Un médecin employé à la Mediclinic de Coromandel fait actuellement face à une accusation provisoire d’attentat à la pudeur. Il aurait fait des attouchements sur une jeune patiente de 20 ans à la Mediclinic en début de semaine et lui a envoyé un message et sa photo via WhatsApp. Sans avoir été arrêté, il a simplement comparu devant la Cour de district des basses Plaines-Wilhems à Rose-Hill. La police n’a présenté aucune objection quant à sa remise en liberté. Une décision diversement commentée au sein de la police.
Les faits se sont produits lundi dernier. Une jeune femme de 20 ans, habitant Beau-Bassin, souffrant de gastro-entérite, s’était rendue à la Mediclinic de Coromandel vers 17h. Une dizaine de minutes plus tard, un médecin dont le nom lui est inconnu lui a demandé de s’allonger sur la table d’examen de la salle de consultation.
Pendant que le médecin l’examinait, il a passé sa main sous sa chemise et a touché son soutien-gorge avant de placer son stéthoscope sous le T-shirt. La jeune femme estime cependant qu’il a fait des attouchements sur sa personne sans son consentement. Qui plus est, il y aurait aussi entorse au protocole en vigueur dans les établissements de santé car une nurse aurait dû être présente dans une telle situation. La jeune femme a immédiatement quitté la salle de consultation et est sortie pour raconter l’incident à sa mère, qui l’avait accompagnée à la Mediclinic.
Le même jour, une fois rentrée chez elle, elle a reçu un message via WhatsApp du médecin en question, en ces termes : « Salut, ça va ? », accompagné de la photo du médecin. Tard dans la soirée, la jeune femme a porté plainte au poste de police de Coromandel. Elle affirme qu’elle peut identifier le médecin et a souhaité être examinée par le Police Medical Officer.
Durant la semaine, le médecin a comparu en Cour de district de Rose-Hill mais sans avoir été arrêté par la police. Le fait que la police ne l’ait pas arrêté et n’ait présenté aucune objection quant à sa remise en liberté devant la Cour suscite des interrogations dans les milieux policiers, où l’on se demande si l’intervention d’un de ses proches, un chef inspecteur de police, n’y serait pas pour quelque chose.
Affaire à suivre…

