Très suivie sur TikTok et Instagram où elle compte 215,9k et 41k followers respectivement, Veeneesta Pashi Lokombe est connue pour ses contenus lifestyle, ses vidéos de préparation et le partage de sa vie de famille, mettant en avant une dynamique multiculturelle et positive. Rencontrée récemment dans l’ouest de l’île où elle séjourne avec sa petite famille, celle qui attire une audience grâce à sa personnalité, nous parle de cette activité où elle s’est lancée professionnellement après des études en banque et finance. Mais également de son mari d’origine congolaise qu’elle connaît depuis l’enfance, traversant le temps et les cultures, forgeant une famille unie.
Avec une forte communauté, les vidéos de Veeneesta Pashi Lokombe sont très appréciées pour leur authenticité, mettant en scène sa vie quotidienne, ses routines de soins, ses tutoriels de maquillage et des moments de détente en famille. Souvent dans une esthétique très soignée. C’est par un cheminement progressif que celle connue pour ses racines mauriciennes et son quotidien au Royaume-Uni développe sa présence sur les réseaux sociaux. « J’ai toujours été passionnée par la création de contenu. J’ai commencé très tôt sur YouTube, où j’ai appris par moi-même le montage vidéo, le cadrage et les techniques de narration. Au fil du temps, j’ai perfectionné ces compétences et je continue d’apprendre et de m’améliorer. Ce que j’apprécie vraiment, c’est de construire une communauté, de me concentrer sur un groupe qui valorise la positivité, l’authenticité et la vie de famille. J’aime aussi intégrer des références nostalgiques à l’île Maurice, en particulier des souvenirs de notre enfance, le mode de vie dans lequel nous avons grandi et les traditions qui reprennent vie à chaque fois que nous y voyageons. Je crois que ce qui distingue vraiment mon contenu, c’est ce fil conducteur de positivité et cette forte culture familiale que j’essaie d’insuffler à tout ce que je crée », dit-elle.
La jeune femme, qui fait fondre les coeurs avec son fameux « Bonzour zot tou », trouve sa motivation dans la création de contenu à travers l’identification de son audience à sa vie quotidienne. « Ce qui me motive dans la création de contenu, c’est de voir à quel point les gens s’identifient aux aspects de ma vie quotidienne, surtout en ce qui concerne ma famille. Qu’il s’agisse des échanges avec ma mère, des repas que nous partageons, des endroits que nous visitons ou des simples routines qui rythment nos vies, ces moments touchent profondément les gens. Je partage également mon expérience de mariage interculturel, ce que cela signifie concrètement, et comment j’ai découvert la culture congolaise de mon mari, comment je l’ai intégrée et tissée avec mes racines mauriciennes. Ce mélange culturel est une part importante de mon identité, et j’en suis fière. Je suis sincèrement heureuse de créer du contenu auquel les gens peuvent s’identifier, du contenu qu’ils apprécient, qui les encourage ou même les inspire d’une manière ou d’une autre. Ce sentiment de connexion et d’épanouissement est ce qui me pousse à continuer de créer et de partager mon parcours », soutient la tiktokeuse.
Lorsqu’elle partage son quotidien et sa vie de famille, elle s’efforce de proposer un contenu pertinent et utile. « Qu’il s’agisse de mettre en avant différentes activités, de partager une nouvelle adresse de restaurant ou de présenter une recette que j’ai testée, j’aime intégrer des idées dont les autres peuvent s’inspirer ou qu’ils peuvent apprécier dans leur propre vie. J’espère que cela est perçu comme positif et utile, un contenu dont chacun peut réellement tirer profit. Cela dit, je comprends aussi que chacun aura sa propre perception, et c’est tout à fait normal. Tout ce que je peux faire, c’est rester authentique et partager des moments sincères qui me procurent une joie profonde, en diffusant cette énergie positivement et en espérant qu’elle soit reçue de la manière la plus positive possible », affirme-t-elle.
Quant au temps qu’elle consacre à la création de contenu, il varie énormément selon la campagne et ses exigences. « Certains projets demandent plus de tournage et de montage que d’autres. J’aime aussi relever des défis. Il m’arrive d’accepter des campagnes dans des styles que je n’ai jamais explorés, histoire de me dépasser et d’apprendre de nouvelles techniques. Bien sûr, cela prend plus de temps que mon contenu habituel. La qualité est toujours ma priorité absolue, surtout pour les livrables clients. Je tiens à donner le meilleur de moi-même, ce qui implique souvent de faire des heures supplémentaires : travailler tard le soir, faire du montage après que mon bébé se soit endormi, ou encore travailler pendant ses siestes. Je compte aussi sur le soutien de ma famille quand j’en ai besoin pour mener à bien mes projets selon mes propres exigences. Chaque journée est différente. Il m’arrive de devoir revoir mes plans ou sacrifier des moments de détente et des activités pour respecter les délais, mais on trouve toujours une solution », explique-t-elle.
Cela fait une vingtaine d’années que Veeneesta Pashi Lokombe et sa famille se sont installés au Royaume-Uni. « Mes soeurs et moi y avons fait nos études, nous avons construit notre vie et sommes intégrés à la culture, tout en restant profondément attachés à nos racines mauriciennes. L’île Maurice restera toujours le pilier et l’essence même de notre identité. Nous nous efforçons de préserver ce lien, que ce soit en parlant créole à la maison, en célébrant des événements culturels, en commémorant des occasions importantes comme la fête nationale, ou en faisant découvrir la culture, la gastronomie et les traditions mauriciennes à nos amis et à notre entourage. Sur le plan académique et professionnel, j’ai fait des études en banque et finance. Mon premier poste était dans une banque internationale où j’ai acquis une solide expérience professionnelle. Travailler dans ce domaine était un objectif important pour moi, à la fois comme réussite personnelle et pour rendre mes parents fiers. Je suis reconnaissante d’avoir atteint cet objectif et d’avoir posé ces bases dès le début de ma carrière », dit-elle.
