Débarquement aux Chagos : polémique après l’action menée par Misley Mandarin, Bancoult monte au créneau

Olivier Bancoult a réagi face à la presse, cet après-midi, au débarquement jugé illégal sur l’île du Coin, dans l’atoll de Peros Banhos, mené par Misley Mandarin et ses compagnons. Il estime que cette action constitue une entorse aux règles et va à l’encontre des démarches engagées jusqu’ici.

- Publicité -

 Il souligne que Misley Mandarin, qui s’est autoproclamé « First Minister », et son père ont déjà entamé des procédures légales contre l’État britannique au sujet de l’accord signé entre le Royaume-Uni et Maurice. Il déplore une manière d’agir qu’il qualifie de malhonnête et estime que le slogan « God Save the King » constitue un affront et va à l’encontre de la souveraineté des Chagos.

Il évoque également l’existence de soutiens politiques britanniques derrière cette initiative. Olivier Bancoult affirme que des figures issues des milieux conservateurs au Royaume-Uni seraient liées à cette démarche. Il avance que la vidéo montrant l’arrivée du groupe a été relayée sur une plateforme associée à ce courant politique. Dans ce contexte, il estime que Misley Mandarin s’inscrirait dans une stratégie qui le dépasse.

- Publicité -

Un ordre d’éviction a par ailleurs été servi aujourd’hui aux quatre personnes concernées.

Olivier Bancoult souligne que l’ensemble de la communauté, en particulier les natifs, attend avec patience qu’une solution soit trouvée et que l’accord conclu entre les gouvernements mauricien et britannique puisse aboutir.

- Advertisement -

Il affirme que les revendications des Chagossiens reposent sur des droits fondamentaux qui doivent être respectés, tout comme leur dignité humaine, sans brutalité et sans contournement de la loi. Il rappelle que, depuis le début du combat pour les droits des Chagossiens, le gouvernement britannique s’est toujours opposé à leur retour dans l’archipel.

Le dossier a toutefois continué d’être défendu auprès des instances internationales et en collaboration avec l’État mauricien. Cette mobilisation a mené, le 3 novembre 2022, à une décision du gouvernement britannique d’ouvrir une ligne de communication avec Maurice sur la question de la souveraineté, ainsi que sur les suites à donner à l’avis consultatif rendu le 25 février 2019.

Après plusieurs mois d’échanges entre Keir Starmer, Premier ministre britannique, et le Dr Navin Ramgoolam, Premier ministre mauricien, Maurice a pris connaissance, le 22 mai 2025, du contenu de l’accord conclu entre les deux parties pour corriger l’injustice causée envers les Chagossiens. L’article 6 évoque la réinstallation des Chagossiens qui souhaitent retourner dans l’archipel, notamment à Salomon et Peros Banhos, à l’exclusion de Diego Garcia en raison de la présence de la base militaire.

EN CONTINU
éditions numériques