Shafeeck Jhummun réclamait la radiation des accusations de torture animale à son encontre. La justice n’a pas accédé à sa demande.
Dans un jugement rendu la semaine dernière, la magistrate Veda Dawoonauth, siégeant à la cour de Pamplemousses, a estimé que l’accusation provisoire contre l’homme d’affaires a « sa raison d’être. »
Cette affaire remonte à mars 2023 lorsque Shafeeck Jhummun avait été placé en état d’arrestation suivant la saisie de plusieurs singes. Lors d’une descente des lieux une ferme, des officiers du ministère de l’Agro-industrie avaient découvert des singes vivant dans des conditions déplorables.
L’un des enquêteurs avait déposé et décrit que ces animaux vivaient sans eau, ni nourriture et étaient enfermés dans des cages. Il avait aussi expliqué comment le suspect avait été placé en état d’arrestation et a souligné qu’une accusation provisoire d’acte de torture avait été logée contre lui.
Dans cette affaire, Shafeeck Jhummun, via son homme de loi, Imteeaz Mamoojee, avait logé une demande de radiation des accusations à son encontre. Une demande refusée par la justice.
Dans son verdict, la magistrate fait ressortir qu’elle estime que la police avait toutes les raisons de procéder à l’arrestation du suspect et de loger une accusation provisoire. Les forces de l’ordre avaient des soupçons que des actes de torture avaient été commis envers des animaux.
À savoir que le bureau du DPP est représenté par la State Counsel Hanna Sayed-Hossen.

