Anjali Vurden : « Rester engagée, même de manière imparfaite, est une façon de préserver ces rêves »

À 27 ans, Anjali Vurden est titulaire d’un Bachelor (Honours) en sciences politiques, droits humains et relations internationales à l’Université de Maurice. Elle poursuit des études en développement à l’Université d’Afrique du Sud. Concilier les études, le travail rémunéré et l’engagement civique aura cependant nécessité des choix délibérés, soutient-elle. Certaines opportunités ont été saisies, d’autres refusées, non par manque d’intérêt, mais parce que la durabilité était essentielle. Chargée de plaidoyer chez PILS, Anjali Vurden trouve que l’engagement est important, non pas parce que chaque enjeu concerne tout le monde de la même manière, mais parce que les sociétés reposent sur une responsabilité partagée.

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Vous êtes très engagée sur le terrain et auprès des communautés. Sur un plan plus personnel, qu’est-ce qui guide votre parcours et donne sens à votre mission de vie ?
J’hésite souvent lorsqu’on me demande de parler de moi. Non pas parce que je n’ai rien à dire, mais parce que mon travail n’a jamais été centré sur la construction d’une image personnelle. Il s’agit plutôt d’une présence constante, d’une écoute attentive, et d’un effort pour faire le lien entre des réalités vécues et des espaces où se prennent des décisions. Mon parcours n’a pas été linéaire ni spectaculaire. Il s’est construit à travers des études menées en parallèle du travail, du bénévolat aux côtés d’un emploi rémunéré, et surtout par l’apprentissage à travers la pratique plutôt que par la théorie seule.

Vous êtes originaire de Quatre-Cocos, un endroit faisant face aux préjugés, selon vous. Comment êtes-vous parvenue à être la femme que vous êtes aujourd’hui ?
Quatre-Cocos est avant tout un village de la côte est de Maurice. C’est un lieu qui fait souvent l’objet de moqueries ou d’un certain mépris discret. Ces jugements sont rarement explicites, mais ils persistent. Grandir dans cet environnement m’a appris très tôt que la géographie et la classe sociale peuvent influencer la manière dont on est perçu avant même de prendre la parole. Cette compréhension ne s’est pas imposée à travers des événements marquants, mais au fil d’expériences ordinaires et répétées où l’on se sent sous-estimé. Avec le temps, cela a façonné ma manière de comprendre les inégalités, la représentation et la notion de voix.
Je suis Mauricienne, et cette identité est au cœur de tout ce que je fais. Maurice est souvent présentée à l’international comme une démocratie stable dotée d’institutions solides. Il y a une part de vérité dans cette image. Dans le même temps, celles et ceux qui travaillent de près avec les femmes, les enfants, les jeunes et les communautés marginalisées savent que les avancées juridiques et la sécurité vécue ne progressent pas toujours au même rythme. Une grande partie de mon travail s’inscrit dans cet écart, avec le souci d’aborder honnêtement à la fois les progrès et les limites.

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Ambassadrice de Global Peace Chain entre 2019 et 2021, votre travail était centré sur l’éducation à la paix et le dialogue avec les jeunes. Qu’en est-il de cette étape de votre vie ?
Mon engagement dans l’espace civique a commencé en 2019, lorsque j’ai été sélectionnée comme ambassadrice de Global Peace Chain et que j’ai également assumé le rôle de secrétaire adjointe de l’association Raise Brave Girls. J’ai intégré ces espaces sans feuille de route précise ni formation formelle en plaidoyer. L’essentiel de mes apprentissages s’est fait par l’observation, la participation et la découverte du travail souvent invisible qui soutient les organisations, notamment la coordination, le suivi et la construction de relations. Avec le temps, cela m’a permis de comprendre que l’impact est souvent cumulatif plutôt qu’immédiat.
En tant qu’ambassadrice de Global Peace Chain, j’ai soutenu des initiatives encourageant les jeunes à réfléchir à la paix, à la coexistence et à la responsabilité sociale au sein de leurs communautés. L’un des premiers projets auxquels j’ai travaillé a été le projet Art et Paix, en décembre 2019, qui utilisait l’art comme moyen d’expression pour permettre aux enfants de ma localité de partager leur vision de la paix. Ce projet a offert un espace sûr où les enfants ont pu exprimer des idées liées à la sécurité, à l’appartenance et à l’équité, démontrant comment des approches créatives peuvent rendre des concepts civiques accessibles dès le plus jeune âge.

