Être atteint de cancer est un moment difficile pour tout patient car, souvent, il se sent seul dans sa souffrance, incapable de savoir s’il pourra être sauvé. Aussi, pour la Journée mondiale contre le cancer, célébrée ce 4 février, l’AEGLE Cancer Hospital a organisé une table ronde au Business Park de Rose-Belle, où professionnels de la santé, patients et aidants étaient de la partie. L’ambition de l’AEGLE Cancer Hospital est de positionner Maurice comme un pôle de référence en oncologie pour l’océan Indien et l’Afrique en proposant un modèle de prise en charge holistique alliant technologies de pointe, précision scientifique et approche profondément humaine.
Chaque année, plus de 3 000 nouveaux cas de cancer sont diagnostiqués et plus de 1 200 décès sont attribués à la maladie. Les témoignages des patients guéris ont abordé le cancer en tant qu’expérience de vie, avant, pendant et après la maladie, en prouvant qu’on peut s’en sortir. D’où la démarche de l’AEGLE Cancer Hospital de placer la dignité humaine, l’expertise médicale et l’innovation au cœur de son parcours de soins. L’AEGLE Cancer Hospital veut ainsi faire passer un message fort dans la dynamique internationale, portée par le thème “Unis par l’unique”. L’idée étant de faire prendre conscience que le parcours de chaque patient atteint de cancer est différent, voire unique, et qu’à cet effet, l’écoute est avant tout primordial avant de diriger le patient vers des soins appropriés. Il fallait ainsi entendre le cri du cœur de ces patients guéri de la maladie, comme Frederic Pelletier et Simon Carnel (voir encadré), qui veulent à leur tour faire prendre conscience qu’avoir une attitude fataliste envers le cancer est néfaste.
De son côté, le Dr Feilah Jeenathally, médecin généraliste à l’AEGLE Cancer Hospital, a rappelé dans une première approche que l’innovation médicale et l’expertise clinique sont aujourd’hui au cœur d’un parcours de soins moderne et humain. « Nous allons éduquer la population sur le mot “cancer”, qui fait peur. Il y a nos oncologues, mais aussi le témoignage des patients. Il est important d’éduquer les gens sur ce sujet, et d’envoyer un message d’espoir à la population, à nos patients et à tous ceux qui peuvent recevoir nos messages. »
Elle ajoute que “AEGLE” signifie “Radiant Beauty” dans la mythologie grecque. « L’hôpital est donc un lieu de “safe haven” pour nos patients, avec des oncologues à l’écoute et des patients qui traversent la porte avec beaucoup de peine au début, et des résultats concluants à la fin. »
Voir le sourire des patients guéris
Le Dr Kimcurran Vikramsingh, oncologue clinicien, a insisté sur l’importance d’un suivi post-traitement rigoureux et structuré, tout en soulignant les avancées technologiques majeures disponibles à l’AEGLE Cancer Hospital, dont le CyberKnife, une technologie de radiochirurgie de haute précision, la radiothérapie ciblée, ainsi que l’intégration du PET-CT Scan, permettant aux patients d’accéder localement à des examens avec des résultats rapides pour un diagnostic et un suivi optimisés. « Ce n’est pas un combat livré seul; c’est un combat en équipe, incluant la famille, l’organisation, l’hôpital, les médecins, les amis, les personnes qui veulent aider, les travailleurs sociaux… C’est très important qu’à la fin du traitement, quand un patient finit ses tests, il ne reste plus qu’un rapport, un résultat final. Les patients sont là avec le sourire, avec une guérison. »
Les soins palliatifs, une nécessité
Le Dr Goutham Gandham, oncologue médical, a pour sa part rappelé le principe “United by Unique”, expliquant que chaque cancer et chaque patient sont uniques. « Chaque patient a une biologie unique. Ils ont des émotions uniques, et des circonstances familiales et des espoirs uniques. Donc, le traitement doit aussi être unique, personnalisé et taillé selon leurs besoins uniques. » Ce qui impose, selon le Dr Gandham, une prise en charge personnalisée avec une approche multidisciplinaire, collaborative et centrée sur le patient et sa famille.
Le Dr Yashmeeta Bundhoo, radio-oncologue, affirme, de son côté, que le positionnement de la clinique se tourne vers un véritable « one-stop shop de la santé », et ce, à travers des équipements modernes qui facilitent les traitements dédiés en termes de chimiothérapie, d’immunothérapie et de radiothérapie, tout en préservant évidemment les tissus sains. Quant au Dr Sravanthi, pathologiste, il rappelle qu’il existe des milliers de tests qui nous permettent de mieux comprendre la morphologie et le type de base d’un cancer. Des informations qui reposent, dit-il, sur l’histopathologie et l’immunopathologie.
