Alors que le Parti Travailliste (PTr) s’apprête à célébrer son 90e anniversaire dimanche prochain. Le Mauricien a sollicité les points de vue de deux vétérans de ce parti, en l’occurrence Sarat Lallah et Patrick Assirvaden, ainsi que d’un jeune membre, Raviraj Beechook, pour parler de leur vision de cette formation politique. Un des points forts de ces entretiens est que « le PTr a façonné l’histoire et le destin de l’île Maurice ». Il ressort également que le Labour est, avec l’African National Congress (ANC), l’un des deux plus vieux partis de cette région du monde.
ENTRETIEN | Patrick Assirvaden (président du Parti travailliste) :
« Rien ne peut être plus grand qu’une institution comme le PTr »
Patrick Assirvaden est actuellement le ministre des Utilités publiques, dont l’eau et l’électricité. Il préside le Parti Travailliste (PTr) depuis plusieurs années. Il affirme que rien ne peut être plus grand qu’une institution comme le PTr.
Que représente pour vous le Parti Travailliste après 90 ans ?
Durant ces 90 ans, le Parti Travailliste (PTr) a façonné l’histoire et le destin de l’île Maurice. Le destin de Maurice est étroitement associé au PTr. Nous avons connu de bons moments, mais aussi des moments durs, comme des épidémies, dont le Covid-19, l’indépendance, le développement, l’État-Providence. Le PTr a laissé son empreinte dans tous les secteurs, politique, économique, social et culturel du pays.
Je dois préciser que le PTr est, avec l’African National Congress, l’un des deux plus vieux partis de cette région du monde. C’est toute une histoire. Ce qui est également important, c’est la pérennité du parti.
Les principales réalisations du PTr qui vous viennent en tête ?
Le PTr a donné à ce pays son Indépendance. Nous avons donné le droit de vote à tout le monde, indépendamment des classes sociales, des professions, du niveau d’éducation et des communautés. Le PTr a permis à chaque citoyen d’exercer pleinement ce droit fondamental. De plus, c’est le PTr qui a instauré l’éducation gratuite pour tous. C’était un véritable passeport permettant à une personne de gravir l’échelle sociale.
Voilà trois piliers qui ont façonné l’histoire du PTr et du pays. Ce sont les fondements du travaillisme et un héritage transmis de génération en génération. Le PTr est toujours d’actualité, en s’ajustant à un monde en pleine évolution.
Les figures du PTr qui vous ont le plus inspiré ?
J’ai connu sir Satcam Boolell ainsi que sir Seewoosagur Ramgoolam. Personnellement, j’ai travaillé directement avec le Dr Navin Ramgoolam. Il est une source d’inspiration pour sa conviction, son courage politique et sa résilience.
Jamais de ma vie, je n’ai vu une personne dotée d’une résilience pareille. Je n’ai jamais vu quelqu’un encaisser autant de coups – défaites électorales, poursuites judiciaires, etc. – sans jamais baisser les bras, et se relever avec force après dix ans. Je ne connais personne ayant traversé un désert aussi difficile avant de relever la tête par la suite.
Après sa défaite en 2014, très peu de personnes croyaient qu’il pouvait revenir. Je ne dis pas cela parce que je suis le président du PTr, mais parce qu’il faut reconnaître sa force de conviction et sa résilience à toute épreuve.
Est-ce que le PTr est resté fidèle à ses valeurs et traditions durant ces 90 ans ?
Sur le fond, le PTr est resté fidèle aux principes du travaillisme. Mais il faut reconnaître que le travaillisme a évolué. Il y a 90 ans, il n’y avait ni Internet, ni intelligence artificielle, ni Facebook, ni réseaux sociaux.
Toutefois, le parti s’adapte au monde d’aujourd’hui et se réajuste. Beaucoup de personnes nous accusaient autrefois de prôner la nationalisation et un socialisme à outrance. Aujourd’hui, il faut tenir compte des réalités économiques et sociales, ce qui fait que le travaillisme doit s’ajuster.