L’organisation Raise Brave Girls travaille sur l’égalité de genre, les droits des femmes et l’autonomisation des jeunes. Depuis 2019, au sein de cet organisme, vous avez exercé les fonctions de secrétaire adjointe. Que retenez-vous de cette expérience ?
Mon rôle comprenait la coordination administrative, la contribution aux travaux de plaidoyer et de politiques publiques, ainsi que le soutien aux activités de leadership et de sensibilisation. J’ai participé à l’organisation et à la documentation d’ateliers, au soutien de campagnes et à des actions de plaidoyer. Ce travail a contribué à renforcer la continuité organisationnelle et à assurer le suivi des initiatives au-delà d’événements ponctuels. Raise Brave Girls a également été impliquée dans des efforts de plaidoyer qui ont contribué à l’élévation de l’âge légal du mariage à 18 ans à Maurice. Faire partie de ce processus a mis en évidence le fait que les réformes juridiques résultent rarement d’actions isolées, mais plutôt de pressions collectives soutenues. Si le changement était de nature législative, son impact plus large résidait dans la reconnaissance accrue des droits des enfants et l’alignement du droit national avec les normes régionales et internationales.
Il y a eu des moments où je me suis demandé si ce travail produisait réellement un changement. Non pas parce que les enjeux étaient insignifiants, mais parce que les avancées semblaient souvent inégales et progressives. Apprendre à accepter cette incertitude, plutôt que de mesurer l’impact uniquement à travers des résultats immédiats, est devenu une partie intégrante de ma compréhension du plaidoyer et du changement social.

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En 2023, vous aviez été sélectionnée parmi six Mauriciens pour participer en Afrique du Sud au programme de leadership civique du Centre régional de leadership du Young African Leaders Initiative. En quoi ce programme s’est-il révélé fructueux ?
C’était sur trois semaines avec pour angle précis de réunir des jeunes. C’était également la première fois que je prenais l’avion et que j’entrais dans un aéroport. Ces détails peuvent sembler mineurs, mais l’expérience a marqué un tournant en termes d’exposition et de confiance. Être plongée dans un environnement d’apprentissage régional a permis de réfléchir à la place de Maurice dans les réalités africaines plus larges, tout en affinant ma compréhension du contexte social et politique national. Mais l’expérience ne s’est pas arrêtée à la fin du programme. De 2023 à 2024, j’ai occupé le poste de coordinatrice du suivi et de l’évaluation pour la section des anciens du Centre régional de leadership YALI Maurice. Durant cette période, mon engagement régional s’est approfondi davantage avec The Amazon Leadership Initiative.
En 2023, j’ai été la seule Mauricienne sélectionnée pour participer à son forum de leadership à Pretoria, en Afrique du Sud. En janvier 2024, je suis devenue vice-présidente du caucus d’Afrique australe de The Amazon Leadership Initiative, travaillant avec d’autres dirigeantes pour soutenir l’engagement de plus de 800 adolescentes et jeunes femmes dans la région. Ce rôle exigeait une sensibilité aux contextes nationaux variés, aux inégalités d’accès et aux réalités culturelles.

