Le Conseil des ministres a officiellement pris note de la situation critique qui prévaut au Shelter Cap L’Espoir, situé à Cap Malheureux. Bien que cet établissement, anciennement connu sous le nom de L’Oiseau du Paradis, ait rouvert ses portes le 5 décembre 2025 avec des infrastructures modernisées et des programmes centrés sur l’enfant, la réalité du terrain s’avère complexe. Des incidents répétés provoqués par certains résidents ont gravement perturbé les opérations, instaurant un climat d’insécurité pour les mineurs et le personnel.
Face à cette instabilité, l’intervention des autorités s’est intensifiée avec une mesure phare : l’instauration d’une présence policière permanente, active 24 heures sur 24. Ce déploiement stratégique vise à restaurer l’ordre et à garantir la sécurité physique de tous les occupants. Cette surveillance constante est devenue nécessaire pour contrer les comportements perturbateurs.
En complément de cette sécurisation physique, un suivi psychologique rigoureux a été mis en place pour traiter les problèmes de comportement, les traumatismes et les enjeux liés à la toxicomanie. L’objectif est d’allier la fermeté de l’encadrement policier à un soutien thérapeutique indispensable à la réhabilitation des jeunes.
La situation a pris une telle ampleur qu’un comité interministériel a été constitué en urgence. Regroupant notamment le Bureau du Premier ministre, le ministère de la Santé, celui de l’Éducation, de l’Égalité des genres et le bureau de l’Attorney-General, ce comité est chargé de passer au crible le fonctionnement du foyer. Leurs travaux pourraient déboucher sur des réformes structurelles importantes, incluant des amendements à la Children’s Act afin de mieux prévenir et gérer de telles crises à l’avenir.

