Osman Mahomed, ministre du Land Transport and Light Rail : « Le permis à points entrera en vigueur le 31 janvier »

— « Si j’avais peur des conséquences politiques, je n’aurais pas pris les décisions qui ont conduit certains à me surnommer le ministre Hausseman ! »
— « Je fais tout ce qu’il faut, au niveau de mon ministère, pour apporter le changement promis aux Mauriciens »
Notre invité de ce dimanche est Osman Mahomed, le ministre du Land Transport and Light Rail. Dans l’interview réalisée jeudi, il répond à nos questions sur le bilan, négatif, des années précédentes de son ministère et parle des projets en cours de réalisation.
O Dans le rapport de votre ministère pour l’année 2024-25, vous parlez de la « new strategic direction » que vous lui avez apportée. Cela veut dire que ce qui était fait avant par ce ministère n’était pas bon ?
— Il y a beaucoup de choses qui n’étaient pas faites et que nous avons mises en place. Deux autorités tombent sous mon ministère : la Trafic Management and Road Safety Unit et la National Land Transport Authority, et deux compagnies gouvernementales : la CNT et le métro, qui est surtout un tram. Exemple : avant, il n’y avait aucun règlement pour les processions publiques, ce qui a causé les accidents tragiques que l’on sait. Aujourd’hui, les dimensions ont été établies, ce qui a évité les accidents et les embouteillages lors des derniers pèlerinages. Les mesures prises au niveau légal ont fait diminuer le nombre d’accidents mortels de 8% en 2025. L’objectif est d’atteindre les normes internationales : une réduction de 50% du nombre d’accidents mortels. Le Penalty Prosecutions remplace le Cumulative Road Traffic Offense de l’ancien gouvernement, amendé à quatre reprises, qui n’a pas donné de bons résultats. Toujours dans la gestion du trafic public, nous avons pris une grande initiative dans le budget 2025 avec une nouvelle taxation des véhicules. De 2015 à 2024, la flotte de véhicules — camions, bus, mais principalement des autos et des motocyclettes — a augmenté de 50% parce que la taxe était très faible.
O Alors que le réseau routier n’a pas été développé au même rythme…
— Le Congestion Con, concept routier international, affirme que plus on construit de routes, plus il y aura des véhicules pour les utiliser. Nous avons décidé de régler le problème à la source en augmentant les taxes à l’importation et la Road Tax, mais en ne pénalisant pas les acheteurs. De 2009 à 2014 — au temps du projet Maurice Ile Durable —, Maurice était deuxième au monde en termes de qualité de l’air, aujourd’hui nous sommes passés au sixième rang. Il faut remédier à cela.
O Est-ce qu’une des solutions aux problèmes dont nous parlons ne réside pas dans l’interdiction de véhicules d’un certain âge qui consomment plus d’essence, tombent souvent en panne et produisent plus de pollution ? Est-ce que vous envisagez cette possibilité ou vous avez peur, comme vos prédécesseurs, de ses conséquences politiques ?
— Si j’avais peur des conséquences politiques, je n’aurais pas pris les décisions qui ont conduit certains à me surnommer le ministre Hausseman ! Il faut réfléchir à la possibilité que vous venez d’évoquer et voir comment la mettre en place dans la pratique. Nous avons observé que pendant la période d’augmentation des véhicules, le nombre d’accidents — non mortels — a augmenté d’à peu près 50% également. L’augmentation du nombre de véhicules a apporté une forme de violence sur les routes, causée par la lenteur du trafic et le manque de parkings. Le gouvernement précédent n’osait pas toucher à la taxation sur l’importation des véhicules, nous l’avons fait et cela va contribuer à régler, dans le temps, une partie des problèmes que je viens d’énumérer.
O Comment est-ce que vous allez faire pour augmenter le nombre de parkings dans une île où les ressources en terres sont limitées, pour ne pas dire saturées ?