Vous évoquiez au fil de la conversation la conception et l’organisation d’un webinaire Financial Empowerment and Independence for Young Women in Africa sous l’égide de The Amazon Leadership Initiative. Quelle a été son importance ?
Ce webinaire interactif régional a réuni plus de 100 jeunes femmes à travers l’Afrique et portait sur des compétences pratiques telles que la gestion budgétaire, l’épargne et l’entrepreneuriat de base. Au-delà des chiffres, l’impact s’est manifesté dans les échanges ultérieurs, où les participantes ont expliqué comment ces connaissances financières renforcent leur confiance dans leurs choix personnels et professionnels. J’ai également coordonné le webinaire Future of Democracy, en septembre 2024 et animé le webinaire Youth and Digital Rights in Africa à l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse en 2025. Ces initiatives ont élargi l’engagement des jeunes sur la participation démocratique, les droits numériques, la surveillance et l’accès aux infrastructures numériques, tout en mettant en lumière des réponses portées par les jeunes eux-mêmes.

Autre point intéressant, en février 2024, vous aviez développé le projet Self-Empowerment and Self-Love Letter, sous The Amazon Leadership Initiative. Cette initiative numérique transnationale a mobilisé plus de 100 adolescentes et jeunes femmes. En quoi ce projet a offert un espace de réflexion aux participantes ?
Ces adolescents et jeunes femmes ont été invitées à écrire des lettres à elles-mêmes autour de l’estime de soi, de l’autonomie corporelle et de la définition d’objectifs. Le projet a offert un espace de réflexion permettant aux participantes d’exprimer à la fois leurs aspirations et leur insécurité, contribuant ainsi au renforcement de la confiance et de la résilience émotionnelle. Parallèlement à ce projet, en 2024, j’ai également soutenu l’organisation du forum de leadership de The Amazon Leadership Initiative à Nairobi en tant que membre de l’équipe organisatrice, ainsi que le forum de leadership en 2025, qui s’est tenu à Abuja, au Nigeria. Travailler en coulisses a mis en lumière l’importance de la planification, de la coordination et de la facilitation pour garantir des espaces de leadership inclusifs et pertinents.

Vous aviez aussi participé en avril 2024 au Dialogue mondial des jeunes ICPD30 de l’UNFPA à Cotonou, au Bénin. Ce dialogue a rassemblé des jeunes de différentes régions autour des droits en matière de santé sexuelle et reproductive, de dynamiques démographiques et de participation des jeunes. Pouvez-vous nous en dire plus ?
Représenter Maurice dans cet espace impliquait d’ancrer les discussions mondiales dans des réalités locales en évitant les positions abstraites. Nous avons également travaillé sur le Cotonou Youth Action Agenda qui réaffirme le rôle central des jeunes dans la mise en œuvre du Programme d’action de la Conférence internationale sur la population et le développement et vise à influencer les processus multilatéraux à venir.

Qu’en est-il de votre engagement en matière de gouvernance et de droits humains, qui s’est aussi structuré à travers l’EU–Mauritius Youth Sounding Board ?
J’y exerce actuellement la fonction de présidente du groupe de travail Bonne gouvernance et droits humains de l’EU-Mauritius Youth Sounding Board, sous l’égide de la délégation de l’Union européenne à Maurice et aux Seychelles. En 2024, j’ai conçu et dirigé le Forum des droits humains, un événement national en présentiel abordant les violences basées sur le genre, les droits des personnes en situation de handicap et les droits de l’enfant. Le forum a réuni plus de 60 participants et a abouti à des recommandations politiques formulées par des jeunes, partagées avec les institutions concernées.

