Rémunération d’un Senior Adviser au PMO  — Adrien Duval dénonce des abus

Le député Adrien Duval a interpellé le gouvernement sur la rémunération d’un Senior Adviser du Prime Minister’s Office (PMO), estimant que celle-ci atteint un niveau sans précédent et soulève un problème de cohérence avec le discours officiel d’austérité.

Selon les chiffres avancés, l’un de ses Senior Advisers percevrait un package annuel de plus de Rs 5,16 millions, comprenant salaire, allocations, avantages, deux mois de gratuity et le 13ᵉ mois, soit environ Rs 430 000 par mois. À titre de comparaison, Adrien Duval relève que les Senior Advisers sous l’ancien gouvernement percevaient des rémunérations sensiblement inférieures. Il cite notamment un ancien Senior Adviser au PMO, dont le salaire mensuel s’élevait à Rs 151 000. Le député estime qu’à ce rythme, la rémunération actuelle représenterait près de Rs 25,8 millions sur cinq ans, uniquement au titre de Senior Adviser.

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Toutefois, cette comparaison est jugée partiellement contestable par certains observateurs. Le Senior Adviser visé est en effet un économiste doté d’une expertise technique et institutionnelle plus marquée que celle de conseillers à dominante politique ayant exercé sous le précédent régime. Cette différence de profil peut justifier un niveau de rémunération plus élevé.

Cela étant dit, même en tenant compte de cette expertise, les montants avancés apparaissent hors normes. Aucun cadre public clairement établi ne semble aujourd’hui expliquer un tel écart de rémunération, y compris pour un expert économique reconnu, au sein d’une fonction relevant directement de l’appareil d’État.

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Le débat dépasse ainsi la seule comparaison entre gouvernements et met en lumière l’absence de normes transparentes encadrant la rémunération des Senior Advisers. Plusieurs sources estiment qu’il est nécessaire de définir des grilles claires, des plafonds et des critères publics, afin d’éviter toute perception de négociation au cas par cas.

Adrien Duval affirme fonder son analyse exclusivement sur les documents officiels transmis au Parlement par le Premier ministre lui-même, estimant que la question posée est moins celle des personnes que celle des règles applicables à l’exercice de responsabilités de haut niveau au sommet de l’État.

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