Cependant, grâce aux tests moléculaires et génétiques, souligne-t-elle, « nous affinons notre connaissance de la signature moléculaire, véritable signature du cancer », ce qui permet à l’oncologue et au chirurgien oncologue de déterminer le type de cancer et d’adapter le traitement avec précision et fiabilité. « La signature moléculaire d’un cancer est en quelque sorte son empreinte digitale, et elle peut être détectée grâce à des biomarqueurs présents dans le sang, les fluides corporels et les tissus. Ensemble, au sein d’une équipe multidisciplinaire, nous avons à cœur d’avoir un impact positif et durable sur la vie des patients et de leurs familles, qui mènent ce combat. »
L’AEGLE Cancer Hospital a également mis l’emphase sur l’intégration des soins palliatifs dès la détection du cancer, avec l’objectif de préserver la dignité, la qualité de vie et le bien-être émotionnel. Sur ce chapitre, Shana Babajee, conseillère en soins palliatifs, a rappelé l’accompagnement social et émotionnel, piliers essentiels du processus de guérison, au même titre que les traitements médicaux.
Le Dr Teenushka Issarsing, gynécologue-obstétricienne et CEO de l’AEGLE Group, insiste, elle, sur le fait que la mission de l’AEGLE Cancer Hospital est d’accompagner les patients avec respect, écoute et humanité. « Nous accompagnons des personnes et des histoires de vie, avec pour objectif de redonner confiance, espoir et qualité de vie, avant, pendant et après le cancer. »
TÉMOIGNAGES
« On peut guérir du cancer ! »

Frederic Pelletier, ancien cascadeur moto établi à Maurice, a été diagnostiqué du cancer de la prostate. Il se souvient avoir perdu sa compagne, à la Réunion, il y a trois ans, et qui était atteinte elle aussi d’un cancer. « Un examen de sang a révélé un diagnostic brutal. Le jour où on m’a dit que j’avais un cancer, là, j’ai pris un coup de massue sur la tête. J’ai vu le Dr Gautam, et j’avoue avoir eu peur au début. Mais tout le monde était là pour moi, du médecin à la secrétaire. Mais c’est vrai qu’on a quand même de mauvais moments quand on rentre à la maison. »
Il explique avoir été diagnostiqué du cancer de la prostate en 2020. « J’ai suivi les traitements imposés, comme la radiothérapie. Au départ, c’était dur. D’autant qu’au début, il faut faire plusieurs tests. Ma compagne, elle, a dû attendre 1 mois et demi à La Réunion pour faire un Pet Scan, et elle est morte », dit-il. « Moi, j’ai eu plus de la chance grâce au Pet Scan de la clinique AEGLE. »
Et puis, « il y a cette approche holistique, qu’il faut saluer, mais aussi la bienveillance des équipes soignantes », poursuit-il. « L’avantage est qu’il ne faut plus aller ailleurs pour se soigner. Ici, on trouve tous les équipements de pointe. »
Idem pour Simon Carnel qui, lors d’une simple prise de sang, a appris qu’il était atteint lui aussi d’un cancer de la prostate. « J’accompagnais un proche et je me suis dit que je devais aussi faire un test. Lorsque l’on m’a découvert ce cancer, ça a été dur. Je ne voulais pas mourir d’un cancer. » Et d’ajouter que, selon lui, « il ne faut jamais annoncer au patient combien de temps il lui reste à vivre ».
Un problème qu’il n’a pas connu à l’AEGLE Cancer Hospital, dit-il. « La prise en charge a été rapide et soutenue. J’ai fait de la chimiothérapie, et j’ai eu des malaises en rentrant chez moi, mais je faisais le trajet très tôt en bus pour mes traitements. »
Comme Frederic Pelletier, aujourd’hui, il est “Cancer Free”, dit-il. « C’est un vrai soulagement. D’ailleurs, je n’hésite pas à parler de mon vécu à la radio ou les autres médias. L’avantage, c’est qu’il n’est plus nécessaire de partir à l’étranger pour se soigner. Ici, on trouve tous les équipements nécessaires. » Et pas seulement, dit-il, notant aussi « le soutien émotionnel du staff ».
Quoi qu’il en soit, il dit être le témoignage vivant que le cancer n’est pas incurable. « Il faut plus de tables rondes, plus de causeries… Il faut sensibiliser le public et expliquer aux gens que le cancer se guérit », conclut-il.

