ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Career Expo : Les jeunes découvrent le marché des opportunités Post-HSC

- Les institutions mauriciennes en force - Grand intérêt pour la Malaisie et l'Inde - Pas de bousculade pour le Canada

Après les résultats du Higher School Certificate (HSC), les démarches pour se faire admettre à l’université s’enchaînent pour les futurs étudiants. Dans ce contexte, le Rotary Club de Grand-Baie, en partenariat avec Publi-Promo, organise chaque année, la Mauritius University Career Expo. Tout un éventail d’opportunités, à la fois à Maurice et à l’étranger, a été présenté aux jeunes et à leurs parents, lors de l’événement qui se tient ce week-end.
Plus de 80 institutions supérieures sont représentées à ce salon qui se tient actuellement au Swami Vivekananda Convention Centre (SVICC), Pailles.

- Publicité -

L’objectif étant de permettre aux futurs étudiants de découvrir les différentes possibilités pour leur parcours après le secondaire. Les représentants des différentes institutions sont sur place pour répondre aux questions. Parmi les exposants, il y a des universités mauriciennes, aussi bien qu’étrangères. L’Uniciti International Education Hub de Pierrefonds, opérant sous le groupe Medine, regroupe plusieurs institutions étrangères.

Les cours sont très variés, allant de l’ingénierie à la technologie, en passant par la santé, le droit et le Business, entre autres.

- Publicité -

Depuis quelque temps, Swansea University, qui fait partie du Cluster, offre un Top Up, pour un BSc (Hons) Nursing. Uniciti travaille également avec SUPINFO (France). Au salon, les visiteurs ont pu découvrir les atouts de VIT Mauritius. Cette institution indienne, implantée à Maurice, propose des études menant au B.Eng en Computer Engineering, Computer Engineering with Specialisation in Data Science, Computer Engineering with Specialisation in Artificial Intelligence and Machine Learning et Civil Engineering. « L’avantage du B.Eng, est que les diplômés peuvent travailler directement après leurs études, étant donné que la formation est reconnue par le conseil des ingénieurs », a expliqué Parwez Aullymun, Educational Administrative Manager à Uniciti.

De plus, l’institution assume également la responsabilité de placer les étudiants en entreprise pour les stages, a souligné pour sa part Shaina Kewal, Sales Specialist. Les étudiants ont aussi l’option de partir en Inde, pour compléter leurs études. Les cours en Engineering coûtent 5 000 euros par an, soit environ Rs 275 000 au taux actuel.
Uniciti s’appuie également sur le fait qu’il y a un grand campus qui rassemble plusieurs universités et avec des étudiants des quatre coins du monde. « Cela permet d’avoir un Campus Life très enrichissant, en plus du fait que nos universités sont très réputées. »
L’accent est également mis sur la pratique. Il existe deux rentrées universitaires par an. Une première en février et les procédures sont déjà en cours. La seconde est en septembre.

- Advertisement -

Double diplomation à l’UdM

Dans ce domaine, l’Université des Mascareignes (UdM), institution publique, ne fait pas pâle figure non plus. Son partenariat avec l’Université de Limoges lui permet ainsi d’offrir une panoplie de cours dans trois filières., soit en Business and Management, Information and Communication Technology et Sustainable Development and Engineering. « De par notre partenariat avec l’Université de Limoges, nos étudiants ont la possibilité d’avoir une double diplomation », explique Éric Henriette, Senior Lecturer.

L’établissement est bilingue et permet une ouverture sur l’international. Sans compter qu’il existe également des possibilités de bourses françaises. L’établissement travaille également en partenariat avec l’industrie pour les stages.

La rentrée à l’Université des Mascareignes, situé à Roche-Brunes, est prévue pour le mois d’août. Les inscriptions sont en cours. La date limite est le 28 février. Comme il s’agit d’une institution publique, les cours sont gratuits. Il faut toutefois s’acquitter des frais d’inscription à Rs 700, ainsi que de frais administratifs à Rs 9 000.

Au sujet de l’expérience internationale, il y a également l’African Leadership College of Higher Education (ALCHE), à Pamplemousses. L’université propose quatre cours dans les domaines de la technologie et du business, soit des BSc (Hons) Software Engineering, BSc (Hons) Entrepreneurial Leadership et BSc (Hons) International Business and Trade. « Tous nos cours sont accrédités par la Higher Education Commission. Les cours sont à plein temps et en présentiel », souligne Melissa Doolub, Country Representative (Mauritius).

Elle a mis également en avant l’environnement et la qualité de vie étudiante. « Nous sommes dans la Smart City de Beau-Plan. De même, le monde évolue et notre façon de faire aussi. Nous mettons l’accent sur la pratique. Nous amenons les étudiants à sortir de leurs zones de confort », indique-t-elle.

ALCHE a des partenariats sur le plan international, notamment avec Netflix et Amazon. « Nos étudiants ont des possibilités de stages à Maurice et à l’étranger. Cela les aide à voir les choses différemment. De même, ils peuvent travailler sur les projets réels, avec des entreprises partenaires », poursuit-elle.

Deux rentrées universitaires sont programmées. Une en février et l’autre en octobre. Le cours coûte USD 3 500 pour les étudiants mauriciens, soit environ Rs 160 000 par an. À travers le partenariat avec la Mastercard Foundation, des possibilités de bourses existent également. ALCHE tiendra sa journée portes ouvertes le 21 février, de 13h30 à 16h30.