Vous êtes très engagée quand il s’agit de défendre de grandes causes. Quels ont été vos autres réalisations à ce jour ?
En novembre 2024, j’ai été sélectionnée première conseillère jeunesse auprès de la Rapporteuse spéciale des Nations unies sur la vente et l’exploitation sexuelle des enfants. Le 12 août 2025, j’ai conceptualisé et animé le panel mondial Youth Voices for Children’s Rights and a Safe Digital World, réunissant des jeunes d’Afrique, du Moyen-Orient, d’Europe et des États-Unis. Les recommandations issues de ces échanges ont été notées par le bureau de la Rapporteuse spéciale, garantissant que les perspectives des jeunes contribuent directement au plaidoyer et aux rapports internationaux.
En avril 2025, j’ai intégré la deuxième cohorte de FemWise-Africa, le réseau de l’Union africaine des femmes africaines engagées dans la prévention et la médiation des conflits. Mon engagement en matière de consolidation de la paix a également inclus des formations menées par l’Union africaine sur la protection de l’enfance dans les processus de médiation au Ghana, la justice transitionnelle et la réconciliation en Afrique du Sud, ainsi que des formations avancées sur les cessez-le-feu et le partage du pouvoir en Éthiopie. Ces expériences ont renforcé ma compréhension technique de la médiation tout en soulignant les responsabilités éthiques liées aux processus de paix.
Du 10 au 14 novembre 2025, j’ai participé à la deuxième conférence de l’Union européenne sur la jeunesse, la paix et la sécurité à Bruxelles, en Belgique, aux côtés de 120 jeunes artisans de la paix du monde entier. J’ai contribué à la préparation en amont et co-conçu, puis coanimé, un événement parallèle sur l’intégration du programme Jeunesse, Paix et Sécurité. Cette expérience a illustré comment les perspectives des jeunes peuvent influencer les discussions politiques lorsqu’elles sont intégrées de manière intentionnelle, et non ajoutées après coup. Nous avons également travaillé sur la Déclaration conjointe sur la jeunesse, la paix et la sécurité, document final de cette deuxième conférence européenne.
Revenons-en à un sujet d’actualité qui fait débat : l’abandon des nouveaux-nés. Quel regard de jeune avez-vous par rapport à cette situation préoccupante ?
L’augmentation des cas d’abandon d’enfants à Maurice soulève de profondes préoccupations qui ne peuvent être traitées par la seule condamnation morale. L’abandon est souvent présenté comme une défaillance individuelle, mais cette lecture occulte les pressions structurelles qui y conduisent. Lorsqu’un enfant est abandonné, le débat public se concentre fréquemment sur la faute après coup plutôt que sur les conditions ayant mené à la crise. Derrière de nombreux cas se trouvent des facteurs imbriqués tels que la pauvreté, la stigmatisation, l’accès limité aux services de santé sexuelle et reproductive, la peur de l’exclusion sociale et l’absence de soutien psychosocial durable. Lorsque ces pressions se conjuguent, en particulier pour les jeunes femmes ou les filles, l’abandon révèle des lacunes systémiques en matière de protection et de prévention.
Les réponses institutionnelles restent largement réactives. L’attention s’intensifie après que le préjudice est survenu, souvent à travers des procédures judiciaires ou une couverture médiatique accrue. Les systèmes de prévention capables d’identifier les situations à risque en amont, d’offrir un soutien confidentiel et non stigmatisant, et de s’assurer que les personnes concernées ne font pas face seules à la crise, demeurent insuffisants. C’est dans ce contexte que la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant prend toute son importance. Maurice a ratifié la Charte, mais sa domestication reste partielle. Si certains principes sont reflétés dans les lois et politiques nationales, la Charte en tant que cadre global, n’est pas pleinement intégrée dans la pratique juridique nationale. La CADBE reconnaît les réalités sociales africaines, notamment la responsabilité communautaire et les vulnérabilités des enfants au-delà des définitions formelles de la maltraitance. Son accent sur la survie, le développement, la protection et la participation répond directement aux situations d’abandon, où les droits de l’enfant sont compromis bien avant toute intervention légale.
Une domestication incomplète crée des incohérences. Les protections peuvent exister en principe, mais leur application reste inégale. La redevabilité est affaiblie lorsque les institutions ne disposent pas de mandats clairs pour appliquer directement les normes de la Charte.

