Farhad Aumeer, PTr : « La CSG est un fiasco »

Farhad Aumeer, parlementaire du parti Travailliste, a commencé son intervention par la performance économique du pays. Puis, abordant la Contribution sociale généralisée (CSG), il a lancé : « Imported CSG worked very well in France, mais à Maurice, elle s’est révélée être un fiasco, car les coffres sont vides. Since its inception, the CSG fooled the people of this country. Les fonds ont été siphonnés du National Pension Fund. There is no cash left. D’ailleurs, ils ont eux-mêmes confirmé au Parlement qu’il ne reste plus rien ! It is a smack in the face of good governance of public funds. Que s’est-il passé avec le NPF ? De mauvais placements à l’étranger ? L’avenir nous le dira. »
L’orateur a expliqué que le Mauricien moyen peut aujourd’hui difficilement boucler son budget mensuel, citant des facteurs comme la hausse du coût du fret, la dépréciation de la roupie et l’inflation. Il prévoit ainsi que les prix continueront d’augmenter dans les prochains mois en raison des tarifs du fret et « parce que rien n’a été fait pour endiguer la dépréciation de la roupie ».
Farhad Aumeer avance que ce budget a bénéficié de plusieurs qualificatifs, tels que décousu, « réchauffé », électoraliste ou encore illusionniste. Cependant, pour lui, le terme qui le résume le mieux, c’est « budget barbe à papa » ou « bidze kalamindas ». Pour autant, « l’heure du sursaut a sonné, et tout citoyen responsable devrait se soucier de la dégradation des finances publiques et de l’héritage de ce gouvernement en partance à nos enfants ».
Il a aussi mentionné la dégradation de la dette publique, à Rs 501 milliards aujourd’hui, arguant que « ce n’est pas d’un PIB à Rs 1 trillion dont il faut parler, mais plutôt du fait que chaque enfant qui va naître aura une dette de Rs 1 million sur sa tête ». Il estime de fait que les mesures proposées par le gouvernement « ne s’attaquent pas aux vrais problèmes du pays », notamment la prolifération de drogues.
Il n’a pas non plus manqué de rappeler les scandales Molnupiravir et Pack & Blister, mais aussi l’exode de jeunes professionnels et la nécessité de consolider et mieux gérer les réserves du pays. Il s’est aussi interrogé sur l’indépendance de la Mauritius Investment Corporation.

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