— Il faut utiliser les terrains vagues en les transformant en parkings, ce qui commence à se faire. Avec le temps, il faudra que le Mauricien privilégie le transport public qui doit être amélioré. C’est dans ce but que nous avons pris une série d’initiatives. Le grand chantier de ce ministère sera la digitalisation et la technologie. Nous avons commencé par le online payment pour les déclarations, nous allons continuer avec le penalty point system et une application téléphonique portable. Nous sommes en train de revoir le système IT de la NLTA, qui fonctionnait selon le système ORACLE, qui est qualifié d’ancêtre par les informaticiens. La plus grande source de frustration des utilisateurs d’autobus à Maurice c’est de ne pas savoir à quelle heure son bus va arriver. À l’avenir, il va pouvoir le savoir grâce à une application sur son téléphone portable. Toutes les compagnies devront installer un GPS dans leurs autobus qui sera connecté au Bus Management System, qui va diffuser les informations au public.
O Est-ce que les propriétaires des autobus privés vont adopter ce système ?
— Ils auront à la faire. Savez-vous que tous les propriétaires d’autobus sont payés par le gouvernement pour les tickets des Senior citizens et des écoliers et collégiens, ce qui peut les mener à Rs 100 000 par mois en fonction des trajets qu’ils sont censés effectuer. Mais il n’y a pas de contrôle, c’est-à-dire qu’un autobus peut réclamer dix trajets alors qu’il en effectue moins. Les officiers de la NTLA, qui sont censés effectuer le contrôle et ont les moyens de le faire, disent qu’ils sont understaff, mais pour moi il y a connivence entre des officiers et des propriétaires d’autobus. Il y a des autobus qui sont au garage, mais dont les propriétaires touchent les allocations du gouvernement, qui sont de l’ordre de plus de Rs 3 milliards par an. C’est pour cette raison qu’on se bat pour obtenir des patentes d’autobus que mon prédécesseur, Alan Ganoo, a distribué à tour de bras ! Savez-vous que ce sont les propriétaires d’autobus qui financent la coopérative d’autobus et les chefs de gare, ce qui signifie que le contrôle des opérations peut laisser à désirer ? Le Bus Services Bill va mettre de l’ordre dans tout ce désordre et établir un code de conduite que tous les partenaires de ce secteur : propriétaires, chefs de gare, chauffeurs et contrôleurs ainsi que le public voyageur auront à respecter.
O Vous n’êtes pas sans savoir que les propriétaires d’autobus sont une clientèle de choix pour les politiciens, un peu comme les marchands ambulants. Vous ne redoutez pas que, comme dit le PM, leurs lobbies vous mettent des bâtons dans les roues pour garder « leurs » Rs 3 milliards ?
— Je fais partie du gouvernement du Changement et je fais tout ce qu’il faut, au niveau de mon ministère, pour apporter le changement promis aux Mauriciens. Le Bus Management System sera une réalité cette année, les Tenders ont été lancés cette semaine et j’invite tous ceux qui ont des connaissances ou des idées pour améliorer le système à nous contacter.
O Il y a non seulement les lobbies politiques, mais une manière de travailler qui a existé au cours des dernières années et qui est devenu pratiquement une culture chez les acteurs de l’industrie du transport public. Comment allez-vous changer cette mentalité bien ancrée ?
— La loi sera claire : ne seront payés que les propriétaires d’autobus — et leur personnel — qui travaillent en respectant les règlements. Avec le nouveau système, la NTLA pourra suivre les déplacements de tous les autobus. Les opérateurs qui ne pourront ou ne voudront pas s’adapter au nouvel environnement auront à prendre leurs dispositions. On me dit que certains d’entre eux songent déjà à vendre leurs autobus. Un autre problème de ce secteur réside dans le fait qu’il y a à peu près deux mille autobus — privés et publics à Maurice — qui transportent 450 000 voyageurs par jour et pas assez de chauffeurs qui, pourtant, avec des overtime, peuvent gagner très bien sa vie avec un salaire de Rs 80 000 par mois.
