de district de Flacq, ayant résulté dans la chute de Kishore Jeewooth, le favori de Vikram Hurdoyal, comme Chairperson. Les choses ne se sont pas pour autant résolues depuis l’installation de Vicky Bundhoo à la présidence depuis le 29 décembre, des conseillers de district ayant voté pour lui, contre celui choisi par le MSM, affirmant subir des persécutions et des pressions.

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Depuis le début de l’année, les relations entre le pouvoir et le District Council semblent ne pas être au beau fixe. Le dernier épisode en date remonte à vendredi dernier, soit lors de la tenue d’une fonction officielle en l’honneur des athlètes venant de Flacq, 18 au total, ayant brillé lors des derniers Jeux des iles de l’océan Indien, tenus à Madagascar.

L’invitation avait été lancée aux élus du gouvernement des circonscriptions No 9 et No 10. Mais aucun du MSM n’a répondu présent à l’exception du Deputy Speaker, l’élu du Muvman Liberater, Zahid Nazurally. Cette absence des élus serait une claire indication des rapports entre le MSM et l’équipe dirigeante au conseil de district.
En parallèle, les pressions et persécutions contre des conseillers du District Council se multiplient. Le Chairperson Vicky Bundhoo serait la cible d’une traque fiscale de la Mauritius Revenue Authority (MRA) de ses affaires. Le principal concerné est appelé à s’expliquer sur son business et ses finances, entre autres.

Par ailleurs, une conseillère, siégeant au conseil de district, aurait consigné une Precautionary Measure à la police affirmant avoir eu vent de représailles contre elle et une probable descente des forces de l’ordre à son domicile. Elle est déjà depuis quelque temps dans le viseur, l’école maternelle qu’elle gère faisant l’objet d’une série inspections dernièrement.

Sur le terrain, le MSM en vue de renverser la vapeur a organisé un régional élargi en fanfare au No 9 la semaine dernière en présence du Premier ministre et leader du parti Pravind Jugnauth à Laventure aussi bien qu’un comité régional du No 10 à MKS Hall à Caroline au No 10, où l’on a fait abstraction de la démission du Parlement de Vikram Hurdoyal. En cette fin de mandat, le ministre Sunil Bholah se retrouve e esseulé dans cette circonscription, l’autre élu du gouvernement étant issu du camp Muvman Liberater.

En contrepartie, le PTr suit la situation de près surtout après la défection signée Vikram Hurdoyal qui dans son passé en politique a été très proche des travaillistes, notamment de l’ancien ministre Anil Bachoo. Les rouges comptent en tirer un grand capital politique auprès des pro-Hurdoyal qui se sentent trahis par le MSM après cette révocation floue.

Des milieux informés au sein du Labour, on laisse entendre que l’ancien Premier ministre pourrait déposer une deuxième fois ses valises au No 10 pour les prochaines législatives après la défaite essuyée en 2019, battue par Hurdoyal par 5716 voix. Ces dernières semaines, Navin Ramgoolam aurait multiplié les contacts avec la base travailliste dans cette circonscription de l’Est dont ses principaux agents.

Le leader du Parti Travailliste est aussi de plus en plus vu au No 10 pour participer à des fonctions socioculturelles, mais aussi d’ordre privé chez des notables et des familles influentes à l’Est. Après avoir songé à un retour au No 5 (Pamplemousses/Triolet), il se serait ravisé, surtout en prenant en compte le changement des délimitations de cette dernière circonscription aussitôt que le redécoupage électoral sera activé lors de la dissolution du Parlement. Bien qu’on nie qu’il n’y a pas encore eu de rapprochement entre Navin Ramgoolam et Vikram Hurdoyal, l’on voit difficilement un soutien des partisans de l’ancien au MSM, au profit des travaillistes. Ces secousses politiques semblent déjà déstabiliser la stratégie du No 4 au No 14.

Affaire à suivre…

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