Gérard Bertrand (président du Joint Negotiating Panel dans le port) : « Les relations industrielles sont au plus bas à la Cargo Handling »

Les relations industrielles au sein de la Cargo Handling Corporation Ltd (CHCL) traversent une zone de fortes turbulences. Accusations de décisions unilatérales, contestations autour des conditions de travail, bras de fer avec les syndicats et climat de méfiance généralisé : le dialogue social semble sérieusement fragilisé au port. Gérard Bertrand, président du Joint Negotiating Panel (JNP), dresse un constat alarmant de la situation, évoque les tensions avec la direction et met en garde contre les conséquences sur la stabilité et l’avenir des opérations portuaires.

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Comment se portent les relations industrielles à la CHCL ?
Les relations industrielles sont au plus bas à la CHCL. Cela n’a jamais été le cas auparavant. On a eu dans le passé des General Managers qui ont créé pas mal de remous, mais ce n’a pas été aussi grave que ce que l’on constate maintenant.

Qu’est-ce qui explique cette situation ?
Je pense que le nouveau Managing Director, Gassen Dorsamy, a travaillé dans le port dans le passé, plus précisément en 2012 et en 2017. À l’époque, les syndicats n’étaient pas d’accord avec sa façon de faire, surtout en ce qui concerne certaines décisions qu’il avait prises. En 2017, son contrat n’a pas été renouvelé par le gouvernement de l’alliance Lepep et il a dû partir. Je pense qu’il a mal digéré cette situation et finalement les relations industrielles sont retournées à la normale avec celui qui l’avait remplacé. Je pense que, lorsqu’il est retourné à la CHCL, il est venu avec une idée de revanche.

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Lorsqu’il est arrivé à nouveau, il a eu une réunion avec nous le 13 décembre dernier au cours de laquelle il nous a confié qu’il avait une mission à faire, c’est-à-dire changer pas mal de choses pour remettre la CHCL sur les rails. Il nous a dit qu’il y avait eu beaucoup de laisser-aller et qu’il fallait notre appui pour changer les choses. On lui a dit qu’il n’y a pas de gros problèmes à la CHCL, mais qu’il fallait s’asseoir et parler pour régler certains problèmes. Il ne nous a pas rencontrés par la suite. Il nous a simplement adressé une lettre dans laquelle il dit qu’il a pris certaines décisions. Il nous a dit que désormais, il allait revoir des facilités de time-off aux délégués des syndicats. Il a dit que le time-off serait accordé en fonction des exigences du travail. Il nous a annoncé aussi qu’il a l’intention de changer le statut de certaines catégories d’employés. Il nous a fait savoir qu’il avait déjà rencontré les travailleurs concernés et que ces derniers sont d’accord pour changer leurs conditions de travail.

Ces rencontres se sont déroulées en l’absence des représentants syndicaux. On a mal digéré cette façon de faire. Nous avons écrit une lettre pour contester cette façon de faire. Nous avons alors réclamé la tenue d’une réunion pour qu’il puisse venir expliquer pourquoi il prenait de telles décisions. Il n’a pas répondu à notre requête. Nous lui avons alors adressé une deuxième lettre pour lui accorder jusqu’au 6 janvier 2025 pour nous répondre et nous accorder une réunion. Nous avons dit que s’il ne répondait pas à notre deuxième lettre, nous allions alors considérer cela comme une “labour dispute” et référer l’affaire au ministère du Travail. Ce que nous avons fait finalement. Lorsque le Managing Director a été convoqué par le ministère du Travail, il a fait savoir qu’il n’était pas en train de rompre l’accord collectif et que le problème était resté entier, pas résolu.

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Parlons un peu du syndicaliste Alain Édouard. Où en est la situation actuellement ?
Lorsque le Managing Director était à la CHCL en 2017, le syndicaliste Alain Édouard avait été mis à la porte. Après son départ, Alain Édouard a retrouvé son emploi. Je pense qu’il n’a pas digéré cela. Lorsqu’il est retourné maintenant, il a changé les conditions de travail d’Alain Édouard. Ce dernier était un formateur et on l’obligeait à faire des tâches qui ne se trouvaient pas dans ses conditions de travail. On a référé l’affaire au ministère du Travail.

