Secondaire d’État – Enseignants en surplus: casse-tête des MEDCO Educators

- La SSSTU plaide pour que la légitimité des PSC Educators soit respectée

La fermeture de trois collèges d’État et d’un collège privé au début de cette année a provoqué un surplus d’enseignants dans certaines matières au niveau secondaire. De plus, cinq collèges privés avaient aussi fermé leurs portes en janvier 2024. Les enseignants de ces établissements sont placés sous la Mauritius Educational Company Ltd (MEDCO) et postés dans les collèges d’État. La State Secondary School Teachers Union (SSSTU) invite le ministère de l’Éducation à privilégier ceux recrutés par la Public Service Commission (PSC) pour l’allocation des classes.

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En octobre dernier, avant même l’exercice de transfert et le début de la nouvelle année scolaire, la SSSTU avait alerté le ministère de l’Éducation concernant le phénomène de Redundancy dans les collèges d’État pour certaines matières. Le syndicat faisait part de ses inquiétudes par rapport à cette situation, précisant que les enseignants recrutés par la PSC ne devraient pas devenir « de trop » au détriment des enseignants sous la responsabilité de MEDCO.

Tout en comprenant la situation de ceux qui se retrouvent sans collège, après la fermeture de leurs établissements, la SSSTU plaide pour que leur intégration dans les collèges d’État ne se fasse pas au détriment de ceux qui sont déjà en service. La prise en charge par le MEDCO du personnel des collèges privés ayant fermé est un engagement entre le gouvernement et l’Union of Private Secondary Education Employees (UPSEE), datant des années 80.

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Dans une lettre adressée au ministère, la SSSTU indique ainsi : « le redéploiement des enseignants à travers MEDCO est basé sur des raisons humanitaires. Il ne s’agit en aucun cas d’une promotion. » Le syndicat ajoute que ceux recrutés par la PSC ont obtenu leurs places « à travers des procédures compétitives et transparentes ». Raisons pour lesquelles ils devraient être privilégiés pour l’allocation des classes.

De même, ajoute la SSSTU, beaucoup d’éducateurs ont quitté leurs emplois dans des collèges privés, ainsi que leurs années de service, pour recommencer de zéro après un recrutement par la PSC. « Il n’est pas juste que ces enseignants soient pénalisés non plus pour faire de la place à d’autres », trouve-t-il.

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Le syndicat cite un cas où un Established PSC Educator , habitant Vacoas, a obtenu une allocation de classes à temps partiel dans deux collèges différents. L’un étant Bambous SSS et l’autre Régis Chaperon SSS. En revanche, un MEDCO Educator a, lui, été posté à plein temps à la Phoenix SSS pour enseigner la même matière que le PSC Educator, soit Travel and Tourism.

Dans un autre cas similaire, un MEDCO Educator et une recrue de la PSC, enseignant Home Economics, ont tous deux été assignés à plein temps au Piton SSS, tandis qu’un Senior PSC Educator se retrouve comme part-timer. Cette situation a été évoquée lors d’une réunion avec le ministère de l’Éducation. Le syndicat est loin d’être satisfait des retombées.
En effet, dans une lettre circulaire émise le 16 janvier, le Senior Chief Executive informe les recteurs qu’il y a un excédent d’enseignants pour certaines matières et que ceux-ci peuvent être mis à contribution pour des remplacements. Il est également demandé aux chefs d’établissement d’optimiser les ressources et de privilégier l’ancienneté dans l’allocation des tâches.

La Seniority des MEDCO Educators étant calculée à la date à laquelle ils ont rejoint cette entité, il est aussi indiqué que ces derniers doivent être mis à contribution pour le remplacement, seulement s’ils ont moins que 58 ans. Mais cette solution du ministère est loin de satisfaire le syndicat, qui estime qu’il faut privilégier les PSC Educators car ils ont été recrutés pour travailler dans les collèges d’État. La SSSTU a demandé une réunion « urgente » avec le ministère en vue de clarifier cette situation.

 

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