RÉFORME ÉLECTORALE : Les huit propositions du Reform Party

Les membres du Reform Party, dirigé par Roshi Bhadain, ont soumis hier leurs propositions concernant la réforme électorale au Prime Minister’s Office (PMO). Ce parti présente une série de mesures visant à moderniser les institutions démocratiques de Maurice, à les rendre plus justes, responsables et représentatives de la société contemporaine. Ces propositions ont été élaborées après des consultations avec les membres du parti, ses soutiens et les électeurs, dans un souci de renforcement de la démocratie, de l’unité nationale et de restauration de la confiance du public.

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La première réforme proposée concerne le système électoral actuel First Past the Post (FPTP), que le parti souhaite transformer en un modèle mixte. Ainsi, 40 députés seraient élus au FPTP, avec deux représentants par circonscription pour préserver la représentation locale, tandis que 20 sièges seraient attribués à la proportionnelle sur une liste nationale, afin que la composition du Parlement reflète mieux le vote national. Rodrigues continuerait d’élire ses deux députés, tandis que le système des Best Losers serait supprimé. Cette réforme vise à garantir une représentation équitable, tout en évitant l’expansion inutile du Parlement.

La deuxième réforme introduit un seuil national de 7% pour la qualification sous la représentation proportionnelle. Cette mesure vise à assurer la stabilité gouvernementale et à encourager des mouvements politiques sérieux, soutenus à l’échelle nationale.
Le Reform Party propose également d’abandonner la classification communautaire des candidats au profit du « mauricianisme ». La déclaration obligatoire de communauté ne serait plus exigée et les sièges parlementaires seraient attribués uniquement en fonction des votes des citoyens, sans distinction communautaire. L’objectif est de renforcer l’unité nationale, la cohésion sociale et de promouvoir une politique basée sur les idées et les compétences plutôt que sur l’identité communautaire.

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Le parti souhaite maintenir le nombre de députés à 62 pour éviter l’expansion du Parlement, maîtriser les dépenses publiques et assurer une meilleure efficacité institutionnelle.

Une autre réforme clé concerne l’introduction du droit de rappel des députés. Les citoyens pourraient révoquer un député avant la fin de son mandat en cas de manquement grave à ses obligations, renforçant ainsi la responsabilité démocratique et promouvant une culture du service public.

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Le Reform Party propose également de limiter le Premier ministre à deux mandats consécutifs, avec un intervalle d’un mandat avant de pouvoir se représenter, afin de favoriser le renouvellement politique et de réduire la concentration du pouvoir.
Concernant la présidence, le parti suggère l’élection directe du président de la République par les citoyens, sur un bulletin distinct des élections législatives. Cette mesure vise à renforcer la légitimité du président en tant que garant de la Constitution et à promouvoir la cohésion nationale.

Enfin, le Reform Party souhaite réviser les pensions à vie des responsables politiques pour les aligner sur des principes de justice, de proportionnalité et de responsabilité financière. L’objectif est de restaurer la confiance du public, réduire les inégalités perçues et encourager une culture de service plutôt que de privilège.
En résumé, ces huit réformes visent à moderniser le système électoral mauricien, renforcer la représentation et la responsabilité des élus, promouvoir l’unité nationale, tout en assurant la stabilité politique et la maîtrise des dépenses publiques.

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