À partir de là, c’est une sorte de tug of war qui a émergé, il s’est mis en tête qu’il n’a pas besoin des syndicats et qu’il peut négocier directement avec les travailleurs, et il a décidé d’agir en tant qu’autocrate. Il a donné des indications claires : c’est lui qui prend les décisions et celles-ci ne doivent pas être contestées. Le ministère du Travail l’a convoqué pour lui dire que les conditions de travail d’Alain Édouard se trouvent dans un “collective agreement” et il a demandé à ce dernier de rencontrer les dirigeants de la Port-Louis Maritime Employees Association pour apaiser la situation. Le ministère du Travail a mis sur pied un Progress Committee pour savoir comment les choses évoluent.

Lorsqu’on a obtenu une réunion avec lui, il ne nous a simplement pas écoutés. Il a choisi un représentant du département des ressources humaines pour se faire représenter au Progress Committee. Ce dernier n’a fait que répéter que la direction de la CHCL n’est pas en train de remettre en question le “collective agreement” et que les travailleurs sont disposés à changer leur condition de service. Cette situation a soulevé une tension énorme.

Est-ce que le taux d’absentéisme est alarmant à la CHCL ?
C’est la direction de la CHCL qui fait répandre la nouvelle selon laquelle il y aurait 30% d’absentéisme par jour. Ça vous fait environ 350 absences par jour. Croyez-vous que c’est possible ? Il faut savoir que les travailleurs disposent d’un certain nombre de congés annuels, de congés maladie, de congés spéciaux, de vacation leaves, et que certaines catégories d’employés obtiennent environ 30 à 35 jours de congé. Il y a des congés qui sont cumulés. Lorsque le moment arrive, ils prennent donc leurs congés, et ce sont leurs droits.

La direction de la CHCL a induit le Premier ministre, Navin Ramgoolam, en erreur dans une réponse parlementaire à propos du taux d’abstentionnisme dans le port. Nous avons d’ailleurs émis un communiqué pour dire que l’absence non autorisée à la CHCL ne représente même pas 1%. Je maintiens que 350 absences par jour, ce n’est pas vrai. La raison est simple : le boni de fin d’année représente 18% du total earnings. Il est payé sur le critère suivant : il faut que le taux de présence soit équivalent à 90% de présence physique par an. Ils sont très peu les employés qui ne touchent pas le boni de fin d’année.
Je sais que 99% des employés de la CHCL ont obtenu leur boni de fin d’année. Maintenant, à la fin du mois de janvier, la CHCL va rembourser en espèces les congés annuels et les congés maladie qui n’ont pas été utilisés. Ce qui est plus grave maintenant c’est que le Managing Director a pris la décision de dire que si un employé téléphone à la compagnie pour prendre un congé maladie, il ne faudrait pas le lui accorder. Il faut savoir qu’à la CHCL il existe un Medical Inspection Room où des soins sont prodigués par des médecins employés à temps partiel par la compagnie.

Un employé a appelé la compagnie pour un congé maladie et son supérieur lui a refusé, et il fallait venir se faire examiner à la compagnie. L’employé a pris sa motocyclette pour aller à la CHCL et rencontrer des médecins qui lui ont donné une ordonnance médicale pour acheter des médicaments. Ce dernier a perdu connaissance sur sa motocyclette à quelques mètres de la CHCL lorsqu’il se rendait à la pharmacie. Il a fait une chute à moto et a été grièvement blessé. Il a passé deux semaines à l’hôpital. L’affaire a été référée au ministère du Travail et jusqu’à maintenant cet employé n’est toujours pas guéri, Il a dû partir en Inde pour faire redresser sa mâchoire et cet employé a décidé de poursuivre la CHCL. Ce dernier a retenu les services d’un ancien ministre du Travail pour défendre son cas.
Aussi, les dimanches comptent comme des jours fériés. Lorsqu’un employé ne vient pas travailler ce jour-là, il demande que cela soit comptabilisé comme un sick leave et, dans l’éventualité où l’employé n’aurait plus de sick leave, cela lui coûtera alors un jour de paie. Ces genres de décisions ont été prises derrière le dos des syndicats. Nous considérons cela comme une campagne de dénigrement à l’encontre des employés.