Cela ne veut pas dire que nous avons trahi nos idéaux ni ceux du PTr. Comme le dit le dicton, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Sur certains points, nous avons évolué. Je crois que le PTr a encore beaucoup de choses à donner au pays.
Quels sont les principaux défis que le PTr doit relever aujourd’hui ?
Il faut redresser dix ans de cauchemar que le pays a connu, que le pays a subi. Dans tous les secteurs, le PTr a hérité d’une situation catastrophique et doit améliorer la vie de tous. Nous avons commencé une série de réformes, notamment celle de tout notre système de pension. Nous mettons de l’ordre dans nos institutions. À un certain moment, la population aurait pu penser que le gouvernement était un guichet automatique, un ATM. Il y avait un certain laisser-aller.
Le gouvernement n’est pas là pour donner simplement afin de faire plaisir. Aujourd’hui, avec les réalités budgétaires, nous avons une responsabilité vis-à-vis du peuple et de la population.
Parmi les défis à relever figurent la drogue, notamment la drogue synthétique, l’éducation, les infrastructures – que ce soit l’eau ou l’électricité. Il faut pouvoir répondre aux attentes de la population et assurer le développement du pays. Il y a de gros défis devant nous.
Le PTr a survécu à SSR, à SSB, à Rozemont ; il survivra à Navin Ramgoolam. Le PTr survivra.
Comment voyez-vous le PTr dans les cinq à dix ans à venir ?
Je n’ai aucun souci concernant l’avenir du PTr. Nous avons des jeunes qui, au moment opportun, prendront la direction du parti. Je crois en la direction actuelle pour que le PTr reste vivant.
Nous ne pouvons prétendre être plus grands qu’une institution politique comme le PTr. La clé dépasse tout : c’est le symbole de la clé qui rapporte des milliers de votes. L’idéal est là, et je suis très optimiste pour l’avenir du PTr.
Le mot de la fin…
La célébration de dimanche prochain sera un moment de réflexion, un moment d’interaction avec nos membres. Ce sera aussi l’occasion de regarder ce que nous avons fait et ce qu’il nous reste à faire. Ce sera un bon moment. Sans nous flatter, il faut reconnaître que le PTr est le seul parti à Maurice à avoir 90 ans. C’est rare.
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Questions à
Raviraj Sinha Beechook, parlementaire travailliste
« Le PTr, une institution qui a façonné l’histoire moderne du pays »
Raviraj Sinha Beechook est une jeune figure montante au sein du Parti travailliste. Il est député du Parti Travailliste dans la circonscription No 9 (Flacq–Bon-Accueil). Il évoque ses pensées et souvenirs dans le contexte du 90e anniversaire du Parti travailliste.
Que représente pour vous le PTr après 90 ans d’existence ?
Le Parti Travailliste, après 90 ans d’existence, incarne bien plus qu’une formation politique : il représente une mémoire vivante de luttes sociales, de conquêtes démocratiques et de progrès pour le peuple mauricien. C’est une institution qui a façonné l’histoire moderne du pays, en portant les aspirations des travailleurs, en défendant la justice sociale et en contribuant à l’édification d’un État indépendant et solidaire. Sa longévité témoigne de sa capacité à se réinventer tout en restant fidèle à ses valeurs fondatrices : dignité, égalité et unité nationale.
Quel est votre souvenir le plus marquant au sein du parti ?
Parmi mes souvenirs les plus marquants au sein du Parti travailliste, je retiens d’abord l’élection de Satish Faugoo lors de la partielle de 1998, qui fut ma première expérience militante en tant que Street Agent dans ma localité. Ma candidature en 2019 au numéro 6 reste également chère à mon cœur, car Grand-Baie/Poudre-d’Or est une circonscription d’une richesse humaine et culturelle exceptionnelle.
