Agressions et chaos dans les autobus : l’UBIW réclame une réunion d’urgence avec le ministre du Transport

L’Union of Bus Industry Workers (UBIW) tire la sonnette d’alarme face à la situation de plus en plus préoccupante à laquelle sont confrontés les travailleurs du transport par autobus. Entre agressions verbales et physiques, vidéos largement diffusées sur les réseaux sociaux et manque criant d’autobus dédiés au transport scolaire, le syndicat réclame une rencontre urgente avec le ministre du Transport, Osman Mahomed, afin de mettre en place des solutions durables.

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Pour rappel, en l’espace de quelques jours, deux vidéos successives, devenues virales, ont ravivé le débat sur le secteur du transport public, notamment en ce qui concerne la sécurité et le respect des travailleurs, mais aussi celle des passagers. Le ministre Osman Mahomed, s’était d’ailleurs rapidement saisi du dossier en réclamant un rapport officiel auprès de la Compagnie Nationale de Transport (CNT).

Dans un premier cas, une vidéo largement relayée sur les plateformes numériques montrait une jeune collégienne en altercation verbale avec un receveur de la CNT. On y entend l’adolescente exiger que ses camarades et elle soient autorisées à monter à bord de l’autobus, affirmant ce qu’elle considérait comme ses droits, notamment en déclarant, « Ou pa gagn drwa tous mwa. » Le receveur aurait alors indiqué que le bus transportait déjà plus de 80 élèves .Cependant, il y a eu la publication ultérieure d’une seconde vidéo. Les images montrent cette fois l’agression physique et violente d’un receveur de la CNT par deux adultes, présentés comme des proches ou des parents de l’élève impliquée dans l’altercation précédente.

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« Zenfan lekol sipoze ena bis lekol ek bizin fer aplik lalwa pou ki zot pran zot bis lekol dan gramatin ek tanto », a lancé le président de l’UBIW, Saleem Bacsou.

Selon lui, durant les heures de pointe, les tensions atteignent régulièrement un point critique, rendant la situation souvent ingérable entre les passagers, notamment les personnes âgées, les travailleurs et les étudiants. « C’est un problème quotidien », soutient-il. Il déplore également l’ignorance du public face aux contraintes légales imposées aux receveurs, « Piblik pa kone ki kan pran pasaze anplis dan bis, gagn lamann ar lapolis. » Dans plusieurs cas, ajoute-t-il, les receveurs sont agressés alors qu’ils tentent simplement de faire respecter l’ordre et la réglementation en vigueur.

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Face à cette escalade, l’UBIW estime qu’il est impératif de mettre sur pied un comité interministériel regroupant la police, le ministère de l’Éducation, le ministère du Transport, la National Land Transport Authority (NLTA), les propriétaires d’autobus ainsi que le ministère de la Sécurité sociale, afin d’aboutir à des solutions concrètes et applicables.

L’Union of Bus Industry Workers lance ainsi un appel pressant pour la tenue d’une réunion d’urgence avec le ministère du Transport public, estimant que l’inaction pourrait conduire à une détérioration encore plus grave de la situation sur le terrain.

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