La question ayant trait à la reconnaissance du JNP par la direction de la CHCL continue à faire débat. Qu’en est-il de la situation exactement ?
La PLMEA a la seule formation syndicale qui ait la reconnaissance au sein de la CHCL. La PLMEA nous a permis de réunir d’autres syndicats pour former le JNP. Nous lui avons adressé une lettre à la direction en juin lorsque le JNP a vu le jour. C’est à la fin d’août de l’année dernière qu’il a reconnu le JNP. Il y a eu une divergence au sein du JNP comme c’est le cas dans toutes les alliances. Il s’est basé sur ce problème pour ne plus reconnaître le JNP même si nous lui avons adressé une lettre pour lui dire que tout va pour le mieux. C’est le 5 décembre que l’on a référé le cas au ministère du Travail. Le ministre lui a dit qu’il faut reconnaître le JNP. Nous pensions à ce moment qu’il avait changé d’attitude et qu’il y aurait dorénavant des réunions et des communications. Mais il n’en a rien été.
À ce jour, 14 points religieux sont toujours en suspens au ministère du Travail au nom du JNP. Le ministère du Travail a décidé de fixer une réunion avec la direction de la CHLC pour régler les points litigieux. On a obtenu une réunion au début de janvier de cette année. Il faut savoir que parallèlement, il y avait une affaire devant l’Employment Rights Tribunal concernant une affaire de séniorité à la CHCL.
La PLMEA et la JNP avaient été convoquées pour discuter de qui c’est qui prendrait la relève comme négociateur. L’avocat de l’employé qui contestait la seniority list, l’avocat de la direction et l’avocat de la PLMEA étaient présents. Notre avocat nous a dit que le président de l’ERT a émis une opinion en chambre selon laquelle le JNP aurait dû demander une variation car cette instance avait donné une award pour accorder le droit de négociation à la PLMEA en 2014.  Ce n’est pas un jugement mais une opinion qui a été émise en chambre. Le Managing Director a capitalisé sur ce point lors de la réunion avec le ministère du Travail. L’avocat de la CHCL a alors dit qu’il ne pourra pas discuter avec le JNP alors que nous avions en notre possession un document donné par le Managing Director où il dit qu’il reconnaît le JNP. Tout cela est fait pour retarder les négociations et ne pas répondre sur les 14 points en litige. Maintenant, ces points religieux sont toujours en suspens.
Le ministre du Travail, Reza Uteem, est en tout cas très agacé par cette situation. Il a compris que le Managing Director faisait usage de tactiques dilatoires pour retarder les négociations et qu’il n’y avait pas de communication. Maintenant, lorsqu’il a décidé de supprimer le time-off, le syndicat n’arrive pas à tenir sa réunion de l’exécutif. Même l’assemblée annuelle de l’année dernière n’a pas obtenu de quorum. Il a fallu tenir une petite réunion pour approuver les décisions qu’on a prises.