En 2022, j’ai eu l’honneur d’intégrer l’exécutif et le bureau politique du PTr, avant d’assumer la responsabilité de directeur de la communication. Enfin, le 11 novembre 2024, le peuple admirable de la circonscription numéro 9 m’a accordé sa confiance en m’élisant député, un moment de fierté et de gratitude qui restera gravé dans ma mémoire.
Quelles sont les plus grandes victoires historiques du PTr ?
Le Parti travailliste, fondé le 23 février 1936 par le Dr Maurice Curé, a marqué l’histoire de Maurice par des réalisations majeures qui ont façonné notre société. Dès les années 1940, il a mené la lutte pour l’élargissement du suffrage, ouvrant la voie au suffrage universel en 1958. Dans les décennies suivantes, il a instauré des acquis sociaux fondamentaux : l’éducation gratuite en 1976, la santé publique gratuite, ainsi que les pensions et allocations pour retraités, veuves, orphelins et personnes en situation de handicap. Le parti a également favorisé le développement du logement social et, plus récemment, le transport gratuit pour les étudiants et les personnes âgées. Ces jalons historiques témoignent de son rôle central dans la construction d’un État moderne, solidaire et démocratique.
Quel message souhaitez-vous transmettre à la jeune génération travailliste ?
À la jeune génération travailliste, je veux dire ceci : la patrie n’est pas un héritage figé, mais une œuvre vivante à rebâtir chaque jour. Vous êtes les gardiens de ses valeurs et les bâtisseurs de son avenir. Engagez-vous avec courage et créativité, car Maurice a besoin de votre énergie pour relever les défis de demain. Le Parti Travailliste vous offre une histoire de luttes et de victoires, mais c’est à vous de lui donner un nouvel élan, en restant fidèles à l’idéal de justice et de solidarité.
En tant que jeune, qu’est-ce qui vous rend le plus fier du Parti Travailliste ?
Comme l’a si bien dit Sir Seewoosagur Ramgoolam : « La patrie n’est pas un don, c’est une responsabilité. » Que cette maxime guide vos pas, afin que vous puissiez porter haut l’étendard de Maurice et écrire, à votre tour, des pages de fierté et de progrès !
Quels défis le parti doit-il relever dans le contexte actuel mauricien ?
Le Parti Travailliste doit aujourd’hui relever des défis immenses dans un contexte économique et social fragilisé. Il s’agit d’abord de rebâtir une économie sinistrée, marquée par la dégradation de la note souveraine de Maurice par l’agence Moody’s, qui pèse lourdement sur la confiance et les perspectives du pays. Il faut relancer la productivité nationale et redonner vie à une véritable économie de production, afin de réduire notre dépendance et créer de la valeur durable.
Les défis fiscaux sont également pressants : l’endettement insoutenable, l’inflation persistante et la stagnation économique menacent la stabilité et le bien-être des citoyens. Mais je crois profondément en l’ingéniosité et la résilience des Mauriciens, avec travail et courage.
Comment voyez-vous l’avenir du PTr dans les dix prochaines années ?
Dans les dix prochaines années, je vois le Parti Travailliste comme une force de renouveau et de rassemblement, capable de redonner confiance au peuple mauricien. Le PTr devra consolider ses valeurs historiques de justice sociale et d’égalité, tout en s’adaptant aux défis contemporains : relance économique, transition écologique, modernisation des institutions et inclusion des jeunes dans la vie politique. Il lui faudra aussi renforcer son rôle de moteur patriotique, en plaçant la patrie au cœur de son action et en inspirant une nouvelle génération de militants à rebâtir Maurice avec courage et dignité. L’avenir du Parti Travailliste repose sur sa capacité à conjuguer héritage et modernité, pour écrire une nouvelle page de progrès et d’unité nationale.
Le mot de la fin
Comme l’a toujours rappelé Sir Seewoosagur Ramgoolam, père de l’Indépendance : ena enn Bondie pou Parti Travayis. Cette conviction illustre la résilience remarquable du Parti Travailliste. Le PTr fait partie intégrante de l’ADN des Mauriciens ; il est le parti du peuple. C’est d’ailleurs ce qui explique sa capacité à rebondir, même après des revers électoraux.