L’Asie se positionne

L’expérience internationale passe également par les pays d’Asie. Beaucoup d’étudiants mauriciens se tournent, par exemple, vers la Malaisie, depuis quelques années, pour leurs études. « Plusieurs universités britanniques et australiennes dont Southampton University, Newcastle University et Monash University sont implantées en Malaisie. Les étudiants mauriciens peuvent y suivre leurs cours à moindre coût », dit Fadil Ruhomutally, directeur de Malaysia Education Centre.

Pour certains programmes, il existe même une double diplomation, d’une université malaisienne et d’une université partenaire. « L’avantage de la Malaisie est qu’on peut avoir une éducation de qualité, à un prix très abordable. En général, un cours dans une université malaisienne coûte un tiers du prix pratiqué en Angleterre. Sans compter que le coût de la vie est très abordable », dit-il.

Plusieurs universités offrent des opportunités de bourses pour les étudiants mauriciens. Il en existe trois catégories : sur la performance académique, sur les activités extra-curriculaires et sur la pratique du sport. « Pour les deux premières catégories, les bourses sont à 50%, tandis que pour le sport, il est à 100%. Pour cela, il faut avoir participé à des compétitions au niveau national et international. »

Côté budget, il faut prévoir entre Rs 200 000 et Rs 500 000 par an, pour entreprendre des études en Malaisie. Le coût varie en fonction des universités, des formations et surtout de l’Awarding Body. « L’avantage pour les étudiants mauriciens est qu’ils ne seront pas dépaysés, étant donné qu’il s’agit d’une société pluriculturelle comme le nôtre. Et puis, la sécurité est l’un des points forts de la destination. Le coût de la vie est inférieur qu’à Maurice. »
Dans le même registre, Parul University de l’Inde se dévoile également aux candidats mauriciens. Cette université privée basée au Gujrat propose des cours de niveaux Diploma au Phd, dans différentes filières. Allant du design à l’informatique, en passant par la médecine, les arts et le MBA, entre autres. Il y a plus de 450 cours proposés. « La particularité de Parul University est qu’il s’agit d’un campus fermé. Les résidences universitaires et toutes les autres facilités sont sur place. C’est donc sécurisé, surtout pour les filles. Les parents n’ont pas de souci à se faire », a expliqué le préposé.
Tous les étudiants acceptés bénéficieront d’un billet d’avion pour l’Inde. Ils pourront être accompagnés de leurs parents, à leurs frais. Sur place, des dispositions ont été prises pour que les parents puissent visiter le campus, afin de se faire une idée de l’environnement dans lequel évolueront leurs enfants.

En ce qui concerne le budget, il faut prévoir USD 4 200 USD, soit environ Rs 195 000 par an, incluant l’hébergement. Le coût peut varier, en fonction de la formation choisie et du type d’hébergement choisi. Les représentants à Maurice s’engagent également à mettre les étudiants et les parents en relation, afin que personne ne soit isolé, une fois sur le campus.

Formation professionnelle

Pour ceux qui sont plus intéressés par la formation professionnelle, l’École hôtelière Sir Gaëtan Duval (EHSGD) et le Lycée polytechnique sir Guy Forget, proposent des formations à la fois axées sur la théorie et la pratique. Les cours sont accessibles à partir du niveau de Grade 9 (Form III), pour une formation en NC3. Ceux avec un School Certificate peuvent accéder directement en NC4. Le Higher National Diploma, accrédité par Pearson Education de la Grande-Bretagne, est recommandé pour les détenteurs d’un Higher School Certificate. Ils peuvent alors opter pour un HND in Tourism Management ou un HND in Hospitality Management. Des stages à Maurice et à l’étranger, notamment six mois en France, font partie du cursus. Les détendeurs d’un HND peuvent également Top Up pour le Degree avec une institution partenaire.

La rentrée à l’EHSGD est prévue en avril prochain. Les inscriptions ont lieu jusqu’à mi-mars. Les cours sont gratuits. Il faut s’acquitter toutefois des frais administratifs et pour l’uniforme.

Le Lycée Polytechnique Sir Guy Forget (LPSGF) propose un diplôme français, le Brevet de Technicien, dans quatre filières, soit, mécanique automobile, Production et maintenance industrielle, électrotechnique et bâtiment. Pour être éligible à ces formations, il faut un minimum de School Certificate. Une bonne connaissance en mathématiques et physiques est aussi requise. Les cours sont réservés aux jeunes de 18 à 22 ans.

Au cours des trois années d’études, les étudiants feront quatre stages de quatre semaines, avec des entreprises partenaires. Le Brevet de Technicien permet aux étudiants du LPSGF d’intégrer l’Université des Mascareignes, pour une licence. La rentrée est pour le 20 avril. Les inscriptions doivent se faire sur place, à Flacq, jusqu’au 31 mars au plus tard.

Un fait marquant au cours de ce salon, les représentants d’universités canadiennes ne sont plus pris d’assaut comme par le passé. L’un d’entre eux a expliqué qu’il y a effectivement moins d’intérêts, depuis que le Canada a changé sa politique d’immigration. Toujours est-il que certains y tentent quand même leurs chances.

EN CONTINU
éditions numériques