O Vous êtes en train de parler de modernisation et d’amélioration des services offerts, est-ce que cela va aller de pair avec une augmentation des tarifs ?
— Valeur du jour, non. Nous sommes en train, à travers les mesures dont nous avons parlé, d’apporter l’efficience dans nos services. En ce qui concerne le métro, nous avons réussi à réduire son coût d’opération de Rs 76 millions. Il existe une compagnie espagnole qui assure la maintenance des trains avec un tarif calculé sur je ne sais sur quelle base, et sans partage de connaissance avec les ingénieurs et techniciens mauriciens employés du métro, qui doivent se contenter de watch and see ce que font les étrangers. Le Metro est propriétaire de 18 trains, mais seulement 12 étaient en service avec les 6 autres, c’est-à-dire 33% de la flotte au garage, alors que la norme internationale est de 10% ! Nous venons d’ajouter trois trains au trafic, ce qui nous a permis d’augmenter la fréquence. La compagnie louait à grand prix un bâtiment à Ébène alors qu’elle dispose d’espace à son quartier général à Richelieu. J’ai fait fermer le bureau de prestige d’Ébène et tout transférer à Richelieu, ce qui nous a fait faire des économies. Je voudrais souligner que tous les membres du nouveau conseil d’administration ont accepté une réduction de leurs salaires de 30%. L’ancien chairman, M. Bala, touchait des allocations mensuelles de Rs 75 000, le nouveau, le Dr K. Soonarane, moins de Rs 50 000, et les membres sont passés de Rs 25 000 à Rs 19 000.
O Mais malgré ces économies, le métro est toujours déficitaire. Est-ce que cela ne va pas vous obliger à augmenter le prix du ticket ?
— Il existe une grande anomalie dans le transport public à Maurice. Le ticket pour un autobus Blue Line avec air conditionné de la CNT, de Curepipe à Port-Louis, est de Rs 51. Le même trajet pour le métro est de Rs 55, alors qu’ailleurs il est le double. Ce qu’on ne réalise pas, c’est que l’autobus n’entretient pas la route qu’il emprunte, alors que le métro doit entretenir son réseau. Le prix du ticket du métro devrait être augmenté, mais c’est une décision qui relève du gouvernement. Il faudrait également faire en sorte que les senior citizens utilisent le métro — et même les autobus — en dehors des heures de pointe. Mais pour cela, il faudrait avoir des statistiques sur leurs déplacements. Savez-vous que nous ne disposons pas de statistiques sur le nombre de senior citizens et de collégiens qui voyagent quotidiennement ? Nous n’avons que des estimations théoriques. Quand nous disposerons de données fiables, nous pourrons améliorer les services et les rendre plus rentables. Jusqu’à fin 2024, nous avons fonctionné dans l’à-peu-près !
O Pouvez-vous m’expliquer pourquoi le métro ferme à 19h alors qu’il y a des centaines de Mauriciens qui finissent de travailler à la même heure ?
— Ces horaires ont été établis avant. Je vais demander une étude sur la question pour savoir s’il faut revoir les horaires. Mais je peux vous dire que la ligne Rose-Hill/Réduit ne sera plus opérationnelle les dimanches et les jours de congé public.
O Est-ce que vous pouvez m’expliquer comment ce ministère a pu recommander la création d’un parcours cycliste à Rose-Hill, dans des rues qui peuvent à peine accommoder des voitures dans les deux sens avec une peinture verte qui est en train de s’effacer, le tout pour, je crois, Rs 80 millions de roupies ?!