Quelles sont les retombées de la rencontre entre le Deputy Prime Minister, Paul Bérenger, et le JNP ?
C’était en fait un comité ministériel présidé par le DPM pour parler de la Port Development Strategy. C’est-à-dire identifier les problèmes et décider des décisions à prendre pour améliorer les services portuaires à différents niveaux, même au niveau de la Mauritius Port Authority. Tout cela est fait à cause de la compétition qui existe dans la région. Le port de Madagascar évolue rapidement. D’autres ports de la région également. Ils pensent donc que cela pourrait représenter un danger pour l’avenir de la CHCL.
Donc si on n’améliore pas nos services, même en termes de productivité, d’acquisition de nouveaux équipements, la CHCL peut se retrouver en difficulté. On se demande donc s’il faut privatiser la CHCL ou rechercher l’appui d’un autre terminal. Le DPM a bien fait comprendre qu’à ce stade aucune décision n’a été prise en ce qui concerne ces idées émises. Il s’est aussi référé à notre dernière manifestation devant l’hôtel du gouvernement où des intervenants ont dit que le gouvernement mettait de côté les syndicats. Il a dit que ce n’est pas vrai. Nous avons dit au DPM que nous sommes très en colère en raison de la campagne de dénigrement orchestrée sur les travailleurs du port. Le Managing Director de la CHCL fait croire que les employés de la CHCL ne donnent pas le meilleur d’eux-mêmes, que les travailleurs du port s’absentent du travail. Nous avons dit à DPM que ce n’est pas vrai. D’ailleurs, le premier quai qui a été construit en eau profonde en 1979, c’était le multipurpose terminal. Les syndicats étaient d’accord avec le projet et on a, par la suite, changé nos conditions de service car il fallait travailler jusqu’à 21h.
Notre deuxième exemple est le sucre en vrac. Lorsqu’on a créé le Mauritius Bulk Sugar Terminal, il y a eu de grosses négociations qui se sont soldées finalement par le licenciement de 6 000 employés. Les travailleurs ont accepté de faire des sacrifices malgré le fait qu’ils ont eu droit à un plan social. Les travailleurs ont accepté de faire des sacrifices au nom du progrès. Nous avons aussi rappelé qu’avant la création de la CHCL, on enregistrait pas mal de problèmes avec le secteur privé. Il y avait une exploitation des salariés qui n’étaient pas des employés. Nous avons proposé la création de la CHCL pour nous libérer des griffes du secteur privé car les relations industrielles n’étaient pas au beau fixe et il fallait se mettre en grève ou faire des go-slow pour se faire entendre. La CHCL a ainsi été créée en 1983.
La CHCL, au départ, était tout simplement un labour contractor et ne possédait pas d’équipements. Les travailleurs étaient traités comme des animaux dans le secteur privé car ils travaillaient au jour le jour et finalement le premier emploi permanent a été créé sous la CHCL. Nous avons aussi dit qu’il y a beaucoup de palabres sur le salaire des employés du port. La première structure salariale qui a été mise en place à la CHL est entrée en vigueur à la suite du rapport Appanah. Il a changé le système de piece rate et il a introduit le concept de boni de productivité, et nous avons commencé à travailler sur le double shift. En même temps, cela a coïncidé en 1997 avec la construction de la Mauritius Container Terminal. Pour nous, il y avait beaucoup de magouilles et on voulait en finir avec la CHC.
C’est alors que nous avons réalisé une grande première. Les syndicats du port ont demandé une réunion avec la Banque mondiale, car c’est cette institution qui finançait le projet. Le syndicat a rassuré la Banque mondiale en disant que c’est la CHCL qui doit gérer le terminal. La BM a alors imposé des paramètres de performance que nous avons respectés. Nous sommes tombés d’accord pour signer un accord entre la BM, la Mauritius Marine Authority, la CHCL et le gouvernement de Maurice. C’est à partir de cet accord qu’une new Ports Act est entrée en vigueur en 1998. Cette loi donne ainsi à la CHC le statut de “full-fledged cargo operator”. Maintenant, la CHCL est en mesure d’acheter des portiques et d’autres équipements.
La CHCL a relevé le défi grâce aux efforts des travailleurs. J’ai soulevé ce point lors du comité interministériel. Les syndicats ont toujours participé au progrès du port. Pas moins de 500 employés ont été licenciés par la suite à travers un plan social. Ils ont été licenciés pour le bien-être du port et le progrès du pays. J’ai fait référence à l’histoire pour rejeter cette campagne de dénigrement menée à l’encontre des employés de la CHC.

