L’Ombudsperson lance un appel aux éventuelles victimes et à leurs parents dans le cadre d’allégations d’attouchements et de child grooming suivant les allégations du Loreto Junior School contre un enseignant.
Aneeta Ghoorah affirme que son bureau « collecte toutes les informations possibles sur cette affaire, que ce soit avec le Cavendish Institute et le Conservatoire de musique François-Mitterrand ». Une correspondance officielle a également été transmise au Commissaire de police afin qu’une enquête soit menée sur la manière dont ce cas a été géré par l’établissement. Elle rappelle avec fermeté les dispositions de l’article 34 de la Children’s Act 2020 relatives au Mandatory Reporting. La loi est sans équivoque : « Any person who performs professional or official duties with respect to children, or any other person, has reasonable grounds to believe that a child with whom he is in contact has been, is being or is likely to be exposed to harm, shall report the matter to the supervising officer or to the Police. »
Le texte précise également que toute personne qui ne se conforme pas à cette obligation commet une infraction passible d’une amende pouvant aller jusqu’à Rs 200 000 et d’une peine d’emprisonnement maximale de cinq ans. Autrement dit, tout membre du personnel scolaire – et l’établissement lui-même – ayant eu connaissance d’une situation où un enfant était potentiellement en danger avait l’obligation légale de signaler immédiatement les faits aux autorités policières. Elle n’exclut aucune piste et affirme que toute la lumière devra être faite, y compris sur d’éventuelles défaillances institutionnelles.
Aneeta Ghoorah salue par ailleurs le courage de l’enfant de 12 ans qui a consigné une plainte formelle contre l’enseignant. Un geste qu’elle qualifie de déterminant dans cette affaire.

