Un grave acte de violence scolaire s’est produit au sein d’un collège d’État de Bambous, où un élève de Grade 7, âgé de 13 ans, a été victime d’une agression à l’arme blanche durant la pause déjeuner mercredi. Selon la plainte consignée au poste de police de Bambous le lendemain de l’agression, les faits se sont déroulés aux alentours de 13h. L’adolescent quittait sa salle de classe pour la récréation lorsqu’un camarade du même niveau l’aurait attaqué sans motif apparent, lui assénant des coups de poing et de pieds.
La situation a rapidement dégénéré. Alors que d’autres élèves affluaient autour des deux collégiens, des élèves plus âgés se seraient mêlés à l’altercation. L’un d’eux aurait alors remis un couteau à l’agresseur présumé, l’encourageant à s’en servir. L’arme en question consistait en une lame d’environ cinq centimètres pour un manche de six centimètres.
Face à cette menace, la victime a tenté de prendre la fuite. Mais, selon sa déposition, plusieurs élèves ont bloqué l’issue de la salle de classe, l’empêchant de s’échapper. L’agresseur se serait alors approché avec le couteau et aurait porté un coup en direction de l’abdomen de la victime. Cet habitant de la NHDC de Geoffroy, Bambous, a cependant réussi à dévier l’attaque avec sa jambe, mais la lame s’est enfoncée dans sa cuisse droite, près du genou.
Toujours d’après ses déclarations à la police, l’élève senior qui aurait fourni le couteau aurait ensuite retiré la lame de la plaie, laissant une blessure par arme blanche. Malgré la gravité de la situation, la victime affirme ne pas avoir de témoin direct pouvant corroborer sa version, bien qu’elle indique pouvoir identifier celui qui a remis l’arme à son camarade de classe.
Après l’attaque, le blessé s’est rendu au bureau du recteur pour signaler les faits. Il a ensuite été transporté au dispensaire de Bambous avant d’être transféré à l’hôpital Victoria pour des examens et des soins supplémentaires. Un formulaire 58 (PF 58) a été émis, attestant de la nature des blessures. Deux semaines de congé maladie lui ont été prescrites. L’adolescent a par la suite quitté l’établissement hospitalier contre avis médical, sur décision parentale.
Une enquête policière est en cours afin d’établir les circonstances exactes de l’incident, déterminer les responsabilités et faire la lumière sur l’introduction d’une arme blanche au sein de l’établissement scolaire.