En 2019, alors qu’elle est âgée de 23 ans, Veeneesta Pashi Lokombe épouse Achim, un Congolais. Les deux ont grandi ensemble dans le même cercle. Le jeune femme décrit son mari qui exerce dans le conseil en management comme étant « a very focused and intellectual individual who dedicates a lot of his time to his work, he’s a hard worker, which is one of the reasons you don’t see him very often in my videos », précise-t-elle. À chaque occasion, elle essaie de l’inclure, mais elle avoue que ce dernier est naturellement plutôt discret. « Cela dit, il soutient énormément ma créativité et me laisse toujours l’espace dont j’ai besoin pour créer et faire ce que j’aime. Quant à la vie privée, cela ne le dérange absolument pas. En famille, nous veillons à maintenir un bon équilibre entre ce que nous partageons publiquement et ce que nous gardons privé. Nous ne publions pas tous les détails de notre vie en ligne, et cette limite nous convient parfaitement. D’ailleurs, il a été l’une des personnes à m’encourager à me lancer dans la création de contenu et à aller plus loin. Je lui en suis très reconnaissante. Même s’il est très occupé, nous continuons d’échanger des idées et de réfléchir ensemble à la manière de progresser et de développer notre créativité », explique-t-elle. Toutefois, précise-t-elle, dès qu’elle a besoin d’aide et s’il est disponible, il est toujours prêt à intervenir. « Que ce soit pour cadrer une photo, partager des idées créatives ou m’accompagner sur les lieux de tournage si nécessaire, il me soutient autant qu’il le peut, sans jamais hésiter », dit la Mauricienne de 30 ans, originaire de Vacoas.
L’histoire de Veeneesta et d’Achim Pashi Lokombe témoigne que leur union est soutenue par des rêves communs plutôt que par des barrières culturelles. « Nous sommes de nationalités différentes, mais je pense qu’un aspect important de notre histoire réside dans nos débuts très similaires. Nous avons tous deux immigré au Royaume-Uni très jeunes, à peu près au même âge, et nous avons fréquenté la même école. C’est là que nous nous sommes rencontrés. Nous avons grandi ensemble, que ce soit comme camarades de classe ou par le biais d’amis communs. Nous partagions le même environnement, les mêmes professeurs, les mêmes cercles d’amis et le même parcours scolaire. Ainsi, nous faisions déjà partie de la vie l’un de l’autre, d’une manière ou d’une autre, dès notre plus jeune âge. De ce fait, nous avons toujours été conscients de nos nationalités respectives ; ce n’est pas quelque chose que nous avons découvert plus tard. Bien que je sois d’origine hindoue, mes parents sont tous deux chrétiens et j’ai été élevée dans la religion chrétienne. Mon mari est également chrétien, tout comme sa famille ; nous partagions donc ce point commun dès le départ. Il n’y avait pas de différences religieuses à gérer entre nous. Curieusement, lorsque ma famille et moi avons immigré au Royaume-Uni, l’église que nous avons rejointe était une église congolaise, bien avant que mon mari et moi ne nous rencontrions », souligne-t-elle.
De plus, dit-elle, sa famille était déjà familiarisée à la culture congolaise : la cuisine, la musique, la langue, la communauté. « Cela a vraiment contribué à établir une base de compréhension et d’appréciation de ses origines. De même, il connaissait ma culture mauricienne. J’ai toujours été fière de mes origines et je le partageais ouvertement depuis mon enfance, à travers la nourriture, les conversations et les événements culturels de l’école. Par exemple, lors des journées culturelles, je portais des tenues séga et représentais l’île Maurice. Nous nous sommes rencontrés en troisième, en 2009. À cet âge-là, les études étaient la priorité. Notre relation a vraiment commencé à s’épanouir plus tard, après le lycée, lorsque nous avons fréquenté le même établissement pour préparer le baccalauréat. Nous nous sommes ensuite retrouvés tous les deux à l’université à Manchester, sans l’avoir prévu. Nous nous sommes mariés en 2019, à l’âge de 23 ans », raconte-t-elle.
Le couple, qui partage son temps entre le Royaume-Uni et leur amour pour Maurice, attend un deuxième enfant, prévu pour le milieu de l’année. « C’est un bébé de printemps, et nous sommes ravis ! Nous allons à Maurice chaque année et y passons généralement entre un et trois mois. C’est un séjour très précieux pour notre famille. Ma grande sœur vit à Maurice avec mon beau-frère. Elle a quitté le Royaume-Uni peu après son mariage pour s’y installer et y ouvrir un salon de coiffure. C’était un rêve de toujours, alors elle a mis ses compétences et ses qualifications à profit pour ouvrir son propre salon de coiffure et d’esthétique, Baz Sé V, à Belle-Rose, Quatre-Bornes. Je suis très fière d’elle. Elle est notre principale référence à chaque fois que nous revenons, et nous passons beaucoup de temps avec elle et mon beau-frère. C’est aussi très important pour nous de renouer avec la famille de mes parents dès que nous sommes ici », affirme Veeneesta Pashi Lokombe.