L’histoire montre qu’à chaque fois que le pays s’est retrouvé au bord du précipice, le peuple s’est tourné vers le PTr pour le sortir de l’impasse.
En tant que jeune député, c’est pour moi un honneur et un privilège de siéger pour la première fois à l’Assemblée nationale sous la bannière travailliste. Nous mesurons pleinement la responsabilité qui nous incombe, car ce parti porte un héritage exceptionnel, forgé par sa contribution majeure au développement socio-économique du pays. Je pense notamment à nos grandes figures : Maurice Curé, Sir Seewoosagur Ramgoolam, Emmanuel Anquetil, Renganaden Seeneevassen, Sir Satcam Boolell et aujourd’hui Navin Ramgoolam. Une génération talentueuse émerge désormais, tant dans l’Hémicycle qu’au sein du parti. La relève est assurée. Le pays peut compter sur le Parti travailliste dans les années à venir, car le PTr demeure profondément ancré dans l’ADN de tous les Mauriciens.
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Sarat Lallah (ancien secrétaire général du PTr) :
« Le PTr a conduit le pays à l’indépendance dans la paix, la justice et la liberté »
Sarat Lallah a non seulement été le secrétaire général du PTr, mais il a aussi été le ministre de l’Informatique et des Télécommunications. Il fait état des réalisations de ce parti.
Que représente pour vous le PTr après 90 ans d’existence ?
Le PTr représente pour moi une force majeure et incontournable sur l’échiquier politique, laissant une marque indélébile sur le développement social, politique et économique de Maurice. Depuis sa création le 23 février 1936 par le Dr Maurice Curé et les membres fondateurs, pour la défense des droits des travailleurs, la justice sociale et la liberté, le PTr a conduit le pays à l’indépendance dans la paix, la justice et la liberté.
Le PTr a permis le droit de se syndiquer, le suffrage universel dès 1959, le droit de vote à 18 ans à partir de janvier 1977, ainsi que l’État-Providence avec la gratuité des soins de santé, de l’éducation et la sécurité sociale. Bref, le PTr a profondément transformé notre société.
Quel est votre souvenir le plus marquant au sein du parti ?
Avoir eu l’honneur et le privilège de servir le PTr comme secrétaire général de 1996 à 2001, et d’avoir eu l’opportunité, en tant que ministre de l’Informatique et des Télécommunications entre 1997 et 2000, de contribuer à jeter les bases solides du développement de ce secteur. J’ai aussi servi en tant que ministre de la Sécurité sociale entre 1997 et 1998.
Ces responsabilités m’ont permis de participer à la modernisation du pays. La quête de justice sociale demeure une priorité du PTr, car malgré les difficultés économiques, le parti continue de maintenir l’État-providence. La gratuité de l’éducation a été un facteur déterminant de la réussite de générations de jeunes Mauriciens et Mauriciennes.
Quel message souhaitez-vous transmettre à la jeune génération travailliste ?
Croyez dans les valeurs du parti et restez loyaux. Connaissez l’histoire du pays, et surtout son histoire politique. S’engager en politique est une mission, un sacerdoce. C’est se mettre au service de la nation, pour servir et non pour se servir.
Comme le disait toujours SSR, il faut avoir « cette flamme de vouloir servir en vous ». Faites preuve d’humilité, soyez à l’écoute de la population, œuvrez toujours dans le respect des uns et des autres. Pensez à ce que vous pouvez faire pour le pays.
En tant que Mauricien, qu’est-ce qui vous rend le plus fier du PTr ?
Lorsque le drapeau national flotte au son de notre hymne, lors des Jeux des Îles par exemple, ou lors d’une compétition internationale où brille un jeune sportif ou une jeune sportive mauricienne, cela me rend forcément fier du PTr, qui a énormément contribué à l’émergence d’une nation mauricienne. Comme le disent les paroles de notre hymne : as one people, as one nation, in peace, justice and liberty.