Autre sujet qui interpelle : le féminicide. Quel est votre constat ?
L’augmentation des cas de féminicides à Maurice ne peut être comprise comme une succession d’actes isolés. Elle s’inscrit dans un contexte plus large d’inégalités de genre, de silences sociaux et de failles institutionnelles persistantes. Chaque cas suscite souvent une indignation publique suivie de débats renouvelés, mais ces réactions s’essoufflent sans qu’un changement structurel durable ne s’installe. Ce qui est particulièrement préoccupant, c’est la fréquence avec laquelle les signaux d’alerte ne sont reconnus qu’après la perte de vies humaines. De nombreuses femmes assassinées avaient auparavant subi des violences, des formes de contrôle ou de coercition. Pourtant, les mécanismes de signalement restent inégaux, les mesures de protection sont appliquées de manière incohérente et les attitudes sociales continuent de faire peser la responsabilité de la prévention sur les femmes elles-mêmes.
Des cadres juridiques visant à lutter contre les violences domestiques existent, et des avancées ont été réalisées. Toutefois, le droit à lui seul ne garantit pas la sécurité. La mise en œuvre demeure inégale, le suivi insuffisant, et l’accès aux dispositifs de protection varie en fonction de la situation économique, du soutien social et de la crédibilité perçue des victimes. Les cadres régionaux et internationaux des droits des femmes, notamment le Protocole à la charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique (le Protocole de Maputo), définissent des normes claires en matière de protection contre la violence et la discrimination fondée sur le genre. Leur pertinence n’est pas théorique. Ils s’adressent directement aux réalités révélées par les cas de féminicide. Le défi n’a jamais été l’absence d’outils, mais les conditions nécessaires à leur mise en œuvre effective. Le Protocole offre des outils, mais leur impact dépend de la volonté politique, des capacités institutionnelles et de la disposition sociale à affronter l’inconfort. La persistance du féminicide révèle ainsi des défaillances en matière de coordination, de prévention et de réponse précoce, davantage que des lacunes dans les textes juridiques eux-mêmes.

Quelles sont les réflexions, selon vous, que les jeunes devront avoir autour de ces sujets sociétaux préoccupants ?
J’hésite à formuler des conseils de manière catégorique. Les trajectoires diffèrent, et les parcours sont façonnés par l’accès et les contraintes. Beaucoup des espaces que j’ai intégrés n’étaient pas accueillants par défaut. Les investir a parfois exigé de la persévérance et la décision d’occuper sa place même lorsque cela semblait inconfortable ou incertain. Le changement n’a pas besoin d’être spectaculaire ou immédiatement visible pour être significatif. Une grande partie du travail auquel j’ai contribué s’est traduite par de petits déplacements plutôt que par des transformations radicales. Parfois, le changement consiste à soutenir une seule personne, à documenter une problématique ou à maintenir un espace de dialogue là où régnait auparavant le silence.
L’engagement ne se résume pas toujours à des rôles de leadership ou à des plateformes publiques. Il peut prendre la forme de coordination, d’écoute, de documentation ou de suivi. Ces rôles sont souvent peu visibles, mais ils sont essentiels au fonctionnement réel des initiatives. Ne pas être directement affecté par une problématique ne la place pas hors de notre champ de responsabilité. De nombreux enjeux qui façonnent nos sociétés touchent certaines personnes plus tôt, plus visiblement ou plus durement que d’autres. Lorsque les jeunes se désengagent parce qu’un problème ne les concerne pas personnellement, les écarts se creusent et la responsabilité collective se rétrécit. L’engagement est important non pas parce que chaque enjeu concerne tout le monde de la même manière, mais parce que les sociétés reposent sur une responsabilité partagée.
Je repense souvent à ce qu’un mentor a dit, qu’il ne faut jamais cesser de rêver. Rêver nourrit notre élan, notre ambition et notre capacité à envisager d’autres possibles. En ce sens, rester engagé, même de manière imparfaite et modeste, est aussi une façon de préserver ces rêves. Vos rêves sont légitimes.

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