Cour de Curepipe | Séquelle fraude Menlo Park : L’accusation provisoire sous l’ICTA maintenue contre Tevin Sithanen

La magistrate Shavina Jugnauth, Senior District Magistrate, siégeant en Cour de district de Curepipe, a rejeté dans un Ruling rendu, hier, la motion de Tevin Sithanen demandant la radiation de l’accusation provisoire de Breach of ICTA qui pèse sur lui. Le fils de Rama Sithanen, est accusé provisoirement de « using a telecommunication service for the transmission of a message which is offensive and likely to cause harm », en violaton des sections 46 et 47 de I’ Information and Communication Technologies Act (ICTA).

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La charge provisoire, logée le 12 novembre 2024, indique que Tevin Sithanen, Aditi Boolell (la fille de l’ex-DPP, Satyajit Boolell) et un dénommé Stéphane Adam, communiquaient par voie d’un Group Call sur l’application WhatsApp, quand Tevin Sithanen aurait lancé à l’adresse de cette dernière une série d’obscénités et de menaces.

Suivant une plainte d’Aditi Boolell et de Stéphane Adam en janvier 2025, Tevin Sithanen avait été arrêté le 28 novembre 2025 et remis en liberté conditionnelle par la suite. Une bande audio qui circulait vers septembre 2025 sur les réseaux sociaux semble a priori confirmer les dires des plaignants.

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Aditi Boolell et Stéphane Adam sont respectivement la Company Secretary et le directeur de Menlo Park Ltd, une firme qui fait elle-même l’objet d’une enquête portant sur un détournement de fonds allégué de l’ordre de Rs 45 millions au préjudice de la Mauritius Investment Corporation (MIC) avec pour toile de fond des sondages fictifs en faveur du Premier ministre, sortant Pravind Jugnauth, lors de la campagne pour les élections législatives du 10 novembre 2024.

L’avocat de Tevin Sithanen, Me Imtihaz Mamoojee, avait par voie de motion, demandé que l’accusation provisoire contre son client soit rayée. Il avait fait ressortir qu’il n’y avait pas l’ombre d’une preuve qu’un délit quelconque avait été commis par son client. Il s’était basé sur un rapport de Quintel Intelligence, une firme basée en Grande-Bretagne, qui se spécialise dans les renseignements électroniques dans le domaine des litiges. Ce rapport mettait en doute si des appels via WhatsApp avaient effectivement été lancés à partir des portables de protagonistes dans cette affaire.

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