Rapport PRB 2026 : La RGEA dit non à toute manipulation, à toute violation des droits des travailleurs

 En marge de la réunion spéciale du conseil des ministres, convoquée en principe pour aujourd’hui, la Rodrigues Government Employees Association (RGEA), sous la signature de son président, Alain Tolbize, a adressé « un message clair, ferme et sans équivoque au gouvernement. » C’est ce qu’indique un communiqué émis hier comme suit :

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« Le rapport du Pay Research Bureau 2026 est un document officiel, légal et contraignant. Il entre en vigueur à compter de janvier 2026 et doit être appliqué intégralement, sans interprétation opportuniste, sans manipulation administrative et sans décisions unilatérales prises au détriment des travailleurs.

« Les faits sont incontestables

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• le PRB 2026 ne prévoit aucun paiement échelonné des augmentations salariales

• aucune disposition du rapport ne fait mention d’un paiement en deux phases

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• en conséquence, 100 % des augmentations salariales sont dues dès janvier 2026.

« Toute tentative d’imposer un paiement partiel en janvier 2026 suivie d’un solde en 2027 constitue une décision arbitraire, contraire au rapport du PRB, contraire à la loi, et contraire aux principes fondamentaux de la négociation collective.

« La loi est claire. En vertu de l’article 62 A de l’ Employment Relations Act, le gouvernement ne peut ni modifier, ni différer, ni échelonner les recommandations du PRB sans l’accord préalable des travailleurs concernés, exprimé à travers leurs syndicats.

« Le conseil des ministres n’est pas au-dessus de la loi.

« La convenance budgétaire ne saurait justifier l’illégalité.

« Les travailleurs ne paieront pas le prix de décisions politiques arbitraires.

« La position de la RGEA est non négociable. La RGEA exige :

• l’application immédiate, intégrale et sans condition (100 %) du PRB 2026 à compter de janvier 2026

• l’ouverture immédiate de négociations collectives sur les erreurs, omissions et anomalies du rapport, en vue d’un accord collectif global sur les salaires, la structure des grades et les conditions de service.

« La RGEA avertit le Gouvernement que toute décision unilatérale visant à imposer un paiement en deux phases sera considérée comme :

• Une violation grave de la législation du travail,

• Une atteinte directe au droit fondamental à la négociation collective, et

• Un manquement aux conventions internationales ratifiées par l’État mauricien, notamment celles de l’Organisation internationale du Travail (OIT).

« En cas d’entêtement du Gouvernement, la RGEA utilisera tous les moyens légaux, syndicaux et institutionnels à sa disposition, notamment :

• L’engagement immédiat de procédures devant les juridictions compétentes »

• L’alerte formelle des instances internationales, y compris l’OIT et les organes des Nations Unies,

• La mobilisation syndicale, en défense des droits, de la dignité et du pouvoir d’achat des travailleurs.

« La RGEA ne cédera ni à la pression, ni à l’intimidation, ni aux arrangements politiques.

« Les droits des travailleurs ne sont pas négociables à huis clos. »

 

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