RELIGION : Le Thai Poosam Kaavadi et les multiples formes de Mourouga

“Thai Poosam ! Voici revenu le jour solennel ! Le jour qui fait briller d’un éclat plus vif dans le cœur des Tamouls leur amour et leur dévotion pour le seigneur Mourougan !” Le Thai Poosam Kaavadi. Des choses s’y attachant (Mootoocomaren Sangeelee, Valluvar Kazhagam)

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Dès qu’on entame le mois tamoul de Thai (mi-janvier-mi-février), une atmosphère particulière règne avec la floraison des acacias jaunes, dont les arbres embellissent les villages de Maurice. Des feuilles maru et tiruneetru pachai parfument l’air. Les korvils, ornés de leurs palettes de couleurs, sont parés pour accueillir les dévots. Dès lors, l’on sait que le Thai Poosam Kaavadi ou Gran Kaavadi, comme le disent les anciens, approche à grands pas. Les dix jours de prière au korvil sont consacrés à honorer Mourouga, fils de Siva et de Parvathi. Dès le premier jour où le mât est levé pour signaler le début du viratham (carême), l’espace est chargé d’énergie et de pensées pour le Seigneur Mourougan.

Dans son livre éponyme “The Smile of Murugan on Tamil Literature”, le professeur Kamil Zvelebil, un spécialiste de la littérature tamoule, écrit que Mourouga est le Dieu de tout le monde (Ellorkkoum Deivam) et se manifeste sous plusieurs formes. Pour les enfants, il est Baala Mourougan; pour les ascètes, il est Dandaayudabaani; pour les savants, il est Aaroumougan; pour la famille, il est Valli Deivayaanai Manavaalan; pour les guerriers, il est Senaadhipati ou Sakthi Vadivelan; pour les jeunes, il est Koumaran et pour les dévots il est Nyaana Pandithen.

À l’occasion du Thai Poosam Kaavadi, contemplons la créativité de ces jeunes artistes qui offrent leurs dessins au pied de Mourouga. Comme le chantaient si bien les anciens à la fin des prières, “Mangalam, Mangalam”. Bonheur, Bonheur à vous tous !

Kavinien Karupudayyan

Les cinq dernières lignes de Cabon…sur le Cavadee

Robert Furlong, dans Marcel Cabon, Œuvres complètes II, Contes, Atelier des Nomades, Édition établie, 2024, se réfère aux “5 dernières lignes que Marcel Cabon a tapées sur sa petite machine à écrire portative de la marque Olivetti avant qu’il ne soit pris du malaise qui allait l’emporter” :

« Les touristes qui ne sont pas restés sur les plages et dans les hôtels aujourd’hui auront pu assister à une des fêtes les plus colorées de la liturgie indienne: le Cavadee, d’origine tamoule. En effet, un peu partout dans l’île, on a pu voir de ces cortèges colorés. » (Marcel Cabon, 30 janvier 1972)

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