— C’est un des cas où des responsables ont mis la charrue avant les bœufs, dans la mesure où ce « projet » ne s’insère dans aucun cadre légal ! Un audit a été fait, pas par le ministère, et a établi que beaucoup de fautes graves ont été commises par des officiers dans cette affaire. L’affaire a été référée à la FCC pour des poursuites. J’en profite pour souligner que de 2015 à 2024, la CNT n’a pas publié ses comptes comme l’exige la loi. Nando Bodha et Alan Ganoo, qui m’ont précédé à ce ministère au cours des dix précédentes années, ont toléré cette situation. La nouvelle administration a récupéré les comptes de la CNT, remplis d’abus, pour les éplucher et une bonne partie a déjà été envoyée au bureau de l’Audit et l’ancien directeur de la CNT fait l’objet de poursuites.
O Si je résume ce que vous m’avez dit, on pourrait dire qu’il y avait un système mafieux dans ce ministère !
— C’est le mot qui convient. Et des milliards des fonds publics ont été dilapidés dans ces trafics !
O Navin Ramgoolam m’avait dit en janvier de l’année dernière que « ceux qui ont fauté auront à payer ». Ce sera le cas à votre ministère ?
— Je viens de vous dire que l’ancien directeur de la CNT fait l’objet de poursuites. D’autres suivront, et je précise que ce n’est pas mon ministère qui est responsable de ce dossier, mais la Financial Crimes Commission.
O Expliquez-moi comment un habitué des réseaux sociaux comme vous a pu rater la communication sur le nouveau permis à points, ce qui n’a fait qu’augmenter les interrogations et même les inquiétudes des Mauriciens ? Comment pouvez-vous dire que la loi sera appliquée « provisoirement » le 31 janvier ?
— J’ai fait amender la Road Traffic Act avec deux volets distincts. Le premier concerne les sanctions en cas d’accidents mortels qui sont : la saisie du permis de conduire à la discrétion du magistrat ; une peine d’emprisonnement et une amende. J’ai fait doubler le montant de l’amende en cas de conduite dangereuse, en état d’ivresse et sous l’emprise de la drogue, et ça n’a rien à faire avec le permis à points. Ce volet a été proclamé le 31 décembre et il est entré en vigueur le 1er janvier. En ce qui concerne le permis à points, en 2012, on a dû attendre dix mois pour qu’il soit effectif, nous allons le rendre opérationnel en seulement un mois.
O De manière « provisoire » ?!
— Pour le rendre entièrement opérationnel, il faut utiliser plusieurs applications IT. Mais étant donné le nombre d’accidents, nous avons opté pour un système qui sera opérationnel, même si toutes les applications IT ne pourront pas être utilisées avant mars, selon les compagnies avec qui nous travaillons. D’où l’utilisation du terme « provisoire » qui a retenu votre attention. À partir du 31 janvier, et jusqu’à ce que les applications soient opérationnelles, la police va comptabiliser les infractions à la main, sur des carnets.
O Autre confusion à dissiper : est-ce le nouveau permis à points rétroactif et va s’appliquer aux contraventions prises au cours des derniers mois ?
— Non, le permis à points ne sera pas rétroactif. Avec mon collègue Avinash Ramtohul, le ministre de la Technologie, nous allons faire un soft lauch le 30 janvier et la loi sera proclamée et effective le lendemain, samedi 31 janvier à minuit. Je suis conscient qu’il y a des confusions sur ce dossier et nous sommes en train de travailler sur des pamphlets qui vont expliquer les conditions du nouveau permis à points.
O Est-ce que les autoponts et les routes décidés par le précédent gouvernement, et que l’actuel inaugure avec fierté, sont vraiment efficaces en ce qu’il s’agit d’une meilleure circulation routière et moins d’embouteillages ?