Quels défis le parti doit-il relever dans le contexte actuel mauricien ?
La transformation économique et numérique à l’ère de l’intelligence artificielle, les problèmes liés à l’environnement, la drogue, le coût de la vie, le Law and Order et la réforme électorale figurent parmi les grands défis.
Un parti au pouvoir ne doit ni oublier ni négliger sa base. Il doit rester à l’écoute de la population et se pencher sur le rajeunissement de ses cadres afin de mieux préparer l’avenir.
Comment voyez-vous l’avenir du PTr dans les dix prochaines années ?
Le cheminement menant à la célébration des 90 ans du parti, le dimanche 22 février à l’auditorium Octave Wiehe à Réduit, permet de croire en l’avenir avec confiance. Navin Ramgoolam est un leader mature et aguerri. Fort de son expérience, je pense qu’il souhaite léguer un parti fort et solide. Il y a de nombreux jeunes compétents au sein du PTr, et il y a toujours eu une relève naturelle. Comme le disait SSR, « Ena ene Bondie pou Parti Travayis ».
Je garde d’excellents souvenirs des élections partielles de 1993, 1998, 1999 et 2003. J’ai aussi eu l’opportunité de servir comme National Campaign Manager lors des élections générales de 2019 et 2024, deux expériences mémorables, surtout celle de novembre 2024 qui a permis au PTr de revenir au pouvoir.
Je remercie Arvin Boolell qui m’avait encouragé à rejoindre le parti en 1990, ainsi que le Navin Ramgoolam pour sa confiance. J’ai particulièrement apprécié chez lui cet homme de conviction, qui a montré une résilience extraordinaire face aux tentatives de lui enlever son siège parlementaire en 1993. C’est un chef qui ne baisse jamais les bras.
Selon vous, quelles sont les plus grandes victoires historiques du PTr ?
Sans aucun doute la victoire du 7 août 1967, qui mena à l’indépendance du 12 mars 1968. Ensuite, celle du 20 décembre 1995, avec son allié le MMM, puis celle du 10 novembre 2024 – également avec les Mauves – marquées à chaque fois par le score historique de 60-0.
Quelles sont les réalisations les plus marquantes du PTr ?
L’émancipation de la classe laborieuse, le suffrage universel, le droit de vote à 18 ans, l’indépendance, l’État-providence, la construction d’écoles, d’hôpitaux et d’infrastructures routières, portuaires et aéroportuaires, l’introduction de la télévision, la création d’universités, Air Mauritius, le tourisme, la zone franche, la libéralisation des télécommunications et des ondes, les radios privées, les câbles sous-marins, la vision de la cyberîle et la modernisation numérique. Cette liste n’est pas exhaustive. Dans presque tous les secteurs, on retrouve l’empreinte du PTr.
Je rends un vibrant hommage aux tribuns du parti et surtout au Père de la Nation. Chaque dépôt de gerbes, notamment le 1er mai, doit être l’occasion d’avoir une pensée spéciale pour tous ceux qui ont œuvré durant ces 90 dernières années.
Comment jugez-vous l’évolution du parti depuis ses débuts ?
Le PTr est resté fidèle à son combat pour la justice sociale. À ses débuts, il menait la lutte pour les droits des travailleurs, le droit de vote, l’émancipation sociale et l’indépendance. Après celle-ci, le parti a su surmonter les difficultés par la diversification économique.
L’arrivée de Navin Ramgoolam en 1990 a permis le rajeunissement et la modernisation du parti. Aujourd’hui encore, le PTr contribue activement à la transformation de Maurice, y compris à l’ère de l’intelligence artificielle, tout en maintenant l’État-providence. La gratuité de l’éducation demeure un facteur déterminant de la réussite des générations de jeunes Mauriciens et Mauriciennes.

