Le Venezuela a dénoncé samedi une « très grave agression militaire » après les explosions qui ont secoué la capitale dans la nuit, et le président Nicolas Maduro a décrété l’état d’exception.
« Le Venezuela rejette, répudie et dénonce (…) la très grave agression militaire perpétrée par (…) les Etats-Unis contre le territoire et la population vénézuéliens, dans les localités civiles et militaires de Caracas et les Etats de Miranda, Aragua et La Guaira autour de Caracas », selon un communiqué du gouvernement.
« Une telle agression menace la paix et la stabilité internationales (…) et met gravement en
péril la vie de millions de personnes », assure Caracas.
« L’objectif de cette attaque n’est autre que de s’emparer des ressources stratégiques du
Venezuela, en particulier de son pétrole et de ses minerais, en tentant de briser par la force
l’indépendance politique de la Nation », poursuit le communiqué.
Le gouvernement « appelle toutes les forces sociales et politiques du pays à activer les plans
de mobilisation et à rejeter cette attaque impérialiste », selon le texte.
Le président Nicolas Maduro, dans le strict respect des dispositions de la Constitution (…), a signé et ordonné la mise en œuvre du Décret déclarant l’état d »exception ».
« Tout le pays doit se mobiliser pour vaincre cette agression impérialiste », conclut le texte.

