Special Education Needs Schools : la CTSP dénonce la suspension de six enseignants de la Ruth School

La Confederation of Workers of the Public and Private Sectors (CTSP) a tenu un point de presse vendredi devant le siège du ministère du Travail. Objectif : dénoncer la suspension de six enseignants de Ruth School, ainsi que la situation jugée préoccupante qui prévaut dans les Special Education Needs Schools.

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Le président de la CTSP, Reeaz Chuttoo, a souligné qu’il ne s’agit pas de la première intervention de la confédération concernant cette école. Le premier cas de divergence remonte à novembre 2024, lorsque Ruth School avait décidé d’imposer à ses employés un contrat de 11 mois, alors que la Special Education Needs Authority accorde normalement un financement pour 13 mois.

« Aujourd’hui, Ruth School vient dire que ses employés ne bénéficieront plus des congés scolaires et qu’ils n’auront pas droit au paiement des heures supplémentaires. Ils auront uniquement droit à des “time-off” », a dénoncé Reeaz Chuttoo. Il a ajouté que l’établissement a suspendu six enseignants parce qu’ils ne se sont pas présentés au travail le 5 janvier dernier, alors que le ministère de l’Éducation avait émis une circulaire indiquant que tout le personnel devait reprendre le travail le 9 janvier.

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Le syndicaliste a affirmé que le gouvernement a déjà lancé un appel pour que la suspension soit levée, en attendant l’ouverture d’une enquête. « Le ministère de l’Éducation doit intervenir, car il s’agit aussi de la sécurité des enfants en situation de handicap. Je demande aux parents de la Ruth School de faire entendre leur voix, car ils financent la scolarité de leurs enfants », a-t-il déclaré.

Il a également annoncé qu’une réunion est prévue ce lundi avec des représentants du gouvernement pour discuter de la situation à Ruth School. « Je lance un appel au gouvernement : ce secteur qui prend en charge les enfants handicapés voit de toutes les couleurs. Certains travailleurs sont privés de salaire pendant six mois », a-t-il déploré, avant de poursuivre son plaidoyer pour une réforme urgente du secteur.

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