— C’est une bonne question. Le matin à l’heure de pointe, l’autopont d’Ébène qui va vers Verdun et Port-Louis est vide, alors qu’en bas, sur le tracé qui a été resserré, il y a un embouteillage monstre. Le pont SAJ diminue le trafic sur la vieille route vers Port-Louis, mais en même temps augmente le trafic dans cette même direction, sur l’autoroute. Je vous l’ai déjà dit, plus il aura de routes, plus il y aura du trafic et des embouteillages. Jonathan Richmond, consultant britannique, a fait une synthèse de tous les rapports produits sur les routes qui aboutissait à ceci : quand Maurice aura une bonne alternative au trafic public entre Curepipe et Port-Louis, ce qu’offre le métro, il sera temps de réfléchir sur des méthodes pour réduire le trafic qui entre dans la capitale, comme une taxe d’entrée ou une taxe pour les voitures avec seulement le conducteur.
O En général, vous êtes satisfait de ce que vous avez pu faire depuis votre nomination comme ministre ?
— Je peux vous dire qu’on a mis de l’ordre, ce qui nous a pris du temps. En tout cas, j’ai donné le meilleur de moi-même dans ce ministère dont je m’étais déjà intéressé aux activités, dont le métro, même quand j’étais dans l’opposition.
O Est-ce que comme beaucoup de ministres, et même du Premier, vous dites : Fonksioner boykot nou, met baton dan larou, samem nou paret lant ?
— Non. Parce que j’ai été fonctionnaire dans plusieurs ministères, je connais le système administratif du gouvernement et je sais comment faire avancer les dossiers et comment on peut les bloquer et les ralentir. C’est pourquoi, en toute humilité, je suis capable de débloquer les situations et de résoudre les problèmes rapidement.
O Je reviens à la mauvaise communication. Comment est-ce que le gouvernement a pu aussi mal communiquer sur le report de l’âge de la retraite qui a provoqué un immense mécontentement dans le pays.
— Nous savons tous que le système de pension n’est pas sustainable et le gouvernement a eu le courage de prendre une décision difficile dans l’intérêt des futures générations. Après les fracas du gouvernement précédent, que nous avons découverts en décembre 2025, il fallait prendre une décision. On a mal communiqué c’est vrai, mais je peux vous dire qu’il y a une série de réflexions en cours sur les moyens de faire les ajustements nécessaires sur ce dossier.
O Parlons des fracas au sein de l’alliance du Changement en commençant par les menaces de Paul Bérenger de quitter le gouvernement. Comment les prenez-vous ?
— Je pense que Paul Bérenger est quelqu’un qui apporte beaucoup de contributions au Conseil des ministres. Je souhaite qu’il reste au gouvernement, car je crois qu’il a encore beaucoup à contribuer.
O On dirait qu’il y ait des rivalités déclarées entre le PTr Eshan Juman et le MMM Aadil Ameer Meea…
— Il faut mettre fin à ce qui n’est peut-être que des clashes de personnalités entre deux députés dans une circonscription et non pas au sein de l’alliance. D’ailleurs, je crois que les choses se sont calmées, parce que je viens de participer à une réunion, mardi dernier, avec les deux députés cités.
O Il y a un autre clash dont on parle peu, mais qui existe : celle entre vous et Farhad Aumeer…
— C’est la première fois que j’aborde ce sujet en public, pour répondre à votre question, et ce, en dépit du fait que nous avons fait deux élections ensemble. Il n’y a aucune inimitié entre Farhad Aumeer et moi, c’est juste que nous avons des personnalités différentes, mais nous nous entendons pour servir au mieux de nos capacités nos mandants de la circonscription N° 2.
O Que souhaitez-vous dire pour terminer cette interview ?
— Je me suis fait une réputation de ministre qui travaille beaucoup, certains disent trop, et les fonctionnaires ne veulent venir travailler à mon ministère. Mon objectif est que les Mauriciens se souviennent de moi de manière positive pour le travail accompli et les innovations apportées. J’espère que tout le travail abattu à mon ministère ne sera jamais détruit pour des raisons politiques, comme tel fut le cas par l’ancien gouvernement pour le MID en 2015 et que l’on se rappellera positivement du travail accompli…
O… Au lieu de se rappeler de vous comme le ministre Hausseman !
— Exactement !

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