Le contrat de Rs 1,9 M porte sur la fourniture de repas chauds aux écoliers
Outre le dossier des travaux d’infrastructure routière, avec le chef-commissaire de l’Assemblée Régionale de Rodrigues, Franceau Grandcourt, et le commissaire Volbert, entendus Under Warning par la Financial Crimes Commission, un autre dossier risque d’ébranler un autre Top Gun du gouvernement régional. En effet, un contrat public de Rs 1 947 500, montant destiné à assurer le financement de repas chauds à des écoliers de Rodrigues, se retrouve au cœur d’une enquête explosive de la Financial Crimes Commission (FCC). En cause : une société contrôlée par cette VVIP de l’échiquier politique, représentée par lui-même, dirigée par sa fille, et bénéficiaire directe de fonds publics.
À Rodrigues, ce qui devait être un programme social devient un symbole brutal du mélange des genres, du pouvoir qui se sert, et d’un système où l’intérêt public semble relégué au second plan des intérêts familiaux.
Pendant 60 jours, des repas ont été livrés à plus de 400 enfants de quatre écoles primaires et pré-primaires. Fait troublant : la personnalité politique aurait assuré certaines livraisons, utilisant sa voiture de fonction. Pis encore demeure la qualité des repas servis à des enfants.
Ainsi, le 7 février 2025, à l’école primaire de Terre-Rouge, des aliments avariés sont livrés. Le verdict du Bureau de Santé Publique est sans appel : « nourriture impropre à la consommation ». Le prestataire ne s’en sort qu’avec un simple avertissement en dépit des risques potentiels à la santé des élèves.
Pourtant, dans un autre cas, dans une autre école, la sanction fut immédiate à l’encontre du founisseur de repas: suspension jusqu’à nouvel ordre. Deux poids, deux mesures. Pourtant, la section 19(f) de la Rodrigues Regional Assembly Act impose la vacance du siège d’un élu lorsqu’une entreprise qu’il contrôle contracte avec l’Assemblée Régionale de Rodrigues. Cette provision est restée caduque dans le cas présent avec la Financial Crimes Commission face à l’épreuve de vérité
Cette enquête de la Financial Crimes Commission pourrait déboucher sur d’autres pistes, soit services traiteur lors de certaines fonctions officielles dans l’île, locations répétées de salles appartenant à la même compagnie, circuits de paiement troubles.
Autant de zones d’ombre que la Financial Crimes Commission devra éclairer en ce début d’année…