Est-ce que la productivité dans le port a été abordée au cours de cette réunion ?
Oui, bien sûr, nous avons dit qu’on ne sait pas pourquoi il y a cette campagne qui dit que la productivité est basse dans le port.  Un chiffre sur la productivité a été brandi au cours de cette réunion. Ce chiffre ne correspond pas aux rapports officiels publiés par la MPA, la Competition Commission et la CHCL. Nous avons précisé que le taux de productivité n’est pas aussi alarmant que certains veulent le faire croire. En comparaison avec des grands ports dans le monde, il y a environ un à deux points de décalage avec nous. Ici, nous avons des problèmes d’équipements.
Si on se retrouve dans cette situation aujourd’hui, c’est parce qu’il y a eu une absence de planification de la part de ceux qui ont géré la CHCL. Les syndicats et les travailleurs ne sont pas responsables de cette situation. Si on n’arrive pas à atteindre le taux de productivité escompté, c’est parce que nous n’avons pas les équipements nécessaires.
Lorsque le Managing Director était là en 2012 et 2014, le taux de productivité a chuté. Lorsqu’il est parti, le taux de productivité a augmenté, selon un rapport de la MPA. À partir de 2026, si le taux de productivité n’atteint pas la barre de 25 points, la CHCL aura à payer une amende de dix dollars par container, selon le contrat de concession avec la MPA. À ce jour, la CHCL doit moderniser toutes ses grues.

Est-ce que le sujet de la privatisation de la CHCL a été évoqué au cours de cette réunion ?
D’abord, nous avons clairement fait ressortir qu’on est contre une éventuelle privatisation de la CHCL.  La CHCL est un organisme gouvernemental qui a déjà un statut privé. Elle opère sous la Company’s Act. Il faut cependant prendre certaines décisions pour redresser la situation. Pour relancer la CHCL et lui redonner ses lettres de noblesse, je pense qu’il faudra faire appel à l’expertise d’un port renommé dans le monde pour gérer la situation et transmettre les connaissances avant de partir, comme cela a été le cas en 1999. Le port de Hambourg avait envoyé cinq experts dans des opérations portuaires qui ont géré la situation sous un management contractuel. Ils étaient là durant la période de 1999 à 2002. C’est ce “transfer of know-how” qui a permis de gérer le Container Terminal. Je pense qu’il faut faire la même chose aujourd’hui.
La CHCL travaille actuellement sous une concession contractuelle. Il doit payer à la MPA un concession fee qui tourne autour de Rs 260 millions et dans les prochaines années, ces frais frôleront la barre de Rs 475 millions. Pendant combien de temps, la CHCL va continuer à payer ces frais ? La CHCL gère le terminal des containers, mais les terres et les infrastructures appartiennent à la MPA. La CHCL ne peut rien faire comme développement sans l’approbation de la MPA. Le gouvernement doit trancher la question.

Suite à votre manifestation devant le Parlement, Gassen Dorsamy a déclaré à la presse que plusieurs manifestants étaient d’anciens employés de la Cargo Handling Corporation Ltd qui avaient profité des largesses de l’ancienne direction de CHCL et s’étaient rendus coupables de fraude. Que répondez-vous à cela ?
J’ai répondu que Gassen Dorsamy devrait avoir honte de tels propos, car son autoritarisme a instauré un climat de peur au sein de CHCL, dissuadant les employés de participer par crainte de sanctions, comme il l’a fait systématiquement depuis son arrivée en transférant des employés et en distribuant des avertissements injustifiés. De nombreux cas sont actuellement examinés par le CMS du ministère du Travail.
Quant à son affirmation selon laquelle nous serions d’anciens employés, je lui dis que nous sommes des employés de la CHCL et que nous avons toujours des intérêts dans l’entreprise. Il est de notre devoir de défendre nos intérêts et ceux de tous les employés.
Quant à ses allégations de largesses et de fraude, je lui demande, comme je l’ai toujours dit, de venir avec des noms et des détails sur la fraude, de faire une déclaration à la police dès que possible et je le mets au défi d’accepter un face-à-face avec moi à la radio pour débattre de tous les mensonges qu’il raconte partout pour se mettre en valeur. Et de ce fait, je prouverai au public où se trouve la vérité.

 

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