Après avoir abordé le volet Law & Order lors de sa précédente conférence de presse, Linion Moris a enchaîné, hier, avec la présetation de sa vision économique, laquelle s’articule autour de quatre items, soit « l’inflation et le pouvoir d’achat; la guerre sans faille contre la mafia, la drogue, la fraude et la corruption; la création de nouveaux secteurs et d’emplois; et l’avenir des pensions ». Les quatre intervenants étaient Dev Sunnasy, Nando Bodha, Fadhil Mollabux et Keshav Gooroosawmy, qui ont tiré la sonnette d’alarme sur le fait que « le secteur privé n’investit plus dans la production » tandis que « le secteur des PME est en berne ».
Après avoir proposé en 2023 un budget alternatif et sa vision pour le développement économique du pays, par le biais d’un document intitulé Trust is all we need, Mauritius back to work, avec en ligne de mire 2050, Linion Moris affûte ses armes en prévision des prochaines législatives. Dev Sunnasy, le responsable du dossier Économie et Finances au sein du parti, a brossé un sombre tableau de la santé économique du pays, en mettant l’emphase sur la nécessité de met prop partou.
Pour combattre la fraude, la corruption, le trafic d’influences et la drogue, dit-il, « il faudrait implémenter plusieurs lois, dont la Freedom of Information Act, mais aussi annuler les deux ans de protection sous la Public Officials Protection Act ». Quant à la Public Interest Disclosure Act, « elle doit constituer une priorité pour protéger les fonctionnaires et autres Whistleblowers qui font des dénonciations ». Remettant en question la constitutionnalité de la Financial Crimes Commission (FCC), il soutient que « le DPP doit absolument retrouver ses pleins pouvoirs ».
Les quatre intervenants s’accordent à dire que le premier objectif de Linion Moris demeure une réindustrialisation massive dans différents secteurs. Dev Sunnasy a ainsi énuméré des propositions, dont le transfert de la Mauritius Investment Corporation (MIC) à la State Investment Corporation (MIC). « Du coup, la SIC héritera des Rs 80 milliards de la MIC, dont Rs 27 milliards encore inutilisées. » Il ajoute que « la SIC devra en outre accompagner les PME dans l’action des divers secteurs, agricole, innovation et recherche, entre autres. »
Nando Bodha a, pour sa part, plaidé en faveur d’une réorganisation du ministère des Finances avec l’implémentation d’une « économie pour le peuple » Il ajoute que « les ministères liés au développement économique seront clustérisés » et que « les secrétaires permanents/SCE devront travailler ensemble avec l’objectif du Projects Delivery on-time ».
Parmi les autres propositions faites par Linion Moris, on note notamment « la création d’un centre de recherches de très haut niveau international avec les meilleurs experts internationaux dans plusieurs secteurs ». Mais aussi « bâtir une flotte de navires de pêche en haute mer et réduire drastiquement nos importations de fruits de mer; l’investissement dans l’autosuffisance alimentaire et les cultures; la dépénalisation du cannabis et la production locale de chanvre industriel ».

